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TÉMOIGNAGES – Par crainte de représailles, nombreux professeurs choisissent de faire l’impasse sur cette partie du programme.

«Cela fait plusieurs années que je ne parle plus du Coran à mes élèves de sixième, même si c’est au programme.» Jeanne, professeur de français dans un collège des Yvelines, n’y va pas par quatre chemins. Dès le début de sa jeune carrière, elle a été effarée de voir les réactions de nombre de ses élèves lorsqu’elle faisait son cours sur les textes fondamentaux et religieux. «Je travaille dans une zone où les élèves ont une éducation religieuse fondamentaliste, l’imam de leur quartier est très virulent. Lorsque j’ai fait mon cours, qui n’était pourtant pas très poussé, beaucoup de mes collégiens ont réagi avec véhémence: ils disaient que j’avais tort, que le Coran avait toujours raison et qu’il prévalait sur la loi pénale et les textes scientifiques. Je sentais que j’étais en terrain glissant», se souvient l’enseignante. «En plus, je suis une femme, blonde, ils me faisaient bien comprendre que je représentais un peu la figure du diable», ajoute-t-elle.

(…) Le Figaro


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