En Australie, on est de genre masculin, féminin ou neutre

La plus haute juridiction d’Australie a décidé mercredi qu’une personne pouvait être reconnue légalement comme étant de « genre neutre », et non pas seulement comme de genre féminin ou masculin.

Hebergeur d'imageLa Haute cour « reconnaît qu’une personne peut être ni de sexe masculin ni de sexe féminin et autorise donc l’enregistrement d’une personne comme étant d’un genre ‘non spécifique’ », selon un avis unanime de ses juges.

Ils ont ainsi rejeté un appel déposé par l’État de Nouvelle-Galles du sud pour que seuls soient reconnus les genres féminin et masculin.

Cette décision intervient à la suite d’une procédure menée par une personne, Norrie May-Welby, qui ne s’identifie pas comme un homme ou une femme, et qui réclamait la création d’une catégorie supplémentaire pour « genre neutre ». [...]

7sur7

Elle rappe son ras le bol d’être un « plan cul » de cité (vidéo)

Une jeune rappeuse prénommée Delphine chante un texte sur « l’amour » qu’elle a écrit et dans lequel elle explique qu’elle ne veut plus avoir des relations sexuelles avec pleins de garçons. Elle refuse désormais de tourner dans les caves de son quartier de Schiltigheim (Alsace) et répondre aux appels de plans cul sur son 07. À présent, elle a trouvé un vrai petit copain et a donc décidé de le faire savoir. Un langage très cru pour cette jeune alsacienne !

SpiOn

(Merci à Une fille banale)

Sciences Po, pionnière dans l’enseignement du «gender»

À Paris V, VII, VIII, à Strasbourg ou à Lille III, la théorie du genre est abordée, au gré des disciplines, plus souvent en sociologie, en histoire ou en philosophie qu’en droit. À Sciences Po, on enseigne le «gender» depuis trois ans.

En master, Sciences Po réserve au sujet une place de choix à travers le «grand cours» (enseignement de tronc commun) de la philosophe Geneviève Fraisse intitulé «Sexes, démocratie et création».

Pionnière dans le domaine, Sciences Po a choisi d’en faire en 2010, sous l’égide de Richard Descoings, un objet d’enseignement et de recherche présent dans chacune de ses disciplines. Proposé conjointement avec l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), il porte le nom de Presage (Programme de recherche et d’enseignement des savoirs sur le genre).

«Nous ne cherchons pas à former nos étudiants spécifiquement au genre. Nous visons une ouverture intellectuelle de tous les étudiants à ces questions», explique Hélène Périvier, codirectrice du programme. À ce jour, un tiers des élèves du collège universitaire – trois premières années – ont choisi un cours lié à ce thème, en économie, droit, histoire, sciences politiques et sociologie. Économiste, étudiant «la division sexuée du marché», Hélène Périvier résume l’objectif visé: «Comment comprendre que le sexe d’un individu détermine autant son positionnement social, politique et économique dans la société ? »

Au total, une vingtaine d’enseignants-chercheurs, essentiellement des femmes, sont réunis autour de la question. […]

Le Figaro

France-info : sexe, jeunes, islam et Seine-Saint-Denis (audio)

Dans la cité de Seine-Saint-Denis où nous nous sommes rendus, les jeunes qui se disent musulmans sont majoritaires, chez les moins de 25 ans. C’est aussi le cas dans notre petit échantillon qui a accepté de parler au micro de France Info de cette problématique délicate de la sexualité.

Franceinfo

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Un commentaire extrait du site de France-info :

« Encore un reportage lamentable par la passionata du sexe de France Info. On aura toutefois appris qu’une musulmane qui pratique la fellation ne peut plus se considérer comme vierge et pour que le jeune arabe de banlieue l’hymen c’est sacré… On attend avec impatience d’autres révélations de haut vol dans les prochains reportages de Mme Lam Trong! La semaine prochaine, elle pourrait peut-être nous parler de l’amour chez les pingouins… »

 

Avant de partir en vacances, les ministres trinquent à leur « équilibre sexuel »

Au cours d’un buffet de départ en vacances du gouvernement, un toast un peu grivois a été porté à l’intention des ministres.

Le 31 juillet, Jean-Marc Ayrault invitait tout le gouvernement autour d’un buffet. Il faisait très chaud ce soir-là, et pas seulement dans les jardins de Matignon.

Hebergeur d'image

A la question rituelle: « Que fais-tu pendant les vacances ? », les ministres femmes se sont écriées : « Je vais faire ce qu’on n’a pas le temps de faire dans l’année. » Et pour que ce soit explicite, tout le monde a porté un toast à l’ »équilibre sexuel des ministres ». [...]

Orange

L’Allemagne, premier pays européen à reconnaître un troisième genre : le sexe «indéterminé»

L’Allemagne s’apprête à devenir, dès le 1er novembre, le premier pays européen à proposer officiellement la possibilité d’inscrire un sexe «indéterminé» aux nourissons sur leur certificat de naissance, rapporte lundi 19 août le Guardian, citant le journal Süddeutsche Zeitung.

En Europe, un nouveau-né sur 5 000 est concerné – soit, en France, environ 200 nouveau-nés par an.

