Perpignan (66) : un campement de Roms détruit par un incendie

Le feu s’est déclaré, mercredi soir, vers 20h30, dans un endroit isolé, situé derrière une grande surface, à la sortie sud de Perpignan. L’alerte a été donnée par des agents de sécurité du magasin de bricolage.

Les sapeurs pompiers sont intervenus rapidement mais les habitations de fortune ont été détruites par les flammes.


Un témoin oculaire de la communauté Rom, rencontré ce jeudi matin, affirme avoir vu la veille un individu asperger les lieux avec de l’essence avant de l’enflammer.

Une enquête de police est en cours pour vérifier l’origine du sinistre et les services sociaux de la municipalité se sont rendus sur place, ce matin, pour tenter de trouver une solution pour l’hébergement des familles de Roms.

France 3

Les tracteurs volés partaient pour la Roumanie

Trois tracteurs volés à Nuaillé ont été retrouvés au matin, alors qu’ils circulaient près d’Orléans. Les voleurs avaient compté sans la prévoyance du propriétaire de la concession qui avait pris soin d’équiper le plus cher de ses tracteurs d’une puce électronique permettant de le géocalisé à distance.

Courrier de l’Ouestmerci Paul Kersey

Paris : condamnés pour avoir mendié avec leurs enfants

La mendicité considérée comme une forme de maltraitance : c’est sans doute une première.

Selon nos informations, le tribunal correctionnel de vient de condamner un couple à huit mois de prison pour « privation de soins d’un mineur par ascendant ». Pendant plus d’un an, les deux parents d’origine rom se sont servis de leurs deux plus jeunes enfants, des jumeaux âgés de seulement 3 ans, pour faire la manche sur un boulevard parisien.

Saisi après un signalement du voisinage, le parquet de a estimé le cas suffisamment grave pour transmettre en urgence le dossier à un tribunal et requérir des peines de prison. Les , dans une décision probablement unique à ce jour, ont suivi.

Le couple, installé en France depuis plusieurs années, tire l’essentiel de ses revenus de la générosité des passants. Début 2013, Mariana, la mère, une Roumaine âgée de 38 ans, commence à faire la manche sur le boulevard Barbès (XVIII e arrondissement). A ses côtés, Francesca et Anthony, ses deux plus jeunes enfants. « Quelle que soit la météo, ils étaient vêtus d’un bas de jogging et d’un pull, tous deux très sales. Lorsqu’il faisait vraiment froid, la mère leur donnait en plus une couverture à se partager », détaille une source proche de l’affaire. (…)

Le Parisien

Montgeron (91) : le camp de Roms part en fumée

Un violent incendie a ravagé un camp de Roms, dans la nuit de dimanche à ce lundi, à Montgeron (Essonne). Le feu s’est déclaré vers 3 heures du matin n’a pu être définitivement éteint par les pompiers qu’à 8 heures ce matin. Entre-temps, les flammes ont dévasté la moitié de ce camp de quelque 250 personnes, établi à proximité de la N6, en limite de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne). Le sinistre n’a pas fait de victimes.

Environ 140 personnes, dont 50 enfants, ont été hébergés dans un gymnase de la commune, à proximité des lieux du sinistre. Les Roms s’étaient installé là l’été dernier et étaient sous le coup d’un arrêté d’expulsion qui devait prendre effet le 31 mars.

Le Parisien

Roms : Pour le gouvernement, il s’agit d’un problème de logement, pas d’immigration

Alors que les campements illicites de Roms sont devenus un sujet récurrent de crispations politiques, c’est dans une relative discrétion, lundi 10 mars, qu’une convention entre le gouvernement et la société d’économie mixte Adoma (ex-Sonacotra), spécialisée dans le logement des plus démunis, a été signée, afin d’aider à la résorption de ce qu’il est désormais convenu d’appeler des «bidonvilles».

Relire Cyril et Sophie, bientôt à la rue

A deux semaines des élections municipales, ce changement n’est pas que sémantique. Il révèle une nouvelle approche. Alors que, sous Nicolas Sarkozy, les Roms étaient d’abord considérés comme des migrants en situation irrégulière à expulser s’ils n’étaient pas autonomes financièrement – soit une application stricte de la législation européenne en matière de séjour –, la gauche semble de plus en plus considérer qu’il y a moins un problème d’immigration à régler que de logement.

