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Emile Bomba, un Camerounais âgé de 27 ans, est président-fondateur de l’Association de lutte contre l’émigration clandestine (Alcec), créée sur la base d’un double constat : les pays du Sud sont autant déstabilisés que ceux du Nord par les mouvements migratoires.
« [ Les associations françaises, comme le Réseau Education sans frontières (RESF)] ont ] certainement des objectifs nobles. Mais elles se trompent de combat. Je dirais même qu’elles commettent un crime. Car quand 2 ou 3 personnes sont régularisées et médiatisées, ce sont 200 Africains qui se décident à partir !
Il y a donc un effet pervers qu’elles ne mesurent pas, mais que nous constatons sur le terrain et contre lequel nous sommes obligés de lutter, pour expliquer aux gens qu’à chaque fois que l’un de nous vient à émigrer, c‘est l’Afrique qui perd des cerveaux et des bras. Si on veut développer l’Afrique, ce n’est pas en perdant notre matière grise et notre force de travail qu’on parviendra à le faire ! […] Environ 200 000 Camerounais quittent leur pays chaque année. Légalement ou illégalement. C’est énorme, c’est un véritable désastre.
L’aide au développement, on voit très bien où ça part, on n’en profite pas. Ce que nous voulons, c’est qu’on nous laisse faire chez nous ce que nous voulons. Donc que le Fonds monétaire international (FMI) comme la Banque mondiale arrêtent d’interférer dans nos économies en nous imposant ce qu’elles ont décidé à notre place et sans nous demander notre avis. Ce type de relation de maître à esclave, c’est terminé, nous n’en voulons plus. (…)
A la place de l’aide au développement, aidez plutôt les émigrés à rentrer dans leur pays ! Au lieu de nous envoyer des médecins de Médecins du monde, essayez de convaincre plutôt tous les médecins camerounais installés à l’étranger de revenir. »
(source Salon Beige) (via minnie2a) (voir aussi Novopress) – Voir également une interview en vidéo


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