Mythes et mensonges : «la France, terre d’immigration» [redif]

Extrait du livre “Le terrorisme intellectuel” de Jean Sévillia (p141)

« Selon le discours en vogue, la France aurait toujours été un creuset de population. Du point de vue historique, cette assertion est fausse. Du VIe au XIXe siècle, le fond du peuple français est demeuré le même.

Au XIXe siècle apparaît une immigration saisonnière, les travailleurs retournant dans leur pays après leur labeur. La première grande vague migratoire a lieu après la Première Guerre mondiale. Elle est constituée d’Italiens, d’Espagnols. de Polonais et de ressortissants d’autres nations de l’Est. Ceux-ci s’assimilent peu à peu, par le biais de l’école, du service militaire et de la guerre — certaines institutions exerçant une force intégratrice : l’Eglise catholique, les syndicats, et même le Parti communiste.

A partir de 1946, la seconde vague migratoire vient d’Algérie.

Contrairement à ce qui se répète, ce n’est pas le patronat qui fait venir cette main-d’œuvre: ce sont les pouvoirs publics, afin de trouver une issue à l’explosion démographique de la population musulmane d’outre-Méditerranée.

Après 1962, l’Algérie indépendante, le flux migratoire reprend, en vertu de la libre circulation stipulée par les accords d’Evian. Si l’immigration est officiellement interrompue en 1974, le regroupement familial, autorisé en 1975, accroit dans les faits le nombre d’arrivants.

D’autres courants migratoires apparaissent, issus d’Afrique noire ou d’Asie. Et en vertu de la loi, tout enfant né en France de parents étrangers peut, à sa majorité, accéder à la nationalité française.

En 1975, les Européens (Portugais, Espagnols, Italiens) forment 60 % du total des étrangers installés en France, et les Africains 34 %. En 1990, la proportion est inversée : 45 % d’Africains (dont 39 % de Maghrébins), 40 % d’Européens, et 11 % d’Asiatiques (dont 5 % de Turcs).

Cette réalité, les pouvoirs publics la dissimulent. Le 26 octobre 1985, le Figaro Magazine provoque un tollé en publiant des projections montrant l’ampleur du phénomène migratoire. « Serons-nous encore français dans 30 ans? » demandent Jean Raspail et le démographe Gérard-François Dumont. (…)

Dès la parution du dossier, Georgina Dufoix, le ministre des Affaires sociales, réagit par un communiqué virulent : «Le Figaro Magazine adopte la méthode Le Pen qui consiste à lancer des chiffres mensongers. Cette construction, qui rappelle les théorie les plus folles du nazisme, doit être démontée et poursuivie.» Dans le Matin, Max Gallo stigmatise «un document qui fera date dans l’histoire du racisme de l’après-guerre en France ».

Le ton est donné : prévoir les conséquences d’une immigration massive, c’est faire preuve de racisme.»

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Ci-dessous : Texte repris de Polemia.com

Les « grandes invasions » : une immigration  numériquement bien modeste

Les « grandes invasions » ont duré du IVe au IXe siècle. Mais l’entrée des « Barbares » dans l’Empire romain n’a porté que sur un petit nombre de personnes. Le peuplement d’origine de la France, à quelques pour cent près, n’a pas été modifié.

De Charlemagne à la Révolution : peu de changement dans le socle de population

A partir de la fin du haut Moyen Age, le peuplement français ne subit plus que des modifications limitées. Ainsi les guerres de religion et la révocation de l’Edit de Nantes privent la France d’une partie de ses élites nobles protestantes ; et l’Alsace sera repeuplée de Suisses et d’Alamans venus combler les pertes de la guerre de Trente Ans.

A ces exceptions près, le socle de la population française à la veille de la Révolution reste le même qu’au temps de Charlemagne. Et le restera jusqu’à la fin du XIXe siècle.

1885/1970 : un courant d’immigration européenne

Plusieurs courants d’immigration arrivent en France, à partir de 1885 : polonaise, italienne et belge d’abord ; espagnole et portugaise durant les « trente glorieuses ».

Ces immigrations de race blanche, de culture européenne et de religion catholique s’assimileront très rapidement ; et leur apport à l’identité française paraît somme toute modeste.

Certes, il reste dans la région Nord des particularismes polonais et en Lorraine ainsi que dans certaines villes du Midi des traditions italiennes mais celles-ci se sont intégrées à la culture française au même titre que les cultures régionales : on trouve trace de ces immigrations dans les chants, les habitudes culinaires ou certaines expressions.

Mais, fondamentalement, l’identité française n’a pas été modifiée.

Les vagues d’immigration maghrébine et africaine

Les immigrations maghrébines et africaines des quarante dernières années changent radicalement la donne. D’abord, elles sont beaucoup plus massives que les précédentes : 80.000 à 100.000 personnes par an dans les années 1980/1990, 150.000 à 200.000 personnes par an depuis 2000.