En signant ce nouveau partenariat pour trois ans avec Adoma, le gouvernement s’aligne sur une analyse défendue par le monde associatif : celle selon laquelle la proximité géographique entre la France, la Roumanie et la Bulgarie risque de maintenir longtemps des bidonvilles aux abords des grandes agglomérations. Une situation source de tensions multiples à laquelle il conviendrait mieux de mettre fin en relogeant progressivement leurs occupants. D’autant que ceux-ci ne seraient pas plus de 20 000 en France, soit 3 000 à 4 000 familles. […]

Pour tenter de sortir de cette impasse, le gouvernement a, en plus d’Adoma, missionné depuis septembre 2013 un sous-préfet spécialement chargé du suivi des campements illicites à la préfecture d’Ile-de-France, Jérôme Normand. […] M. Normand est par ailleurs engagé dans une évaluation de la quinzaine de villages d’insertion de la région. Ces villages fonctionnent relativement bien, mais sont très onéreux. En Seine-Saint-Denis, pour 500 personnes réparties dans cinq villages, il a fallu plus de 5 millions d’euros. Le travail de M. Normand devrait donner lieu à des propositions d’ici à l’été.

Toute la difficulté pour M. Normand comme pour Adoma, devrait être de faire adhérer à des programmes d’insertion un public très précarisé, concentré sur une vie au jour le jour. Même dans les villages d’insertion, le taux d’assiduité en cours des enfants ne dépasse pas 40 %. Et ce, alors que les parents s’engagent en principe à les scolariser en échange du logement.

Le Monde (Merci à rastignac )

Christian Estrosi en campagne à Nice : Police, Roms….(vidéo)

Seine-et-Marne : huit campements de Roms évacués

Quelque 150 Roms ont été expulsés de leurs campements de fortune mercredi dans les bois de la Cité Descartes, à Champs-sur-Marne (77) par les policiers arrivés à l’aube. Des expulsions sous haute surveillance et quelques tensions entre les forces de l’ordre et des membres d’associations empêchés d’entrer dans les camps.

Vers 7 heures, une centaine de policiers et CRS ont procédé à l’expulsion de familles Roms installées dans huit campements disséminés aux abords de la cité Descartes où est implantée l’université du même nom.

Une fois les familles parties, les cabanes et baraquements de fortune ont été détruits à l’aide de pelleteuses. Une partie des familles avait déjà été expulsée d’un autre campement de la ville en décembre dernier.

Le Parisien

Trappes (78): cinq Roumains interpellés avec près d’une tonne de cuivre volé

Cinq Roumains ont été arrêtés dans la nuit de jeudi à vendredi à Trappes (Yvelines) à bord de véhicules transportant, dans l’un d’eux, près d’une tonne de cuivre volé, a-t-on appris de source policière.

Trois tourets, autour desquels étaient embobinés 900 kilos de câbles électriques en cuivre, d’une valeur estimée à 6.000 euros, ont été découverts à bord d’un utilitaire lors d’un contrôle de la brigade anti-criminalité, vendredi vers 4H00 du matin.

Intrigués par le véhicule qui roulait lentement et dont le garde au sol était particulièrement bas en raison du poids, les policiers ont arrêté l’utilitaire et un monospace qui l’accompagnait, dans lequel ont été retrouvés une pioche et des gants.

Les étiquettes encore présentes sur les câbles ont permis d’identifier le fabriquant basé en Bretagne. Ce dernier a alors indiqué aux enquêteurs qu’une de ses sociétés de stockage, basée à Limay (Yvelines), avait été victime il y a trois semaines d’un vol par effraction de quatorze tourets.

Les cinq occupants des véhicules, âgés de 25 à 35 ans, ont été placés en garde à vue pour «recel de vol» au commissariat de Trappes.

Libération (AFP)

Municipales : La LDH en campagne contre la «haine» et «l’extrême droite»

Campagne de la Ligue des Droits de l’homme (LDH) : « Les municipales notre affaire ». L’association met en ligne le même texte avec 7 titres différents :
Ma ville, ma vie, je la veux : fraternelle-solidaire-juste-libre-ouverte-accueillante-démocratique.

« Vivre ensemble», cela se pose à l’ensemble des pays européens, mais il faut d’abord trouver une réponse au niveau local, là où l’extrême droite cherche à ancrer ses solutions xénophobes et racistes. C’est dans le débat démocratique que se construit le «vivre ensemble». […]

Les élections municipales sont l’occasion pour les citoyen-ne-s de confronter leurs problèmes, l’analyse des maux qui travaillent la société française, de débattre avec les élu-e-s et les candidat-e-s. Porter des propositions de démocratie et de progrès, c’est bannir la haine du débat public. […]

Parce que les étranger-e-s aussi ont des droits, les mêmes pour toutes et tous, la LdH refuse une politique de l’immigration fondée sur l’enfermement des sans-papiers, les expulsions policières et la réduction de l’asile. Elle milite pour l’égal accès de chacun-e à la dignité et aux droits (vie familiale, logement, soins, accès au travail, éducation). Cela suppose notamment la régularisation des sans-papiers qui vivent parmi nous, avec un titre pérenne et de plein droit, l’accueil et la scolarisation de leurs enfants, une action concertée pour favoriser l’insertion des populations qui vivent dans les squats ou les campements, tels les Roms, victimes d’un rejet raciste insupportable.