Les bébés intersexuels, c’est à dire ceux qui présentent une ambiguïté sexuelle constitutive, provenant d’une anomalie dans le déterminisme des gonades (ovaires et testicules) ou dans la différenciation des organes génitaux, pourront en effet être déclarés «indéterminé» à leur naissance.

Si les transsexuels, qui ont le sentiment d’appartenir à l’autre sexe que celui que la biologie leur a assigné, sont déjà reconnus légalement en Allemagne, il s’agit cette fois d’un premier pas vers la reconnaissance du statut des hermaphrodites, soit le fait qu’un humain n’est pas nécessairement un homme ou une femme. Dans la majorité des pays, les intersexuels sont toujours déterminés à leur naissance par l’un ou l’autre sexe. […]

La plupart des médecins estiment quant à eux qu’une intervention rapide après la naissance reste préférable, pour que l’enfant puisse grandir en se situant comme garçon ou comme fille. […]

Le Monde

Sexes et races, deux réalités

Sciences humaines et sciences naturelles ne font pas bon ménage. Quand les biologistes s’aventurent dans les domaines de l’anthropologie et de la psychologie, ils extrapolent souvent abusivement des causes matérielles aux conséquences sociales. L’homme fait certes partie de la nature, mais les lois biologiques expliquent-elles tous les comportements ? L’hérédité est certes un facteur puissant, mais comment nier que l’histoire des sociétés comme celle des individus a un impact sur notre identité ? Les analyses sociobiologiques des arts et des cultures, à force de se croire capables de tout expliquer à leur aune, laissent souvent sceptique.

Du côté des sciences humaines et sociales, c’est moins la boulimie que l’anorexie qui fait des ravages : penseurs et philosophes contemporains semblent avoir adopté pour devise la célèbre formule « Commençons par écarter tous les faits ». D’où vient cette cécité volontaire, obstinée, parfois loufoque, vis-à-vis des sciences naturelles ? En grande partie, bien sûr, de la catastrophe qu’a représentée, au XXe siècle, l’interprétation finaliste de la découverte darwinienne, qui a débouché sur l’idéologie nazie et sur sa traduction dans le réel.

Hitler croyait au déterminisme biologique, Hitler était un salaud, donc le déterminisme biologique n’existe pas : le caractère spécieux du raisonnement saute aux yeux.

On aurait pu aussi bien tirer la conclusion inverse à partir des pratiques adoptées en Russie communiste au cours des mêmes années, où l’on envoyait les généticiens dans les camps et idolâtrait l’agronome Trofim Lyssenko (1898-1976), d’après qui l’hérédité était inexistante et la nature des plantes pouvait être modifiée à volonté par les conditions environnementales et les hommes. Malgré ces excès, l’idée que l’intervention volontariste peut être utile n’a pas été pourfendue autant que celle de la pertinence du biologique.

(…) Le Monde

(Merci à Isabelle verger)

Psychologie et sexualité dans les ‘quartiers’ : « Provocation et violence sont le début d’un processus de métissage »

par Colette Bériot, psychologue, « animatrice en éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle » .

[extraits] Les animateurs du planning familial sont aux prises avec de sérieux changements chez certains groupes de jeunes. Ces changements sont liés à des phénomènes sociétaux comme l’hypersexualisation des médias mais aussi à “l’ethnicisation” de nombreuses écoles.

(…) Trop souvent, le travail d’animation  d’Education à la vie relationnelle, affective et sexuelle (E.V.R.A.S.) se concentre sur la transmission des valeurs d’un idéal humaniste occidental. Du point de vue de notre idéal progressiste d’émancipation des femmes, les positions machistes [des jeunes de quartiers. ndlr] sont difficiles à entendre. Mais sommes-nous cohérents ?

On passe sous silence les discriminations dont sont victimes ces jeunes. Quand on aborde les questions de sexualité, on ne pense pas nécessairement à s’interroger sur les conditions dans lesquelles ils se construisent.

Ils sont pour la plupart les héritiers d’un parcours d’exil souvent douloureux. (…) Comment concilier un héritage familial, culturel, religieux, avec les exigences contradictoires de la société où ils sont censés construire leur avenir ?

Aborder les questions de sexualité en faisant l’impasse sur ces questions constitue une forme de violence faite à ces jeunes.

Les positions machistes exprimées sont à mettre en lien avec la lutte que ces garçons doivent mener pour occuper une place digne dans notre société.

Quotidiennement, ils affrontent racisme et ségrégation. Face à ces questions, garçons et filles n’affrontent pas les mêmes réalités. Eux, plus qu’elles, souffrent d’une infériorisation sociale due à leur origine et leur apparence corporelle.

Si la féminité prête le flanc au machisme, elle écarte en revanche plus volontiers le regard raciste. “Elles” sont bienvenues dans les boîtes de nuit ! L’émancipation des femmes est alors vécue par les hommes de leur communauté comme une forme de trahison de la solidarité “raciale” et sociale.

Cette situation permet de mieux comprendre l’enjeu crucial que constitue le contrôle des femmes et particulièrement le contrôle de leur sexualité.

