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Depuis les 50 000 menaces de mort reçues le 18 janvier dernier, l’adolescente de 17 ans estime qu’elle a “perdu sa vie” et qu’elle se contente d’“observer les autres continuer à vivre”. 

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Ses agresseurs « très peu condamnés » 

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Mila ne peut plus vivre comme avant. « Moi, ça fait un an que j’ai perdu ma vie. Que j’ai l’impression d’être morte tout en restant de ce monde », confie-t-elle à l’hebdomadaire. « Observer les autres continuer à vivre, c’est vraiment extrêmement dur », concède-t-elle, prenant en exemple les élèves de son lycée qui l’ont menacée de mort qui « continuent leur petite vie, leurs études », sans sanction. « Parmi les gens qui m’ont menacée, très peu ont été retrouvés et condamnés. Et en attendant, ils ont tout le temps de me tuer », déplore la jeune femme. Mila, elle, ne sort quasiment plus de chez elle, même en dehors des couvre-feux et autres confinements. « La privation de liberté, ça me fait beaucoup de mal. Je pleure beaucoup, pratiquement tous les jours en pensant à ça », témoigne-t-elle. Finalement, « le Covid a presque été une source de réconfort, car tout le monde est aujourd’hui dans le même bateau » qu’elle. 

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La jeune femme s’attaque aux travers de sa génération. « Tout est devenu si excessif. On est dans le totalitaire, le tyrannique, la dictature de la pensée », juge-t-elle. « Dès que monte un phénomène de défense collective d’une cause, ça devient très difficile de faire entendre une voix contraire, des critiques. On vous tombe tout de suite dessus », ajoute-t-elle, visant particulièrement « les jeunes d’extrême gauche », dont la « virulence est inversement proportionnelle à leur représentativité dans la population générale »

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