Ensuite, elles concernent des hommes et des femmes venus de civilisations profondément différentes de la civilisation française : civilisation arabo-musulmane pour les uns ; civilisation africaine pour les autres.

Et ces immigrations ne sont pas en cours d’assimilation ; bien au contraire, les problèmes d’intégration qu’elles posent s’aggravent année après année.

Le recul de la civilité française

La présence d’une abondante immigration noire et africaine dans certaines régions est même un élément destructeur de l’identité nationale.

En effet, la transmission de la langue, de l’histoire et de la culture françaises, à travers l’école, devient difficile sinon quasi impossible là où les enfants d’origine française sont dramatiquement minoritaires. Dans certains quartiers on assiste même à une assimilation à l’envers : par défrancisation générale.

Les paysages urbains sont eux-mêmes modifiés par la destruction du tissu commercial traditionnel au profit des commerces ethniques et des enseignes déracinantes. Le bazar et le bidonville s’imposent comme nouvelle forme urbaine dans des pans entiers de plusieurs départements jusqu’ici français.

La perte des repères débouche souvent sur une dégradation des comportements : agressivité gratuite, violence camouflée sous capuche ou simples crachats devenus une pratique courante ; des signes indiscutables d’un recul de la civilité et de la civilisation.

La progression de l’islam dans les banlieues – et la crainte de toute attitude susceptible d’être qualifiée « d’islamophobe » – remet en cause les valeurs mêmes de notre civilisation : la liberté de penser par soi-même, l’esprit de libre examen, le respect de la personne, y compris de la femme.

Dans ces conditions, parler « d’apport de l’immigration à l’identité française » relève, intellectuellement, de la novlangue et, politiquement, de l’imposture.

Polemia

Europe. Raphaël Liogier : «L’islamisation est un mythe» (Le Monde)

Pour Raphaël Liogier, politologue, la peur de l’islam en Europe est irrationnelle et relève du mythe. Son dernier ouvrage : Le mythe de l’islamisation, essai sur une obsession collective, éd. du Seuil,

L’islamisation, c’est la mise en scène morbide de l’extinction de la culture européenne. Et c’est cette mise en scène qui alimente un nouveau populisme, qui n’est plus ni de droite ni de gauche.

Le débat est en réalité nourri par le sentiment de faire face à une catastrophe imminente qu’il faudrait à tout prix éviter, au prix même de la violation des droits de l’homme. S’il s’était agit d’un bonnet quelconque ou d’une robe safran symbolisant l’appartenance au bouddhisme, il est clair que l’affaire n’aurait pas eu lieu. […]

Le problème n’est même pas l’islam en tant que tel, mais le sentiment obsessionnel d’être assiégé, autrement dit l’angoisse de l’islamisation. […]

L’Europe, qui avait déjà perdu sa prééminence économique et militaire, a maintenant perdu aussi ce qui lui restait encore : sa prééminence symbolique. Une multitude de crises suivront, débats sur les racines chrétiennes de l’Europe, sur une Constitution commune, sur les identités nationales. Pour aboutir à ce sentiment de déclin irréversible partagé par une majorité de Français, sentiment de peur devant les nouvelles grandes puissances comme la Chine.

C’est à partir de cette blessure narcissique du monde européen, plus cruellement ressentie dans cette France qui a construit le mythe de sa propre exception et de son universalité, que l’on doit comprendre l’angoisse de l’islamisation. […]

Si nous ne voulons pas vivre demain dans un régime d’exception, sans doute faudrait-il mettre en place les conditions d’un vrai débat sur le vivre ensemble.

Le Monde (Merci à artichaud)

Raphaël Liogier : «Les musulmans doivent descendre dans la rue»

Avec son dernier ouvrage «Le mythe de l’islamisation : essai sur une obsession collective», Raphaël Liogier, professeur de sociologie à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence et directeur de l’Observatoire du religieux, réfute l’idée que les musulmans seraient sur le point d’envahir l’Europe. Plutôt que de faire naître l’islamophobie, ce «mythe» nourrit, selon le sociologue, le regard paranoïaque à l’égard des musulmans, sur un continent en pleine crise identitaire. Interview sur saphirnews.

L’extrême droite n’existe plus car elle est au milieu de l’échiquier politique avec Marine Le Pen. En 2012, ce mythe est arrivé à son summum. Mes vœux pour 2013 : qu’il y ait un changement majeur de ce côté

Comment lutter contre ce mythe ?

Il faut déjà faire le bon diagnostic, trouver la vraie maladie. Sans cela, on fait des choses dans le vide. Ce diagnostic doit être précis. Il n’y a pas vraiment de phobie de l’islam mais l’existence d’un théâtre paranoïaque. On suppose que les musulmans veulent imposer leur manière de vivre. C’était l’objectif de ce livre : montrer qu’il n’y a pas de complot des musulmans.