C’est pourquoi la LdH entend porter dans le débat public des valeurs et des propositions qui servent l’intérêt général, basées sur la liberté, l’égalité et la fraternité.

Il est d’autant plus important de le réaffirmer que les thématiques d’extrême droite, qu’elles soient portées par le Front national ou d’autres forces ou personnalités politiques, s’acharnent à dévoyer le débat public pour faire de l’étranger l’origine de tous nos maux.

Site de la LDH ; Ma ville, ma vie, je la veux fraternelle

Municipales à Saint-Denis : 82 Roumains à la même adresse

L’inscription de 82 Roumains domiciliés à la même adresse sur les listes électorales de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) a déclenché un bras de fer entre le candidat socialiste Mathieu Hanotin, qui soupçonne une fraude, et le maire communiste Didier Paillard, qui dénonce une stigmatisation.

 

Le député socialiste a annoncé aujourd’hui qu’il déposerait dans la journée un recours au tribunal d’instance pour fraude sur les listes électorales, après avoir été « surpris de constater que sur 206 électeurs de l’Union européenne inscrits à Saint-Denis, 82, tous d’origine roumaine, résident à la même adresse ». « Nous avons de vrais doutes sur les contrôles des domiciles de 48 personnes qui vivent dans ce bidonville. Si des éléments de preuves sont apportés, tant mieux, mais il y a des personnes dont nous n’avons pas réussi à retrouver les preuves de la réalité de la résidence », a-t-il déclaré lors d’un point-presse dans son local de campagne à Saint-Denis.

(…) Le Figaro

Un camp d’une centaine de Roms évacué à Saint-Fons

Environ 130 personnes, dont des familles, ont été évacués tôt ce mercredi matin d’un camp de fortune qu’elles occupaient depuis plusieurs mois à Saint-Fons, en bordure du périphérique.

L’évacuation par la police a débuté peu avant 7 heures, boulevard Sampaix, où s’étaient installés sur un terrain privé une centaine de Roms roumains. La préfecture du Rhône, après vérification des identités des occupants, a dénombré 133 personnes dont quatre familles avec des enfants de moins de trois ans. Ces dernières, soit onze personnes ont immédiatement bénéficié «de mesures de mise à l’abri».

A la suite de cette expulsion, une personne, sous le coup d’un mandat d’arrêt international, a été interpellée.

Le Progrès

Paul-Marie Coûteaux évoque des «camps» pour les Roms, la presse tente de polémiquer (MàJ vidéo)

Paul-Marie Coûteaux était l’invité de TV Libertés ce soir :

Sur son blog de campagne, le candidat Rassemblement Bleu Marine se répand sur la présence de Roms dans le VIe arrondissement de Paris, et se demande ce que peut faire le ministre de l’Intérieur, «à part concentrer ces populations étrangères dans des camps».

Hebergeur d'imageQu’a vraiment voulu dire Paul-Marie Coûteaux, tête de liste FN-Rassemblement Bleu Marine dans le VIe arrondissement de Paris en évoquant dans son blog de campagne la «concentration» de Roms dans des «camps» ? Repérée par l’Agence France Presse, la petite phrase datée du 25 février a rapidement été démentie par l’intéressé qui plaide l’incompréhension de ses écrits.

Sur son blog, le candidat Rassemblement Bleu Marine évoque à de nombreuses reprises la présence de Roms dans son arrondissement. Il qualifie leur présence «d’invasion», de «lèpre» qui porte atteinte à «l’ordre esthétique» de ce quartier huppé de Paris. «Du fait que des familles entières s’installent au milieu de nos rues avec leurs bouts de lits rouillés, leurs matelas, leurs cabas, de cette saleté et des épidémies qu’elle ne manquera pas de provoquer (…), nul ne se sent responsable.» Cette situation «témoigne jusqu’à la caricature de l’irresponsabilité générale, et corrélativement de l’abandon complet de la dignité nationale», écrit-il.

«Mais que peut faire M. le ministre de l’Intérieur – à part concentrer ces populations étrangères dans des camps, où la vie serait sans doute si peu conforme à ce qu’elles escomptaient du voyage qu’elles préféreraient déguerpir d’un territoire aussi inhospitalier ?», poursuit-il. [...]

Le Figaro