« Ce sont les adultes qui ont hiérarchisé les gens en races alors que les races n’existent pas »
races
Un gène doublerait le risque d’Alzheimer chez les Noirs
Une variante d’un gène –qui joue un rôle mineur chez les Blancs– double quasiment le risque de développer la maladie d’Alzheimer chez les Noirs américains, révèle une étude publiée mardi dans le Journal of the American Medical Association.

« Le gène ABCA7 révèle sans aucun doute un risque génétique de la maladie d’Alzheimer chez les Noirs américains », souligne le Dr Richard Mayeux, professeur de neurologie à la faculté de médecine de Columbia à New York, principal auteur de ces travaux. « Jusqu’alors, les données génétiques sur Alzheimer dans ce groupe de population étaient très limitées », précise-t-il.
Ce gène intervient dans la production de cholestérol et de lipides, ce qui pourrait signifier que les déséquilibres du métabolisme des graisses pourraient être un facteur favorisant plus encore la survenue de la maladie d’Alzheimer chez les Noirs américains que chez les Blancs, relèvent ces chercheurs.
(…) 7sur7.be
« L’inquiétante résurgence des théories de la race » (L’Huma / Mrap)
[texte intégral]
Bernadette Hétier et Pierre Mairat, coprésidents du MRAP mettent en exergue « la gangrène de la racialisation du discours qui affecte aussi certains secteurs communautaires, et c’est là un fait nouveau ». Ils en appellent « au législateur pour que la proposition de retirer le mot race de la Constitution soit retenue ».
« Le racisme peut se définir par la multiplication de propos ou d’actes stigmatisant telle ou telle catégorie de la population, par des rapports de domination inscrits dans une histoire liée ou non à la colonisation, par la relégation sociale, les discriminations, par un statut de citoyen de seconde zone, par des contrôles policiers, etc.
Mais il peut s’exprimer aussi dans un corps de doctrine racial. Les théories racistes peuvent, selon les contextes, se propager à l’ensemble de la société et doivent être combattues et dénoncées clairement et fermement. Le combat du Mrap contre le discours racial d’extrême droite ou de droite extrême est connu. Les principales populations ciblées sont les Roms, les populations arabes ou noires, les musulmans. Ce combat a amené le Mrap, dans la dernière période, à dénoncer ou à traîner en justice des gens comme Finkielkraut, Hortefeux, Sarkozy, Guéant, Zemmour.
Mais la gangrène de la racialisation du discours affecte aussi certains secteurs communautaires, et c’est là un fait nouveau. Dans les médias, une mouvance politique-communautaire se revendique de la « lutte des races ». Les théories d’exclusion et la sémantique identitaire raciale qu’elle développe s’apparentent à celles de l’extrême droite. On retrouve en effet, dans ses discours, les concepts de race, de lutte des races, de frères de race. Chacun est appelé à pratiquer un apartheid organisationnel, politique ou associatif basé sur la couleur de peau. Les individus sont essentialisés dans des origines supposées antagoniques. L’universalisme cède alors la place au relativisme culturel. Le « eux et nous » s’oppose à la mixité sociale, parfois jusqu’au cœur de l’intime quand les couples mixtes sont stigmatisés, à l’extrême droite ou dans ses franges communautaires.
La race éclipse alors les clivages sociaux. Les frères de race, toutes classes sociales confondues, se substituent aux citoyens solidaires. Le message politique rejoint celui de l’extrême droite qui, sous couvert de race ou de nation, a toujours voulu nier ou relativiser les antagonismes de classes. C’est ainsi que les événements des banlieues de l’année 2005 ne sont plus perçus comme une révolte contre les difficultés de vie et la relégation sociale, mais comme une première manche de la « guerre de race » des non-Blancs contre les Blancs. C’est une thèse partagée par l’extrême droite et ses mouvances communautaristes.
Le Mrap, qui lutte contre tous les racismes, doit déconstruire tous ces discours identitaires et raciaux. Il rappelle sans équivoque que le racisme systémique frappe toujours les mêmes groupes humains, postcoloniaux ou roms. Ce racisme-là n’est pas de même nature que les actes épars et marginaux de haine raciale anti-Blancs qui peuvent être constatés. Mais toute tentative d’offrir à ces manifestations, marginales et non structurées idéologiquement, un corps de doctrine opposant les Blancs aux non-Blancs rencontrera l’opposition ferme du Mrap.
