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Dans le quartier des Rives-du-Cher, de chaque côté de l’avenue de Grammont, c’est le quatrième incendie de voitures en quinze jours, le troisième rien que pour le square Mantegna, un autre le week-end précédent rue François-Millet. Au total, c’est une trentaine d’autos qui sont parties en fumée. Les habitants en colère parlent de «rondes de vigiles».

La plupart des habitants ne veulent parler que sous le couvert de l’anonymat et balançaient entre la tristesse et la colère de voir leur quartier jadis si calme être devenu depuis quelques semaines l’objet d’incendies à répétition. «Je suis écoeurée», déclare une femme encore sous le coup de l’émotion. «Les pompiers risquent leur peau à chaque fois et les gens voient leur outil de travail détruit ! Ça devient un cauchemar, les Rives-du-Cher… »

Et beaucoup de s’interroger sur l’avenir : « On va finir par faire une association pour effectuer des rondes de vigiles ! Si cela ne s’arrête pas, ça va mal finir : un type ayant un fusil va tirer dans le tas à la prochaine alerte, et ça sera le drame… »

Une exaspération qui inquiète la rédaction du journal : Les propos entendus sur place hier, nous avons dû souvent les édulcorer pour pouvoir les publier. Ils témoignent néanmoins d’un ras-le-bol compréhensible. Il ne faudrait pas cependant que cela débouche sur des gestes dramatiques d’autodéfense.

La Nouvelle République 1, 2 (Merci à Miserecord)


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