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Une loi de septembre 2013, rétroactive, a retiré la nationalité des enfants nés de parents haïtiens sur le sol dominicain. Ceux-ci sont obligés de quitter le pays, en se retrouvant souvent apatrides.

Des ONG des droits de l’homme pensent que cette nouvelle politique migratoire s’explique par le racisme et la xénophobie que ressentirait la République dominicaine à l’encontre de la population noire haïtienne.

L’Europe n’est pas la seule à avoir des problèmes avec ses migrants. Depuis septembre 2013, Haïti et la République dominicaine, deux pays situés sur l’île caribéenne d’Hispañola, font face à un différend migratoire à l’origine de nombreuses tensions. La Cour constitutionnelle dominicaine a en effet décidé que «les enfants nés dans le pays de parents étrangers en transit n’ont pas la nationalité dominicaine». Robin Guittard, responsable des campagnes de l’équipe caraïbe d’Amnesty international, explique que sont concernées des personnes nées en République dominicaine de parents étrangers sans papiers mais qui ont pu à un moment donné obtenir un acte de naissance, identifiés par le gouvernement dominicain comme appartenant au «groupe A». L’arrêté est rétroactif : concrètement, des personnes nées entre 1929 et 2010 qui avaient déjà leurs papiers perdent leur nationalité dominicaine. […]

Libération

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