Le think tank «Notre Europe» demande plus d’immigrés qualifiés

A un an des élections européennes, le think tank de gauche « Notre Europe » se positionne pour une immigration qualifiée plus importante. Un choix «courageux» dans le climat politique xénophobe ambiant mais qu’il peine à assumer pleinement selon le site yabiladi.

«Notre Europe» a été créé par Jacques Delors en 1996.

Plus d’immigration qualifiée : cette idée n’a jamais été exprimée clairement, mais elle était au cœur des discussions le 29 août, autour du rapport « Think Global – Act European », publié par le think tank « Notre Europe-Institut Jacques Delors », en avril. Dans la perspective des élections européennes de 2014, le think tank français pro-européen de gauche se lance « A la recherche d’une stratégie migratoire européenne ambitieuse », selon l’intitulé du débat.

« Le courage politique est un préalable pour s’attaquer de front à la distorsion entre la réalité et les perceptions », indique la synthèse des discussions. Du courage politique il en faut, même pour un think tank de gauche, pour tenir un discours non-sécuritaire et positif sur l’immigration. A l’approche de l’élection présidentielle française, l’an dernier, le think tank Terra Nova, proche du PS, en avait manqué. Il avait renoncé à publier le rapport de l’économiste El Mouhoub Mouhoud sur le sujet. «Le PS marche sur des œufs», reconnaissait son auteur, en mars. […]

yabiladi

Les ancêtres communs à tous les Européens ont moins de 1000 ans

Article sur les travaux de Peter Ralph, de l’université de Californie du sud et Graham Coop, de l’université de Californie, publiés dans la revue PLOS Biology du 7 mai 2013 montrant que, grâce aux migrations, les Européens restent d’assez proches cousins.

Tous les européens d’aujourd’hui ont partagé de nombreux ancêtres. Rien de bien étonnant à cela. En remontant à 3000 ou 4000 ans, on imagine facilement que nous ayons toutes les chances de retrouver des parents communs à l’ensemble des européens d’aujourd’hui. Mais jusqu’à quand ce phénomène a-t-il perduré ? A partir de quel moment la famille européenne s’est-elle séparée pour s’éparpiller sur le vaste territoire du Vieux Continent ? Chacun d’entre nous partage-t-il encore aujourd’hui «quelque chose» avec l’ensemble des autres européens ? Si oui, sur quelle période ?

Étrangement, la France se trouve dans le même groupe que l’Italie et les pays ibériques avec le plus faible nombre d’ancêtres communs avec les autres européens au cours des 1500 dernières années. Nous avons pourtant connu de multiples invasions (Viking, Huns, Goths, Ostrogoths et compagnie…). Sans parler des Romains. Mystère. Les chercheurs ne semblent pas avoir d’explications très claires à ce phénomène. Les Français se seraient-ils moins « mêlés » aux envahisseurs ?

Deux chercheurs américains viennent de répondre à ces questions. Pour eux, chaque européen a des ancêtres communs ayant vécu au cours des 1000 dernières années. C’est-à-dire qu’il suffirait de ne remonter que jusqu’au milieu du Moyen-âge pour les trouver. Si l’on prend, aujourd’hui, deux habitants de l’Europe, qu’ils soient grecs, finlandais, espagnols ou français, serbes ou irlandais, turcs ou anglais, ils portent les traces génétiques de parents communs ou bien ils ont eu des liens généalogiques. […]

Slate (Merci à crocodile)

Luxembourg : Le Festival des migrations est une manière de mieux connaître les autres nationalités que l’on croise durant l’année

Ce week-end, Luxexpo était une nouvelle fois pleine comme un œuf pour le Festival des migrations, des cultures et de la citoyenneté qui en était à sa 30e édition. Dans la foule, Suzi, 19 ans, et Jassira, 21, accompagnent leurs copines qui passent sur scène. Pendant l’année, les jeunes Capverdiennes sont en classe avec des francophones et font la fête avec des Portugais et des Africains.

La 30e édition du Festival des migrations, des cultures et de la citoyennetéLe festival leur sert à trouver un complément d’information sur les cultures qu’elles ne connaissent pas encore.

«Les étrangers sont faciles d’accès, il suffit d’aller vers eux», souligne la Luxembourgeoise de 46 ans, Michèle, en partageant un verre de caipirinha avec sa fille. «Les mentalités se sont beaucoup ouvertes au Luxembourg», a pu constater Christelle, 29 ans, de mère camerounaise et de père luxembourgeois.

L’Essentiel

Histoire : Migrations, immigration, du droit du sang au droit du sol

Auteur : monalisa

Espagnols venant travailler en France
Au port de Vénasque : Espagnols allant travailler en France (1907).

Au XIXe siècle les transitions politiques et économiques ont entraîné une transition démographique majeure en France. Pays où tous les peuples d’Europe ou presque, se sont arrêtés pour s’y fixer aux temps lointains des invasions barbares, et où leurs particularismes imprégnaient toujours les campagnes, la France au moment de la révolution industrielle du XIXe a vu tous ses ruraux se regrouper vers les nouveaux centres d’activités à la recherche du travail que la terre ne leur fournissait plus.

Aussi nombreux furent-ils, ils ne le furent pas suffisamment pour pourvoir aux besoins de l’industrie. Tous ces Bretons, Auvergnats, Savoyards, chassés de chez eux par la misère eurent à partager leur condition de déraciné avec d’autres déshérités venus d’horizons plus lointains, ayant eu pour des raisons identiques à franchir une frontière, Belges, Italiens, Allemands, Polonais, Russes, et plus tard Juifs rescapés des pogroms.

