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Dans une bande sonore que Valeurs actuelles a pu se procurer, un membre du comité Traoré, Youcef Brakni, accuse Houria Bouteldja du PIR de faire preuve de “négrophobie”. “Le service d’ordre du comité Adama va s’occuper d’eux”, avertit le militant.

L’heure n’est décidément pas à l’union dans l’univers militant des banlieues autour duquel gravitent des mouvements contre les « violences policières » et des courants indigénistes. Un enregistrement audio que Valeurs actuelles a pu se procurer fait état de féroces tensions entre le clan Traoré et le Parti des indigènes de la République (PIR) incarné par la militante « décoloniale » Houria Bouteldja.

Ce document sonore a été enregistré durant l’été par Youcef Brakni, militant des banlieues proches des indigénistes et reconverti dans la lutte contre les « violences policières » via le comité Traoré, et intervient peu après la publication par Houria Bouteldja d’une tribune sur le blog du sociologue Ugo PalhetaContretemps, en réaction aux accusations de viol d’Adama Traoré sur Kevin, son codétenu en prison, à l’aide d’une fourchette : « Disons-le tout de go, yécrit la porte-parole du PIR, Houria Bouteldja, le fait de commettre – ou d’être soupçonné d’avoir commis – un crime ne confère aucun permis de tuer aux fonctionnaires de police. Il faut réclamer autant la justice pour « Kevin » que pour Adama. Soutenir la demande de justice pour Adama n’est en rien incompatible avec le droit à la justice pour sa victime déclarée. En ce sens, il faut rendre hommage à Amal Bentounsi [autre militante des banlieues contre les « violences policières »] qui a toujours dit, en évoquant son frère Amine, que « s’il n’était pas un ange, il ne méritait pas pour autant de mourir comme un chien. »

Par la suite Houria Boutledja reproche au comité Traoré d’avoir « commis une grave erreur stratégique au fil du temps » en personnifiant « l’ensemble du combat derrière lui, ne laissant aux autres familles que le choix de se tenir derrière son drapeau et par conséquent d’en dépendre pour le meilleur… ou pour le pire ». Ces lignes ont fortement déplu aux proches d’Assa Traoré qui ont fait d’Adama est une icône intouchable. Youcef Brakni, figure du comité, s’est fendu d’un enregistrement audio en réaction à ce texte. « Je parlais d’Hugo Palheta, commence le document sonore, parce que c’est lui qui a publié sur Contretemps le texte négrophobe d’Houria Bouteldja, qui est elle-même négrophobe », entend-on.

Youcef Brakni continue : « Ce texte où elle a sali la mémoire d’un mort [Adama Traoré], la mémoire d’un noir, puisqu’évidemment Houria Bouteldja n’aurait jamais fait ça avec une victime arabe, elle ne se serait jamais permise, parce qu’elle sait très bien qu’on n’insulte pas les morts, on ne les salit pas ». Puis, le militant associatif poursuit ses accusations de « négrophobie » : « Adama est enterré à Bamako, il n’emmerdera plus jamais personne, son corps aujourd’hui est mangé par les verres de terre, il n’y a pas besoin d’aller sur son dos, tenter sur un fond négrophobe de se relancer. »

le PIR est avant tout un parti arabo-centré qui a un problème avec les personnes noires

[…]

L’article dans son intégralité sur  Valeurs Actuelles


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