Le Mrap refuse toute idéologie raciste qui enferme les individus dans une lutte des races ou des identités supposées, dont le Noir, le Rom, l’Arabe, le juif, le musulman, le Blanc ou l’Asiatique seraient les ennemis désignés. Le Mrap refuse les chocs identitaires et raciaux, quelles qu’en soient les victimes et quels qu’en soient les auteurs. C’est pourquoi le Mrap en appelle au législateur pour que la proposition de retirer le mot race de la Constitution soit retenue. Ce serait là un geste symbolique fort qui aiderait à enrayer toute résurgence de l’existence des races et de leurs antagonismes. »
Faut-il débaptiser les rues et les écoles Paul Bert, emblème de la « gauche républicaine » ?

Paul Bert (1833-1886) est une figure emblématique de la « gauche républicaine ». Il est avec Jules Ferry l’un des pères fondateurs de l’école gratuite, laïque et obligatoire et eut droit à des Funérailles nationales. De nombreuses rues* portent son nom, ainsi que de nombreux établissements scolaires** , sans compter les garderies, gymnases, ponts, quais… Il a sa statue à Auxerre (photo ci-dessus)
**Poitiers, Le Havre, Arras, Toulouse ,Tourcoing, Malakoff, Maison Alfort, Paris…
Paul Bert a en outre été un grand rédacteur de manuels scolaires. Certains d’entre eux ont été régulièrement réédités, de 1880 jusqu’aux années 1930. Extraits choisis : Lire la suite
Pourquoi vouloir enlever le mot « race » des cartes d’identité de Singapour ?
Pourquoi voulez vous enlever la mention race de votre carte d’identité ?
Mr Muigai a commencé par mentionner le problème de la mention ‘race’ sur les cartes d’identités des citoyens de Singapour. Il affirme que mentionner la race sur la carte d’identité augmente le sentiment des différences raciales, qui mène à des lois votées sur des motifs purement raciaux, qui conduisent ensuite à la discrimination raciale. Comme le multiculturalisme et les mariages inter-raciaux augmentent, cela crée aussi de la confusion, quant à l’accession à certaines associations, créées sur des bases raciales (ethniques). Il recommande donc d’enlever la mention ‘race’ de tous les documents d’identités du pays.
Dans les pays où la race et l’ethnie ne sont pas présentes sur les documents d’identités, certaines personnes sont toujours victimes de discrimination basées sur leurs noms, qu’ils soient asiatiques, afro-américains, sud-asiatiques ou moyen-orientaux. (Cela se produit bien évidemment lorsque les individus ne sont pas présents physiquement les uns à côté des autres.) Lors de la première étape d’une candidature pour trouver un emploi, les candidats doivent le plus souvent indiquer leur nom plutôt que d’envoyer une photocopie de leur CI. Dans tous les cas, la CI contient une photo du propriétaire de la carte, qui révélera certainement l’origine ethnique de ce dernier. Si nous suivons la logique du Rapporteur, devons nous également supprimer la photo sur la CI? Le problème de la discrimination raciale est beaucoup plus profond que des histoires d’esthétiques de la CI.
En effet, nous devons rappeler le cas de la France, qui sous prétexte de sa philosophie égalitaire traite tous ses citoyens de la même façon, en refusant de les classer par ethnie. Il est interdit par la loi d’établir des statistiques ethniques. The Economist met cependant en évidence dans son article de Mars 2009, les points faibles de ce raisonnement. « Comment un pays peut il affirmer que les minorités ethniques progressent si il ne reconnait même pas qu’elles existent! » A un niveau pratique, chaque pays a besoin « d’outils statistiques qui leur permettront de mesurer précisément la diversité, pour cibler les progrès à réaliser et mesurer ces progrès. »
D’un côté, le Rapporteur affirme que l’identification raciale sur les CI contribue au racisme, de l’autre, les minorité en France (où l’on ne distingue pas les races) affirment que nier l’existence des races est de la pure hypocrisie, et ne fait que cacher le problème. Si les personnes pratiquant la discrimination raciale ne voient pas votre ethnie sur votre CI, ils la verront lorsqu’ils liront votre nom, verront votre peau ou votre tête… C’est un problème beaucoup plus profond que ce qui est marqué sur la CI.
En conclusion, la discrimination raciale existe à Singapour, mais enlever la mention ‘race’ de la carte d’identité n’est pas la solution pour combattre ce problème, mais bien pour l’éviter.
( merci à Être et durer pour la traduction )
Nuul Kukk – Tout noir : « une identité ethnique basée sur la fierté et l’appartenance à une race »
La création de l’association Sénégalaise Nuul Kukk (« tout noir » en Wolof) est une réponse ferme contre toute atteinte à l’identité ethnique via les appels à changer la couleur de la peau.
Les rues de la capitale Dakar ont vu apparaitre depuis septembre dernier des centaines d’affiches publicitaires portant le grand titre en Wolof « Khess Petch » et qui veut dire « Toute claire ». Une publicité qui promet aux Sénégalaises une peau blanche garantie dans un délai de 15 jours.
