Sexes et races, deux réalités

Sciences humaines et sciences naturelles ne font pas bon ménage. Quand les biologistes s’aventurent dans les domaines de l’anthropologie et de la psychologie, ils extrapolent souvent abusivement des causes matérielles aux conséquences sociales. L’homme fait certes partie de la nature, mais les lois biologiques expliquent-elles tous les comportements ? L’hérédité est certes un facteur puissant, mais comment nier que l’histoire des sociétés comme celle des individus a un impact sur notre identité ? Les analyses sociobiologiques des arts et des cultures, à force de se croire capables de tout expliquer à leur aune, laissent souvent sceptique.

Du côté des sciences humaines et sociales, c’est moins la boulimie que l’anorexie qui fait des ravages : penseurs et philosophes contemporains semblent avoir adopté pour devise la célèbre formule « Commençons par écarter tous les faits ». D’où vient cette cécité volontaire, obstinée, parfois loufoque, vis-à-vis des sciences naturelles ? En grande partie, bien sûr, de la catastrophe qu’a représentée, au XXe siècle, l’interprétation finaliste de la découverte darwinienne, qui a débouché sur l’idéologie nazie et sur sa traduction dans le réel.

Hitler croyait au déterminisme biologique, Hitler était un salaud, donc le déterminisme biologique n’existe pas : le caractère spécieux du raisonnement saute aux yeux.

On aurait pu aussi bien tirer la conclusion inverse à partir des pratiques adoptées en Russie communiste au cours des mêmes années, où l’on envoyait les généticiens dans les camps et idolâtrait l’agronome Trofim Lyssenko (1898-1976), d’après qui l’hérédité était inexistante et la nature des plantes pouvait être modifiée à volonté par les conditions environnementales et les hommes. Malgré ces excès, l’idée que l’intervention volontariste peut être utile n’a pas été pourfendue autant que celle de la pertinence du biologique.

(…) Le Monde

(Merci à Isabelle verger)

Psychologie et sexualité dans les ‘quartiers’ : « Provocation et violence sont le début d’un processus de métissage »

par Colette Bériot, psychologue, « animatrice en éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle » .

[extraits] Les animateurs du planning familial sont aux prises avec de sérieux changements chez certains groupes de jeunes. Ces changements sont liés à des phénomènes sociétaux comme l’hypersexualisation des médias mais aussi à “l’ethnicisation” de nombreuses écoles.

(…) Trop souvent, le travail d’animation  d’Education à la vie relationnelle, affective et sexuelle (E.V.R.A.S.) se concentre sur la transmission des valeurs d’un idéal humaniste occidental. Du point de vue de notre idéal progressiste d’émancipation des femmes, les positions machistes [des jeunes de quartiers. ndlr] sont difficiles à entendre. Mais sommes-nous cohérents ?

On passe sous silence les discriminations dont sont victimes ces jeunes. Quand on aborde les questions de sexualité, on ne pense pas nécessairement à s’interroger sur les conditions dans lesquelles ils se construisent.

Ils sont pour la plupart les héritiers d’un parcours d’exil souvent douloureux. (…) Comment concilier un héritage familial, culturel, religieux, avec les exigences contradictoires de la société où ils sont censés construire leur avenir ?

Aborder les questions de sexualité en faisant l’impasse sur ces questions constitue une forme de violence faite à ces jeunes.

Les positions machistes exprimées sont à mettre en lien avec la lutte que ces garçons doivent mener pour occuper une place digne dans notre société.

Quotidiennement, ils affrontent racisme et ségrégation. Face à ces questions, garçons et filles n’affrontent pas les mêmes réalités. Eux, plus qu’elles, souffrent d’une infériorisation sociale due à leur origine et leur apparence corporelle.

Si la féminité prête le flanc au machisme, elle écarte en revanche plus volontiers le regard raciste. “Elles” sont bienvenues dans les boîtes de nuit ! L’émancipation des femmes est alors vécue par les hommes de leur communauté comme une forme de trahison de la solidarité “raciale” et sociale.

