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Le progrès technique était censé libérer l’homme des tâches routinière et asservissantes, nous rapprochant d’une société du loisir, où une quantité de travail humain moindre permettrait de subvenir aux besoins de tous…

Tel était le crédo des fameuses « trente glorieuses ». Depuis lors, l’industrie, grande pourvoyeuse d’emplois, a peu à peu décliné, laissant place à des emplois de service, tandis que s’installaient le chômage de masse et la précarité.
Les salariés de la sous-traitance, des multinationales, des services peu qualifiés, sont aujourd’hui non seulement démunis mais aussi dépourvus de moyens de rétorsion leur permettant de faire valoir leur droits à partager les fruits du progrès et les gains de productivité réalisés par la société dans son ensemble.

Classiquement, l’autre force redistributrice capable d’imposer sa volonté, c’est l’État. Mais la charge qu’implique son rôle maintenu d’amortisseur en Europe continentale, et tout particulièrement en France, est de plus en plus mal tolérée par une société où l’individualisme est roi et où les entreprises délocalisent vers le moins-disant fiscal. (Contre Info)


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