On suppose que les musulmans veulent imposer leur manière de vivre. C’était l’objectif de ce livre : montrer qu’il n’y a pas de complot des musulmans.

Il faudrait, en plus, qu’il y ait un mouvement social des musulmans, qu’ils sortent défiler dans les rues. On n’entend pas les musulmans. Ne pas les voir est plus suspect. Une mobilisation de leur part pourrait créer un nouveau rapport de force. La troisième solution est que l’on puisse s’identifier à des héros positifs musulmans. […]

saphirnews

Matthieu Lépine (PG) : «Le mythe de l’immigration, fardeau économique de la France, est aujourd’hui balayé»

Pour Matthieu Lépine, militant au Parti de gauche, la polémique sur l’exil fiscal de Gérard Depardieu met en évidence «le gouffre qui sépare les préoccupations d’une certaine catégorie de gens, face aux travailleurs pauvres et sans papiers qui eux tentent de rester sur le territoire».

Le mythe de l’immigration, fardeau économique de la France, est aujourd’hui balayé. L’étude de l’économiste et universitaire lillois Xavier Chojnicki l’a prouvé, les immigrés «coûtent» 48 milliards d’euros par an en dépenses sociales et publiques et «rapportent» plus de 60 milliards d’euros en cotisations et impôts.

Plus de 8 millions de personnes vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté dans notre pays, près de 4,5 millions sont à la recherche d’un emploi, plusieurs centaines de milliers de travailleurs sans-papiers sont exploités, des familles entières de roms dorment dans la rue et pourtant, une partie de la classe politique et des médias trouve le moyen de défendre l’exil fiscal de Gérard Depardieu. […]

La régularisation des travailleurs sans papiers «est la seule manière d’arrêter le dumping social». C’est ce que le Front de gauche proposait dans son programme, l’Humain d’abord. Cependant, sur cette question comme sur tant d’autres, le gouvernement est aux abonnés absents.

Quant à Depardieu, son attitude s’apparente à celle des émigrés qui, durant la Révolution, quittaient la France pour se soustraire aux volontés de la nation. Il ne mérite que notre mépris le plus profond.

Le Nouvel Obs

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Jean-Paul Gourévitch fait observer que l’étude Chojnicki ne porte pas sur le coût de l’immigration en France mais seulement sur celui de la protection sociale comme l’indique son nom, Migrations et protection sociale : étude sur les liens et les impacts de court et long terme, qu’elle passe donc sous silence les coûts de l’immigration irrégulière, ceux de l’économie informelle, les coûts de structure, les coûts sécuritaires et même les bénéfices apportés à l’économie par le travail des immigrés. D’autre part elle se fonde sur des chiffres de 2005 alors que sa monographie utilise les données de 2009.

Wikipédia

Métissage : le mythe dans la peau



Chronique sur ImazPress Réunion

Qu’est-ce que le métissage ? Un fait biologique dont on veut faire le remède à tous les maux de la société. Aujourd’hui, parler de métissage c’est avant tout faire du marketing : prix littéraire (prix du Roman Métis de Saint-Denis), festival du 20 décembre (Liberté Métisse organisée par la Région), poupée Barbie métisse, enseignes (restaurants, boulangerie, etc.), t-shirts, petites annonces rencontres, mode (métissage = canon de beauté), publicités, pseudos de toutes sortes dans la sphère du net… 



Le métissage est devenu la figure imposée d’une société créole dont on entretient l’amnésie. Figure imposée prétendument révolutionnaire car censée passer au-dessus les conflits humains et résorber les lourds héritages de l’histoire.

Qu’il soit biologique ou culturel, le métissage est supposé véhiculer des valeurs universelles telles que le pacifisme ou l’égalité. Dès lors, critiquer le concept revient à s’aliéner une partie de l’opinion. Pire : on est vite soupçonné de racisme.

Rompre les barrières arbitraires de la couleur, les Réunionnais l’ont finalement toujours fait, contre les interdits, avec ou sans idéologie. A quoi sert celle, omniprésente aujourd’hui, du « métissage » ? Derrière les apparences humanistes et généreuses (« ce vieux désir super qu’on s’rait tous un peu frères » (1) …) selon lesquelles l’idéal d’une société égalitaire s’accomplirait par le miracle du métissage, la réalité est tout autre. Cette supercherie folklorisante permet, surtout, de reléguer au second plan les terribles injustices sociales et économiques qui gangrènent les sociétés postcoloniales. [...]

Lire la suite : ipreunion.com

 

Le mythe des « immigrés qui ont bâti la France »

Un clandestin gréviste squattant la Bourse du Travail :

«Nous faisons partie de l’histoire de France, l’Afrique a construit ce pays. Il faut que l’opinion publique nous voie et le comprenne» . (Libération)

Recadrage du mythe :
http://www.dailymotion.com/video/x1xnp6

« En ce qui concerne la reconstruction, la part des non européens n’a jamais dépassé 3 % de la population active. »