Cette situation permet de mieux comprendre l’enjeu crucial que constitue le contrôle des femmes et particulièrement le contrôle de leur sexualité.

Dans cette perspective, la virginité des filles prend une valeur symbolique. Il s’agit d’un enjeu de dignité du clan tout entier, dans une société qui l’infériorise.

Ce n’est pas seulement leur libération personnelle qui est en jeu, c’est aussi et surtout leur loyauté à l’égard de leur communauté.

(…) Les garçons sont déchirés entre le désir d’expériences sexuelles et le devoir de s’assurer une épouse fidèle garante de la dignité familiale. Les filles, elles, sont écartelées entre la solidarité “raciale” et le désir d’émancipation.

En pleine traversée de l’adolescence, leur identité est en complète réorganisation. Ils ne savent pas très bien qui ils sont ni qui ils veulent être. La provocation, les conduites à risques et, dans certains cas, la violence constituent un appel à la confrontation, un appel à la loi, voire au conflit pour définir l’autre et, par voie de conséquence, se définir soi-même.

Ils cherchent à mettre l’adulte hors de lui, espérant ainsi accéder à son fond de vérité. Quand l’adulte sera déstabilisé, triste ou en colère, le jeune aura accès à de l’authentique, de l’inédit.

La provocation, vue sous cet angle, fait partie d’une tentative de construction identitaire complexe.

C’est le début d’un processus de métissage, une tentative d’harmonisation de leurs différents repères culturels.

Pour cette élaboration difficile, il apparaît fondamental de fournir à ces jeunes des repères mixtes et des passerelles, de leur permettre de se former auprès d’adultes “réconciliateurs”.

Une construction identitaire harmonieuse ne pourra se faire sans que soit reconnue la culture de leurs familles.  Il semble préférable de commencer par aborder le culturel d’entrée de jeu, travailler avec la diversité et les différences.

Il s’agit de quitter une position ethnocentrique et d’adopter une position “cosmopolite”.

Alors, seulement peut se nouer un dialogue qui enrichira les uns et les autres, fondation d’un réel échange interculturel, source de métissage pour les jeunes mais aussi pour nous.

La Libre Belgique

Belgique : De plus en plus de réfugiés reconnus suite à des violences liées au sexe

Sur l’ensemble des personnes qui ont introduit une demande en 2012 comme réfugié par le Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides (CGRA), 17% l’ont été pour des questions de genre, rapporte vendredi De Standaard. La plupart d’entre eux sont des femmes.

Il y a 5 ans, ce chiffre n’était que de 6%. C’est donc trois fois plus qu’en 2007. «Une petite partie concerne des hommes qui sont menacés ou poursuivis dans leur pays d’origine parce qu’ils sont homosexuels», explique Maggie De Block (Open Vld), secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration.

La majorité des demandes pour motif lié au genre touche toutefois des femmes victimes de violences domestiques ou intrafamiliales, de mariage forcé, d’exploitation, de mutilation génitale, etc. On constate actuellement un flux important en provenance des pays d’Europe de l’Est. «Certaines femmes (seules) originaires de ces pays sont victimes de réseaux de prostitution ou de traite d’êtres humaines», ajoute la secrétaire d’Etat.

En janvier 2013, 8% des personnes présentes dans des centres d’accueil, fermés ou non, étaient des femmes seules, parfois très jeunes.
rtbf

« Besoin d’un père et d’une mère ? C’est ridicule !  » (rediff)

Ce soir ou jamais, 2010. Marcela Iacub est juriste et chercheuse au CNRS.


