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FIGAROVOX/TRIBUNE- Emmanuel Macron a été reçu par la chancelière allemand Angela Merkel hier. Arnaud Lachaize décrypte le programme du candidat d’En Marche ! en matière d’immigration.

Lors de son passage à Berlin en janvier, il s’était clairement démarqué de la position du gouvernement en louant la politique d’accueil de Mme Merkel qui avait ouvert le territoire allemand à un million de migrants ou réfugiés en 2015. Il l’a remerciée d’avoir «sauvé nos valeurs communes». En revanche, il reprochait à l’Europe de n’avoir pas «réagi comme elle aurait dû à ce moment-là» en refusant les quotas d’accueil par pays que la chancelière souhaitait mettre en place. Il s’opposait frontalement à la position du Premier ministre Manuel Valls, qui lui, refusait l’accueil inconditionnel jugeant la politique de Mme Merkel «pas tenable dans le temps». Par ce positionnement, M. Macron s’est attiré les faveurs de Daniel Cohn Bendit qui le qualifiait de «premier grand responsable français à sauver l’honneur» sur ce dossier.

Il faut voir dans ces positions d’Emmanuel Macron un positionnement idéologique clair en faveur du sans-frontièrisme et d’une large ouverture de l’Europe et de la France à l’immigration. Son engagement à ce titre est sincère et conforme à un certain courant de pensée qui voit dans l’augmentation sans limite du flux migratoire à la fois un formidable atout économique et l’accomplissement d’un devoir moral de l’Europe et de la France. Il rompt ainsi avec une tradition réaliste de la gauche républicaine, représentée par Manuel Valls, qui depuis Michel Rocard en 1991, estime que la France «ne peut pas accueillir toute la misère du monde».

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Le Figaro

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