Pour l’association Nuul Kukk, cette publicité touche l’identité ethnique basée sur la fierté et l’appartenance à une race qui a combattu, à travers l’histoire, les hostilités de la nature, les ennemis et les colonialistes blancs.
• Extrait du site Nuul Kukk – Lettre à Madame Thioub
« Il doit être difficile de travailler dans un endroit où la plupart de vos collègues sont de teint clair, parfois même trop clair pour être vrai. Nous vous soutenons et vous encourageons à résister encore plus et toujours. (…) Le ministre de la culture du Sénégal devra nous promettre de tout faire pour que sa télévision soit un miroir de nos cultures et valeurs profondes où travaillent des femmes dignes et fières de leur race.
Source
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Compléments :
• Elle est devenue sublime sous l’effet de la dépigmentation
La chanteuse Daba Seye a changé de teint. Elle est devenue sublime sous l’effet de la dépigmentation. Une pratique qui ne la gêne pas parce que son mari semble être dans le coup. Dakarvoice
• La chanteuse Titi met les moyens pour un teint métissé

Elle a réussi sa dépigmentation, Titi. La chanteuse est devenue claire comme une métisse des îles Cabo Verde. Selon l’oeil de Satelit, il parait qu’elle a utilisé le haut de gamme pour en arriver là. Titi n’a donc pas lésiné sur les moyens les plus modernes(piqûres et pommades) pour se faire une peau neuve et fraîche.
• Elles utilisent l’urine d’homme pour se dépigmenter !
Cote d’Ivoire : (…) Dans la méthode directe, ces femmes très adeptes de la dépigmentation utiliseraient directement et sur place l’urine de leur conjoint. Aussitôt produite grâce à un accord commun, ces femmes s’embaumeraient le visage le soir au coucher en attente de résultat le matin. La seconde méthode indirecte, l’urine est cette fois rajoutée à une pommade applicable sur la peau le soir au coucher. (…) Source
Livre : « Pourquoi y a-t-il des gens racistes ? »
- Maman, c’est quoi le racisme ? Le racisme c’est mal. Besoin d’aide pour approfondir ?
L’objectif de cet ouvrage : sensibiliser les plus jeunes à tous les types de discriminations et à l’intolérance. Les trois auteurs ont fait appel à des élèves du primaire. « Comment devient-on raciste ? Est-ce la faute des parents ? ». Chaque question a droit à sa réponse claire.
Les origines du racisme, les combats de Martin Luther King ou de Nelson Mandela, et aussi l’antisémitisme, l’homophobie, quelques extraits de la Déclaration universelle des droits de l’homme… Même un petit clin d’œil au Front National.
Plus question de se retrouver démuni face à ces sujets capitaux pour le développement de l’esprit et l’éducation. Les dernières questions traitées véhiculent le message fort de ce livre. On y trouve une véritable leçon de vie. La question phrare : « Comment faire pour que le racisme disparaisse ? ». On réalise que si nos enfants comprenaient et mettaient en pratique les solutions données, il se pourrait bien que le racisme disparaisse. Que d’émotion.
On n’attend alors qu’une chose : que tous les enfants lisent ce livre !
Pourquoi y a-t-il des gens racistes ?, par Stéphane Hessel (Photo ci dessous), Sophie Bordet-Petillon et Elodie Durand. Editions Bayard Jeunesse, 2012
Prix indicatif : 9,95 € – Source
La présentation de l’éditeur (extrait) :
Sensibiliser les générations futures au racisme et à l’intolérance, tel est le but de cet ouvrage. À partir de vraies questions d’enfants, les auteurs tentent de définir des notions telles que le racisme, les différences, mais aussi les discriminations, l’apartheid, l’esclavage, les colonies, l’antisémitisme, les génocides (…) Les auteurs répondent avec délicatesse à toutes les questions posées.
Pourquoi on est tous si différents ? – Ça sert à quoi d’être raciste ?- Pourquoi tous les hommes n’ont pas la même couleur de peau ?- Comment est né le racisme ?- Quand on subit du racisme, comment se défendre ?- Est-ce que le racisme a toujours existé ?- Dire du mal des Juifs, est-ce du racisme ?- Pourquoi, avant, dans certains pays, on a séparé les Noirs des Blancs ?- Pourquoi, en France, est-ce souvent les Noirs et les Arabes qu’on insulte ?- Quand des personnes sans-papiers sont renvoyées dans leur pays, est-ce du racisme ?- Les gens qui votent pour le Front national sont-ils racistes ?- Est-ce qu’un jour, le racisme disparaîtra ?- Etc. (source)
Virginie (USA) : Un barème différent des notes des enfants en fonction de leur race
Traduction bienvenue
According to a story at Northwest Public Radio, the state of Virginia’s board of education has decided to institute different passing scores for standardized tests, based on the racial and cultural background of the students taking the test. Apparently the state has chosen to divide its student population into broad categories of black, white, Hispanic, and Asian — which takes painting with a rather broad brush, to put it mildly. From the article (there’s an audio version linked as well): « As part of Virginia’s waiver to opt out of mandates set out in the No Child Left Behind law, the state has created a controversial new set of education goals that are higher for white and Asian kids than for blacks, Latinos and students with disabilities. … Here’s what the Virginia state board of education actually did. It looked at students’ test scores in reading and math and then proposed new passing rates. In math it set an acceptable passing rate at 82 percent for Asian students, 68 percent for whites, 52 percent for Latinos, 45 percent for blacks and 33 percent for kids with disabilities. » (If officially determined group membership determines passing scores, why stop there?) Florida passed a similar measure last month.
