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Article de la chroniqueuse du Monde de « La Matinale », Maïa Mazaurette, sur les « cadeaux sexuels » à Noël.

Il y a encore cinq ans, pendant le pléistocène, les cadeaux sexuels étaient réservés à la Saint-Valentin. Plus maintenant ! Cette fin d’année 2019 est marquée par une déferlante de calendriers sexuels de l’Avent : un sextoy ou accessoire par jour, en attendant les fêtes. Certaines versions proposent un défi sexuel par jour. Ou une position du Kamasutra par jour. Selon mes sources, le pain d’épices a été inventé spécialement pour tenir ce rythme effréné. […]

Enfin, la question qui tue : est-il décent d’offrir du sexe ? Est-ce un sacrilège que de célébrer le péché de luxure lors d’une fête religieuse ? Certains invoqueront les racines chrétiennes de la France (racines étant apparues, comme chacun sait, pile en 498 pendant le baptême de Clovis). D’autres relèveront que les sex-shops chrétiens existent depuis longtemps, et que les sextoys ou films pornographiques utilisant cette imagerie sont légion. (Rappelez-vous cette sombre histoire de plug anal de Noël, en 2014, sur la place Vendôme à Paris.)

Justement parce que Noël est une fête familiale, la présence de la sexualité n’est pas complètement hors sujet – d’autant qu’on parle généralement de famille au sens biologique du terme. Si nous sommes tous ensemble sous le sapin, c’est bien qu’il y a eu fornication, à répétition. Donc non seulement il n’y a pas de contre-indication, mais on peut recommencer.

Le Monde


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