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Un grand colloque sur la laïcité est organisé jeudi 15 septembre à Paris par le corps préfectoral. Il sera conclu par le ministre de l’intérieur.
L’essor de l’islam oblige les préfets à veiller à l’intégration de cette religion à la République. Gardiens de la laïcité, ils doivent s’assurer que les libertés religieuses respectent l’ordre public et prévenir la radicalisation. Témoignages.
 

En quinze ans, on est passé de 100 à 600 carrés musulmans, plus de 1000 lieux de culte ont été ouverts. Preuve, selon nos interlocuteurs, que l’intégration de l’islam peut se faire sereinement.

 

Préfète du Lot depuis 18 mois, Catherine Ferrier livre un début d’inventaire. En positif : l’imam de Cahors, qui ne parlait pas un mot de français, s’est mis à suivre une formation accélérée. « Je lui avais dit que cela comptait pour moi, y compris en termes de renouvellement de titre de séjour ». En négatif, l’absence de mosquée pour la communauté musulmane. « Vu leurs faibles ressources, je n’ai pas encore réussi à trouver de solution avec les élus locaux. »
Même sur ces terres radicales-socialistes du Sud-Ouest, où les musulmans pèsent peu, la question religieuse est devenue une priorité pour la représentante de l’État. Pour elle comme pour tous ses confrères, l’essor de l’islam a relancé le chantier de la laïcité. […] Aux avant-postes de la République, le corps préfectoral intervient sur tous les fronts. Dont celui de l’organisation d’une confession encore fragmentée.
 

En Seine-Saint-Denis – environ 600 000 musulmans sur 1,5 million d’habitants –, le préfet Philippe Galli a dû retrousser ses manches. «Avec les nouvelles générations, nous avons affaire à des responsables souvent passés par l’université, qui tiennent un discours plus structuré mais plus identitaire.»

[…] Seymour Morsy cite la ministre de l’éducation Najat Vallaud-Belkacem, qui a déclaré au Nouvel Observateur : « Ma mère porte le foulard. Je serais bien en peine de vous dire ce qui relève de la coutume, de la religion, du conformisme social et culturel ou même de la pudeur. »
Dans la confidence, un autre préfet glisse en revanche : « Il faudrait, exception faite des ministres du culte, interdire les tenues ou signes religieux dans l’espace public, qu’il s’agisse des hommes qui s’habillent à l’afghane ou de ceux qui portent la kippa ».
[…] http://www.la-croix.com/France/Islam-prefets-tous-fronts-2016-09-14-1200788995
“target=_blank”> La Croix

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