(Merci à Mycky)
À Richmond, l’ère post-raciale se fait attendre
En Virginie, où le souvenir de la lutte pour les droits civiques reste vivace, les quatre dernières années n’ont rien changé à la ségrégation de fait entre les communautés.
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Résultat, comme tant d’autres villes américaines, Richmond reste profondément ségréguée racialement et socialement. À l’ouest, les quartiers riches et blancs, avec d’excellentes écoles publiques. À l’est et au centre-ville, les quartiers noirs, véritable concentré de pauvreté visible à l’œil nu, avec leurs clochards aux yeux injectés et aux pantalons ballants qui errent dans les rues à la recherche de drogue, souvent armés.
Depuis peu, certains quartiers, comme le nord-est, se mélangent, grâce à l’arrivée de la bourgeoisie noire ou latino et de jeunes professionnels blancs type «bobos». Mais cela reste rare, regrette Moeser. Une raison vient de la persistance d’une ségrégation rampante, bien qu’illégale, du marché de l’immobilier, note Gary Orfield, professeur à l’université Ucla et spécialiste réputé de la question raciale. Il raconte que les agents immobiliers ne proposent pas de maisons aux Noirs aisés chez les Blancs et vice versa.
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Diversitaires Vs Identitaires (schéma)
La paléogénétique révèle une humanité éclatée
(…) Le séquençage des restes humains génère déjà des conflits politiques. Celui d’un Aborigène australien, par exemple, a été réalisé sans l’accord des représentants de ce peuple ; il a révélé que les Aborigènes constituaient un rameau particulier de l’espèce humaine.
La conception – politiquement essentielle – d’une humanité unique est en train de voler en éclats.
Plus préoccupant, certaines des séquences génétiques héritées du métissage avec des hommes archaïques concernent des gènes gouvernant l’organisation cérébrale et impliqués dans le fonctionnement des synapses neuronales.
Le débat sur la notion de race, sur l’égalité entre elles, que l’on espérait à jamais enterré, pourrait resurgir. Les humanistes devront être vigilants et veiller à ce que ces troublantes découvertes paléogénétiques ne deviennent pas des arguments aux mains des idéologues racistes.
Complément : la notion de race vue par la science en 1959. Raoul Hartweg, anthropologue, professeur d’ethnologie -> voir la vidéo ci-dessous à partir de 1’30″
L’État providence dépend largement de la cohésion ethnique
Dans un ouvrage traduit en français sous le titre « Combattre les inégalités et la pauvreté : Les États-Unis face à l’Europe » (Flammarion, 2006) (1), deux économistes de renom international, professeurs à Harvard, Alberto Alesina et Edward L. Glaeser, ont cherché à comprendre pour quelles raisons l’État providence est plus présent en Europe occidentale qu’aux États-Unis, alors que les pays concernés ont des racines culturelles et religieuses comparables. (…)

Réunion « flash mob » (via les réseaux sociaux) ayant dégénéré en émeutes à Philadelphie, États-Unis, en février-mars 2010 (photo : Philadelphia Inquirer via le New York Times)
L’ambition du livre est d’aller aux sources des différences entre les deux modèles. Il n’a pas pour propos d’analyser les impacts des politiques de redistribution sur le dynamisme économique et sur la croissance. Il ne s’agit donc pas d’évaluer les coûts et les avantages de l’État providence.
Après des observations liminaires sur les faits et les chiffres, Alesina et Glaeser montrent que la théorie économique pure explique très peu les écarts entre les politiques de redistribution aux USA et en Europe. Par contre, et ceci constitue l’essentiel de leur apport, ils montrent que la faiblesse de l’État providence en Amérique a deux causes fondamentales et de poids égal : la spécificité des institutions américaines et l’hétérogénéité de la population Outre-Atlantique. Ce deuxième aspect est largement traité à travers la question raciale et ethnique aux États-Unis. (…)


