France : Le nombre d’immigrés obtenant un titre de séjour en 2012 est resté stable

Le ministère de l’intérieur a rendu publiques, jeudi 28 mars, ses statistiques annuelles sur l’immigration. Contrairement aux années précédentes, où elles étaient publiées dans un rapport au Parlement pas toujours très accessible, elles ont été mises en ligne directement sur le site Internet de la Place Beauvau.

Par nature sensibles, ces statistiques sont les premières publiées sous François Hollande. Mais comme il s’agit des données de 2011 et 2012, elles permettent surtout d’établir le bilan de la dernière partie du mandat de Nicolas Sarkozy.

Ces chiffres révèlent que, excepté quelques variations, le flux annuel d’étrangers obtenant un titre de séjour en France est resté relativement stable durant toute cette période.

Malgré les déclarations tonitruantes de la précédente majorité, quelque 193 600 personnes ont obtenu le droit de séjourner en France en 2012. Soit peu ou prou le même nombre qu’en 2011.

En termes de «stock», le nombre d’étrangers résidant en France avec une carte de séjour était, en 2012, de 2,5 millions : soit 70 000 de plus qu’en 2011. Parmi eux, 1,7 million avaient une carte de dix ans, la durée la plus longue. Mais 500 000 vivaient avec des cartes d’un an renouvelable et plus de 150 000 avec des titres provisoires : soit des titres très précaires qui limitent l’ascension sociale…

Le Monde (Merci à Joyeux luron)

Esclavage en Pays de Gex : le procès en appel à Lyon de Kafa Kachour

Le procès en appel de Kafa Kachour, épouse de Saleh Bachir, ex chef de cabinet de l’ancien dictateur libyen Kadhafi et soupçonné d’avoir financé la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007, se déroule aujourd’hui (28 mars) devant la Cour d’appel de Lyon.

(…) France 3 Rhône Alpes

Lagarde, Cahuzac, Sarkozy…Eva Joly : «Cette succession d’affaires est une bombe à fragmentation»

La députée européenne Europe Ecologie-les Verts Eva Joly,ancienne juge et candidate à la présidentielle, dénonce avec vigueur les affaires, à droite comme à gauche. Elle propose le lancement en France d’un plan d’urgence contre les affaires, à la manière du mouvement Mani pulite en Italie dans les années 1990.

Nos élites doivent se ressaisir. Leurs égarements sont d’autant plus insupportables pour les Français qu’ils ont été incapables de combattre la crise qui frappe les citoyens ordinaires.

Jérôme Cahuzac aurait-il dû démissionner plus tôt ?

Oui. L’effet de son maintien est désastreux. L’ouverture d’une information pour blanchiment de fraude fiscale, quand on est ministre du Budget qui doit trouver les milliards qui manquent et demander des économies, c’est intolérable. Affirmer les yeux dans les yeux, aux députés et aux citoyens, qu’il n’a pas de compte et se voir démenti parce que sa voix est reconnue… c’est pathétique. Mais cette affaire révèle aussi un certain dysfonctionnement du système : Jérôme Cahuzac a été, tour à tour, au cabinet du ministère de la Santé et conseiller des laboratoires pharmaceutiques. Quelque chose ne tourne pas rond dans notre système. […]

François Hollande doit retrouver l’esprit du Bourget. ll s’est fait élire avec la promesse de combattre la finance mais sa main a tremblé.

Cette semaine il y a également eu une perquisition au domicile de Christine Lagarde dans l’affaire Tapie. Ces successions d’affaires ne vont-elles pas profiter au Front national ?

Quelle semaine! J’avais mis en garde contre la nomination de Christine Lagarde au FMI en disant qu’elle risquait une mise en examen dans le dossier Tapie. Cette succession d’affaires qui nourrit l’idée du « tous pourris » est une bombe à fragmentation pour la démocratie! Nos élites doivent se ressaisir. Leurs égarements sont d’autant plus insupportables pour les Français qu’ils ont été incapables de combattre la crise qui frappe les citoyens ordinaires. Crise politique et crise économique s’alimentent l’une l’autre. C’est le même système qui est à genoux devant la finance et laisse prospérer l’impunité. Dans les deux cas, ce qu’il faut, c’est un retour de l’éthique, du sens des limites, du respect des règles. […]

Le Parisien

Sondage : Hollande chute encore et bat son record d’impopularité

Le président de la République perd six points et tombe à 31% de personnes satisfaites de son action. Jamais au bout de dix mois de présidence, un locataire de l’Elysée n’était tombé aussi bas. Jean-Marc Ayrault lui lâche un point et garde la confiance de 36% des Français.

Voilà un record dont François Hollande ce serait sûrement passé. Jusqu’à présent, c’est Nicolas Sarkozy qui était le plus impopulaire des présidents de la République au bout de dix mois de présence à l’Elysée. Avec la perte de six points en mars, son successeur socialiste ne bénéficie plus qu’un d’un petit tiers de Français qui lui font encore confiance. Le nombre de personnes très mécontentes progresse de six points preuve d’une radicalisation et de jugement de plus en plus tranché des Français. Un record pour un président depuis 1958, date du premier baromètre Ifop/JDD. […]

«Pour les Français, l’alternance n’a changé leur vie. Pire, leur situation ne s’est pas amélioré nous disent-ils » explique Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop.

