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Selon une enquête réalisée par la newsletter « Les Glorieuses », 99 % des filles âgées de 14 à 24 ans ont été victimes de harcèlement dans l’espace public.

       Clara, 16 ans, réside dans l’Essonne. Cette jolie blonde aux yeux verts étudie dans le lycée professionnel qui se trouve à l’autre bout de la ville où elle habite. S’il lui arrive de prendre parfois le bus, elle préfère marcher pour faire de l’exercice, un moyen pour elle de surveiller le nombre de pas qu’elle fait par jour. Pourtant, rares sont les trajets sans encombre : « C’est simple, si j’ai décidé de venir à pied : pas de jupe, pas de décolleté, pas de maquillage. Un gros sweat et voilà. Le trajet pour le lycée détermine ma tenue. Sinon, ça ne loupe pas, parce que je suis obligée de passer devant le gros immeuble en chantier, et là les ouvriers se déchaînent. »

Rougir, enfoncer ses écouteurs, accélérer le pas sont des postures ancrées chez bon nombre d’adolescentes qui n’ont pas la chance d’être déposées en cours par leurs parents. Miriam, 17 ans, est honnête d’entrée de jeu : son voile est un outil pour limiter le harcèlement de rue.  « J’ai commencé à porter le voile en seconde, et je vois la différence par rapport au collège. Dès mes 11 ans, les hommes me regardaient, me klaxonnaient ou me faisaient des ‘psst psst’ comme à un chien. Avec le voile, ça limite la casse. Mais ce n’est pas toujours ça, malheureusement… » […]

Le Point


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