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Plusieurs centaines de personnes (clandestins, migrants , sans papiers…)  se sont rassemblées devant la préfecture de Paris vendredi après-midi. Ils réclament la mobilisation de bâtiments vides pour être logés décemment.

Au pied de la préfecture de Paris et d’Ile-de-France, dans le XVe arrondissement, un bus dépose une centaine de sans-papiers, pour la plupart tchadiens et soudanais. Tous occupent un squat à Saint-Denis, un immeuble de trois étages à l’abandon. Sidibe, 22 ans, y est depuis un mois. Le Guinéen n’arrive pas à dormir. «Tout me pèse, mais le logement, c’est mon problème numéro 1. C’est dégueulasse, humide, il y a des herbes. On dort à quinze dans la pièce, le chauffage fonctionne mal

Comme Sidibe, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées vendredi après-midi pour demander la réquisition de logements inutilisés sur Paris. Outre des migrants sans-papiers et sans domicile fixe, des mères de famille mal logées ou menacées d’expulsion ont aussi répondu à l’appel des associations Droit au logement (DAL), Utopia 56 ou encore de la Coordination des sans-papiers de Paris (CSP 75).

En revanche, les personnes expulsées du campement de Saint-Denis le 17 novembre, ou évacuées de la place de la République le 23 novembre, étaient rares à la manifestation. […] Bchira aimerait aussi un logement pour retrouver sa dignité. Cette Tunisienne de 41 ans diplômée d’un master en histoire, arrivée il y a cinq ans en France, se dit psychologiquement à bout. […]

Pour certains, les menaces d’expulsion planent à l’issue de la trêve hivernale, le 31 mars. A côté de la poussette de son fils de deux ans, Fatima, 33 ans, tient à être ici. Elle vit à Bobigny avec son mari, sans-papiers également, venu d’Algérie, et leurs quatre enfants. Le RSA de Fatima ne suffit pas à payer les 1 100 euros de loyer mensuel. «J’ai peur de devoir appeler le 115», lâche-t-elle. […]

msn/Libération


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