Suite et commentaires sur le blog Histoire.

Crise : Migrations, rien ne va plus !

Un article du Point sur les nouvelles formes de migrations apparaissant avec la crise : Européens émigrant clandestinement en Afrique, Sud-Américains prenant leur retraite en Europe, Chinois s’installant en Afrique…

Les choses changent. Les flux migratoires s’inversent. Ainsi, aux États-Unis, pour la première fois depuis la Grande Dépression, les clandestins ne rêvent plus de franchir le Rio Grande. Ils sont en effet aujourd’hui plus nombreux à quitter le sol américain qu’à y entrer. Impensable il y a quelques années encore… «C’est principalement le déclin de la demande de main-d’oeuvre, et non les restrictions imposées par les politiques migratoires, qui explique la chute de l’immigration pendant la crise», explique Angel Gurria, le secrétaire général de l’OCDE.

Mais est-ce la seule raison ? Le rêve américain ne s’écroulerait-il pas aussi ? Le constat est là : les migrations à destination des États-Unis ont chuté de 8 % en 2010. Tous pays confondus. Et plus largement, l’immigration permanente à destination des pays de l’OCDE a connu une baisse de 2,5 % en 2010. [….]

Les Africains immigrent désormais d’abord sur leur continent.[….] Les riches populations des pays en développement s’offrent désormais même une retraite tranquille en Europe, comme pouvaient le faire, il y a de cela quelques années, de riches Français, à Marrakech, par exemple. À l’instar de la capitale portugaise qui incarne à présent un petit coin de paradis pour de riches Brésiliens. Certains passent la moitié de l’année à São Polo pour affaires, mais ne supportent pas l’insécurité qui règne encore dans le pays. Ils se réfugient alors à Lisbonne, où la langue n’y est pas un obstacle. Encore fallait-il y penser.

Le Point

«Les sociétés humaines ont tout intérêt aux migrations»

Erwan Le Noan analyse pour le blog Trop libre de la Fondapol, l’ouvrage Exceptional People (Presses universitaires de Princeton), qui «bouscule à point nommé ces certitudes».

Les chiffres que les auteurs avancent sont impressionnants : la libéralisation totale des flux humains augmenterait en effet la richesse mondiale de 39 trillions de dollars en vingt-cinq ans.

L’immigration n’a pas bonne presse. En France, dans les Etats de l’Union européenne, aux Etats-Unis et ailleurs, les partis de gauche et de droite adoptent des attitudes frileuses, voire franchement hostiles sur cette question.

Les raisons invoquées ? En vrac : la défense des salariés face à des concurrents étrangers plus « flexibles », la crainte de perdre son identité, de devoir s’adapter à de nouveaux modes de vie. […]

Fondapol/ Le Monde

En Aveyron, des hommes venus du Moyen-Orient 3.500 ans avant notre ère

2 juin 2011 – Des hommes venant du Proche-Orient vivaient au IVe millénaire avant notre ère en Aveyron, révèle une étude réalisée par des chercheurs français à partir d’ADN prélevé sur une série de corps datant du néolithique, et publiée mercredi dans une revue scientifique américaine.

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Immigration : un cardinal s’inquiète du «racisme»

Le cardinal Peter Turkson, président du conseil pontifical Justice et Paix, a mis en garde contre des politiques trop rigoureuses en matière d’immigration.

Le cardinal ghanéen récemment nommé à la tête de ce dicastère (équivalent d’un ministère) a déclaré dans une interview au journal en ligne de la Fondazione Farefuturo du président de la Chambre des députés Gianfranco Fini (centre-droit) : «Aujourd’hui, en Europe, on ne considère l’immigration que comme une menace : menace à l’intégrité européenne, menace au développement, menace au bien-être, menace à la sécurité. Un danger et non une aide potentielle au développement», relève Mgr Turkson.

«Mais les migrations ne peuvent pas être arrêtées ni évitées», ajoute-t-il, relevant que «la frontière entre les législations restrictives et le racisme risque de devenir toujours plus mince».

Pour lui, ceci entraîne un «autre risque» : «que les étrangers apprennent à faire la même chose» et qu’une fois revenus dans leur pays, ils mettent en oeuvre des politiques migratoires restrictives.

Source : Le Figaro

Jacques Attali et le nomadisme planétaire

Dans le dernier numéro de la Revue de la gendarmerie nationale, consacré aux populations en mouvement, Jacques Attali revient sur une de ses obsessions, le nomadisme planétaire, qu’il définit comme «une nouvelle idéologie».

L’intensification des flux migratoires sud/nord devra s’accompagner d’une évolution des mentalités des populations des pays développés. Pour le moment, seuls 10% supportent l’idée d’une amplification de l’immigration.

(…) Par leur ampleur et leur prédictibilité, les migrations climatiques du siècle à venir s’imposeront comme l’un des plus grands mouvements migratoires qui ait traversé l’histoire. (….)

Ce qui est certain c’est que les migrations à venir, et celles liées au climat tout particulièrement, bouleverseront l’ordre établi, elles définiront de nouveaux rapports de société, détermineront de nouveaux enjeux. En un mot, elles marqueront l’histoire future.

Tout cela modifiera profondément la nature de la culture de nos sociétés. Nous entrons dans une société de nouveaux nomades. Non seulement des milliards de gens seront conduits à redevenir nomades pour survivre, mais encore, les plus riches seront eux aussi hyper-nomades, soucieux de préserver leurs libertés et de vivre sans contrainte de territoire ou d’appartenance.

Réorganiser le monde autour de cette nouvelle idée, de cette nouvelle idéologie, sera un des principaux enjeux institutionnels de l’avenir.
(Source)