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J’ai une peau noire et je rejette des concepts comme le racisme systémique, le privilège blanc et la fragilité blanche. Au Québec, nous n’avons pas besoin de ce genre d’idées qui nous viennent des États-Unis pour nous faire entendre et comprendre.

Le peuple québécois est en général très accueillant et le message qu’il nous envoie est clair et sans la moindre ambiguïté : il refuse d’adhérer à des concepts comme le racisme systémique, le privilège blanc et la fragilité blanche.

Nous sommes plusieurs avec une peau d’ébène à abonder dans le même sens dans l’ombre. Parce que ces concepts sont synonymes d’accusation envers la « majorité blanche ». Ils visent à culpabiliser des personnes qu’on estime « privilégiées » parce qu’elles sont nées blanches, à les rendre responsables d’un passé qui ne leur appartient pas. Et je comprends parfaitement ceux qui refusent de porter ces chapeaux.

Une fracture qui nuit aux minorités

Alors, j’aimerais poser cette question à tous ces militants et « influenceurs » qui veulent nous faire avaler ces concepts à n’importe quel prix, même au détriment de la paix sociale : qu’est-ce qui vous importe le plus? Imposer des concepts rejetés par une majorité de la population ou travailler d’arrache-pied avec tous ceux qui sont disposés à le faire pour réduire les inégalités dont sont victimes les minorités?

Il n’y a pas de société parfaite. Malgré le fait qu’il y ait notamment du profilage racial et des concernant l’égalité en emploi au Québec, l’esprit qui règne de façon globale dans cette société en est un d’ouverture. Je le crois profondément et c’est ce que nous devons tous croire pour pouvoir avancer ensemble. Et ce qui m’inquiète le plus, c’est que toutes les polémiques actuelles ne polarisent la société au point de créer une fracture qui, au bout du compte, nuirait grandement aux minorités. […]

TVA Nouvelles


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