Marcela Iacub juriste et chercheuse au CNRS sur… par noop

Autre intervention de Marcela Iacub en février 2012 sur France Info:

- « Le pire ennemi des femmes, c’est l’enfant et la famille ».
- « Vous avez des enfants ? Non mais j’ai un petit chien »

Gollnisch montre ses fesses (MàJ)

01/02/13 : Addendum vidéo

Hors caméra, l’élu frontiste a joint le geste aux paroles de sa collègue Liliane Boury, qui a dénoncé les subventions versées par la région à un site de téléchargement musical. Cette dernière s’est lancée dans la lecture des paroles d’une chanson du groupe Brice et sa pute, hébergée par le site. « Pénis », « tronche à cul », « torchecul », « nique ta mère » ou encore « pute » : des paroles « perverses » et « dégueulasses », synonymes de la « décadence culturelle » de la politique régionale, selon l’élue FN. C’est pendant cette lecture d’une série de gros mots que Bruno Gollnisch a exposé son postérieur à ses collègues. « Oh, Bruno ! » a réagi Liliane Boury, effarouchée par l’attitude de son collègue frontiste.

France TV

31/01/13

Le geste a surpris tout le monde. Lors d’une interruption de séance du Conseil régional de Rhône-Alpes cet après-midi, le conseiller régional FN Bruno Gollnisch a montré ses fesses, selon le site Lyoncapitale.fr. [...]

«C’était un geste très bref, rabelaisien et énergique !», a confirmé Bruno Gollnisch au Parisien. «Je voulais montrer que je désapprouvais les décisions culturelles de la région, qui subventionne à hauteur de plusieurs dizaines de milliers d’euros des groupes musicaux qui parlent de sexe», explique-t-il, selon le site.

Le Figaro

Arabie Saoudite : une séparation de 1,60 m pour empêcher les deux sexes de se côtoyer

Les magasins saoudiens employant des hommes et des femmes devront ériger une séparation d’au moins 160 centimètres de haut pour empêcher les deux sexes de se côtoyer.

Cette décision est stipulée par un mémorandum signé par le chef de la police religieuse, chargée de veiller au respect de la morale islamique et le ministre du Travail.

Lire l’article intégral - Merci flammande

La photo du jour : réveillon sexy à la Foir’Fouille

«Le déguisement de Nonne ». Catalogue publicitaire de la chaîne La Foir’Fouille. Douze pages d’offres promotionnelles avant Noël. page 8.


Extrait du site Civitas :

Evidemment, nous sommes priés de prendre cela avec humour. (…) Si, hypothèse hautement improbable, un magasin distribuait un catalogue publicitaire proposant à la veille du ramadan un « déguisement sexy » se moquant de l’islam, il ne faudrait pas plus de quelques heures pour entendre des politiciens regretter ce qu’ils estimeraient être  »une provocation ».

Source

Les filles sont achetées « quelques euros »

La Fondation Scelles a présenté son rapport baptisé « Exploitation sexuelle : prostitution et crime organisé », qui fait le point sur ce sujet dans 54 pays à travers le monde. Premier constat : la situation se serait « aggravée », avec « une mainmise du crime organisé particulièrement frappante », note Yves Charpenel, président de la fondation. D’après le rapport, les prostituées « achetées parfois seulement quelques euros » sont recrutées « dans des pays pauvres et/ou en proie à des conflits armés et importées sur les marchés les plus porteurs en termes de marges réalisées ».

La France fait évidemment partie de ces « marchés ». En 2011, une quarantaine de réseaux structurés ont ainsi été démantelés, dont une dizaine issus du proxénétisme nigérian. Les prostituées en provenance du Nigeria représentant la deuxième nationalité mise en cause après la Roumanie.

La Fondation Scelles donne aussi des chiffres ahurissants sur le chiffre d’affaires de « l’industrie du sexe », qui générerait 1,5 Md€ en Grèce et jusqu’à 18 Md€ en Espagne. (…) Yves Charpenel estime que « l’immense majorité reste l’exploitation des femmes par des réseaux », que « le renforcement des criminalités et les effets de la crise économique » font craindre une « aggravation de la situation » et que de plus en plus de femmes sont « traitées comme des marchandises », à l’image de ces prostituées d’un autre réseau espagnol que leurs souteneurs avaient tatouées d’un code-barres sur le poignet.

Le >Parisien