Résultat : François Hollande est minoritaire dans toutes les catégories. Un peu comme Nicolas Sarkozy en 2008, il est rejeté par «la France du travail». Il ne recueille que 27% de bonnes opinions chez les 35-49 ans, 28% chez les salariés du privé et seulement 25% chez les ouvriers. Pour la première fois, il est minoritaire chez les alliés du PS : -13 points au Front de gauche et -6 chez ceux d’Europe Ecologie/Les Verts. Sans surprise, il continue de faire l’unanimité contre lui à l’UMP (93%), à l’UDI (88%) et au FN (94%). Bref, une bienveillance zéro au centre, à droite et à l’extrême droite. Une première sous la Ve République.

Le JDD

Nicolas Sarkozy mis en examen pour abus de faiblesse

Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour abus de faiblesse dans l’affaire Bettencourt, selon son avocat Me Thierry Herzog, qui a annoncé son intention de «former immédiatement un recours», dénonçant une décision «incohérente sur le plan juridique et injuste».

Cette décision du juge d’instruction Jean-Michel Gentil a été prise à l’issue d’une confrontation à laquelle ont participé au moins quatre membres du personnel de Liliane Bettencourt, selon des sources concordantes.

L’ex-président de la République a quitté le palais de justice de Bordeaux dans la soirée, à l’arrière d’une Renault Espace sombre précédée par une voiture de la police circulant à vive allure, après plusieurs heures d’audition.

L’ancien président a notamment été confronté à Pascal Bonnefoy, l’ex-majordome de Liliane Bettencourt. L’objectif du juge Jean-Michel Gentil était de vérifier combien de fois Nicolas Sarkozy s’était rendu au domicile de l’héritière de l’Oréal pendant sa campagne de 2007, et s’il l’avait rencontrée à cette occasion. […]

Le Figaro (Merci à Patico et kdown)

« BHL, le juif, ne fera pas le voyage à Tripoli avec Sarkozy »

Il y a tout juste deux ans, Nicolas Sarkozy annonçait le début de l’intervention française qui devait aider les rebelles libyens à mettre fin au régime de Mouammar Kadhafi. C’est ce qu’il célébrera ce mardi en compagnie du maire de Tripoli, Sadat al-Badri, puis du Premier ministre Ali Zeidan. Alain Juppé et Dominique Perben l’accompagnent. Bernard-Henri Lévy aurait bien aimé être de la partie.

(…) Dans un contexte sécuritaire qui reste tendu, la mairie redoutait un incident : Bernard-Henri Lévy est juif, et cela pourrait servir de prétexte aux milices islamistes pour attaquer la mairie, nous explique-t-on. Alors qu’une église copte a été brulée la semaine dernière à Benghazi et qu’un prêtre a été attaqué à Tripoli, le risque n’est pas négligeable. A tel point que la municipalité avait même envisagé d’envoyer une seconde voiture à l’aéroport pour conduire directement BHL chez le premier ministre Ali Zeidan « puisqu’il l’a invité ».

(…) Rue89

Quand Nicolas Sarkozy rajoutait des caméras bidon lors de ses déplacements

Selon Michèle Alliot-Marie, Nicolas Sarkozy convoquait parfois des cameramen bidon pour exagérer l’importance médiatique de ses déplacements officiels.

En 2002, après une longue traversée du désert, Nicolas Sarkozy revient sous les projecteurs. Pendant presque toute la durée du deuxième mandat de Jacques Chirac, il est l’un des ministres les plus médiatiques, à l’Intérieur surtout qu’il a dirigé pendant presque 4 ans. Avec sa femme Cécilia, il met habilement en scène une image d’homme d’état énergique, en multipliant les déplacements accompagnés d’une horde de journalistes et en se rendant très régulièrement dans les émissions de télévision.

A l’époque, l’agitation de ce ministre qui prépare ostensiblement la présidentielle de 2007 agace plusieurs de ses collègues. Dans son livre, « Une femme au coeur du pouvoir d’Etat » qui vient de paraître, Michèle Alliot-Marie accuse son ancien collègue du gouvernement d’avoir un peu exagéré l’ampleur de son attrait médiatique en ayant recours à des stratagèmes. L’ancienne ministre de la défense révèle en effet que Nicolas Sarkozy convoquait des caméras bidon pour accentuer l’effet de meute de journalistes à ses trousses, lors de ses déplacements officiels.

« Avant son élection en 2007, je voyais toujours Nicolas Sarkozy arriver entouré d’une nuée de caméras. Certaines portaient les sigles de TF1, France 2, etc., mais d’autres étaient sans marque, écrit Michèle Alliot-Marie. Ces caméras, placées par le cabinet même de Nicolas Sarkozy, étaient destinées à véhiculer une image de futur président qui monopolise l’intérêt des médias » poursuit celle qui a succédé à Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur en 2007.

Ce n’est pas la première fois que le service de communication de l’ancien président de la République est accusé de « manipulation ». On se souvient que tout au long de son mandat, Nicolas Sarkozy a souvent été soupçonné d’avoir recours à des figurants lors de ses déplacements en Province.

(…) Pure Media

Mali. Hollande : «Les droits des femmes» parmi les raisons de l’intervention française (Vidéo)

François Hollande a vivement répondu aujourd’hui sans toutefois le nommer, à son prédécesseur Nicolas Sarkozy qui avait critiqué l’intervention française au Mali, affirmant qu’elle a lieu au nom des droits des femmes, de la lutte contre le terrorisme ou de la liberté religieuse.

Hollande : «En aucun cas, la France n’interviendra au Mali» (Novembre 2012) (Vidéo)

«Si certains s’interrogent pour savoir pourquoi la France est au Mali, c’est parce qu’il y avait des femmes qui étaient victimes de l’oppression et de la barbarie.

Parce que ceux qui étaient ainsi traités étaient des musulmans […].

Le Figaro