Dans cette perspective, la virginité des filles prend une valeur symbolique. Il s’agit d’un enjeu de dignité du clan tout entier, dans une société qui l’infériorise.

Ce n’est pas seulement leur libération personnelle qui est en jeu, c’est aussi et surtout leur loyauté à l’égard de leur communauté.

(…) Les garçons sont déchirés entre le désir d’expériences sexuelles et le devoir de s’assurer une épouse fidèle garante de la dignité familiale. Les filles, elles, sont écartelées entre la solidarité “raciale” et le désir d’émancipation.

En pleine traversée de l’adolescence, leur identité est en complète réorganisation. Ils ne savent pas très bien qui ils sont ni qui ils veulent être. La provocation, les conduites à risques et, dans certains cas, la violence constituent un appel à la confrontation, un appel à la loi, voire au conflit pour définir l’autre et, par voie de conséquence, se définir soi-même.

Ils cherchent à mettre l’adulte hors de lui, espérant ainsi accéder à son fond de vérité. Quand l’adulte sera déstabilisé, triste ou en colère, le jeune aura accès à de l’authentique, de l’inédit.

La provocation, vue sous cet angle, fait partie d’une tentative de construction identitaire complexe.

C’est le début d’un processus de métissage, une tentative d’harmonisation de leurs différents repères culturels.

Pour cette élaboration difficile, il apparaît fondamental de fournir à ces jeunes des repères mixtes et des passerelles, de leur permettre de se former auprès d’adultes “réconciliateurs”.

Une construction identitaire harmonieuse ne pourra se faire sans que soit reconnue la culture de leurs familles.  Il semble préférable de commencer par aborder le culturel d’entrée de jeu, travailler avec la diversité et les différences.

Il s’agit de quitter une position ethnocentrique et d’adopter une position “cosmopolite”.

Alors, seulement peut se nouer un dialogue qui enrichira les uns et les autres, fondation d’un réel échange interculturel, source de métissage pour les jeunes mais aussi pour nous.

La Libre Belgique

Belgique : De plus en plus de réfugiés reconnus suite à des violences liées au sexe

Sur l’ensemble des personnes qui ont introduit une demande en 2012 comme réfugié par le Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides (CGRA), 17% l’ont été pour des questions de genre, rapporte vendredi De Standaard. La plupart d’entre eux sont des femmes.

Il y a 5 ans, ce chiffre n’était que de 6%. C’est donc trois fois plus qu’en 2007. «Une petite partie concerne des hommes qui sont menacés ou poursuivis dans leur pays d’origine parce qu’ils sont homosexuels», explique Maggie De Block (Open Vld), secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration.

La majorité des demandes pour motif lié au genre touche toutefois des femmes victimes de violences domestiques ou intrafamiliales, de mariage forcé, d’exploitation, de mutilation génitale, etc. On constate actuellement un flux important en provenance des pays d’Europe de l’Est. «Certaines femmes (seules) originaires de ces pays sont victimes de réseaux de prostitution ou de traite d’êtres humaines», ajoute la secrétaire d’Etat.

En janvier 2013, 8% des personnes présentes dans des centres d’accueil, fermés ou non, étaient des femmes seules, parfois très jeunes.
rtbf

« Besoin d’un père et d’une mère ? C’est ridicule !  » (rediff)

Ce soir ou jamais, 2010. Marcela Iacub est juriste et chercheuse au CNRS.


Marcela Iacub juriste et chercheuse au CNRS sur… par noop

Autre intervention de Marcela Iacub en février 2012 sur France Info:

- « Le pire ennemi des femmes, c’est l’enfant et la famille ».
- « Vous avez des enfants ? Non mais j’ai un petit chien »

Gollnisch montre ses fesses (MàJ)

01/02/13 : Addendum vidéo

Hors caméra, l’élu frontiste a joint le geste aux paroles de sa collègue Liliane Boury, qui a dénoncé les subventions versées par la région à un site de téléchargement musical. Cette dernière s’est lancée dans la lecture des paroles d’une chanson du groupe Brice et sa pute, hébergée par le site. « Pénis », « tronche à cul », « torchecul », « nique ta mère » ou encore « pute » : des paroles « perverses » et « dégueulasses », synonymes de la « décadence culturelle » de la politique régionale, selon l’élue FN. C’est pendant cette lecture d’une série de gros mots que Bruno Gollnisch a exposé son postérieur à ses collègues. « Oh, Bruno ! » a réagi Liliane Boury, effarouchée par l’attitude de son collègue frontiste.

France TV

31/01/13

Le geste a surpris tout le monde. Lors d’une interruption de séance du Conseil régional de Rhône-Alpes cet après-midi, le conseiller régional FN Bruno Gollnisch a montré ses fesses, selon le site Lyoncapitale.fr. [...]

«C’était un geste très bref, rabelaisien et énergique !», a confirmé Bruno Gollnisch au Parisien. «Je voulais montrer que je désapprouvais les décisions culturelles de la région, qui subventionne à hauteur de plusieurs dizaines de milliers d’euros des groupes musicaux qui parlent de sexe», explique-t-il, selon le site.

Le Figaro