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Communiqué de la LICRA

La LICRA s’indigne de la déprogrammation par le réseau de cinémas Utopia du film israélien « A cinq heures de Paris », comédie romantique non politique, pour « protester contre les agissements du gouvernement israélien » selon sa directrice Anne-Marie Faucon.

La direction d’Utopia alimente une nouvelle fois une dangereuse confusion des genres, quelques mois après une polémique soulevée par le réalisateur Yann Moix relevant dans un programme édité par le réseau des amalgames entre Israélien, sioniste et juif. A l’aune de cette décision, faudrait-il considérer qu’un cinéaste doive rendre compte de la politique menée par le gouvernement de son pays ?

Un tel boycott constitue une négation de l’indépendance des auteurs et de la liberté de la création artistique. Le cinéma, notamment israélien, a constamment œuvré à la critique et est un espace propice au débat.

Pour la LICRA, la censure de ce film, avec pour seul motif la nationalité de son réalisateur, participe de manière inepte et démagogique à une importation du conflit israélo-palestinien sur le territoire français.

Ainsi, la direction d’Utopia tire le rideau sur l’esprit d’ouverture et de dialogue qui préside au Vivre ensemble.

Fin d’utopie pour Utopia ?

Licra

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