Médecins étrangers : 43% d’augmentation en 5 ans

Au nombre de 17 835 au 1er janvier 2013, les médecins titulaires d’un diplôme européen et extra-européen représentent 9% de des médecins inscrits en activité régulière au tableau de l’Ordre. Cette proportion s’est accentuée ces dernières années. Ainsi, sur l’ensemble des médecins nouvellement inscrits au 1er janvier 2013, 24,1% d’entre eux sont titulaires d’un diplôme obtenu hors de France : près de la moitié ont obtenu leur diplôme en Algérie, en Roumanie et en Belgique.


Sur la période 2008-2013, ce nombre a augmenté de +43%. Et d’ici à 2018, leurs effectifs devraient continuer à augmenter de 34%. Malgré quelques disparités, toutes les régions de France métropolitaine enregistrent une hausse de leurs effectifs de médecins inscrits en activité régulière au tableau de l’Ordre et titulaires d’un diplôme obtenu hors de France.

(…) Le Monde

(Merci à Lorenz)

Les médecins français s’exilent de plus en plus en Belgique

Le nombre de médecins et d’infirmiers français exerçant en Belgique a bondi ces dernières années, une hausse notamment liée à l’augmentation de la proportion de Français faisant des études médicales dans le royaume, selon des statistiques gouvernementales publiées lundi 25 mars.

876 médecins français exerçaient en Belgique à la fin 2011, soit un bond de 42 % par rapport à la fin 2007, où ils étaient 617. Les Français occupent ainsi la première place parmi les médecins étrangers, qui représentent 8 % des médecins répertoriés dans le pays, selon des données du ministère de la santé rendues publiques lundi. Ils sont également les plus nombreux à exercer la fonction d’infirmier, à 1 011, soit 40 % de plus qu’en 2007. [...]

Le Monde

Algérie, Roumanie, Belgique, Portugal : ces médecins à diplôme sans frontières installés en France

En 6 ans, le nombre de médecins exerçant en France avec un diplôme étranger est passé de 8400 à 18600. Une tendance à la hausse qui pourrait devenir exponentielle.

Depuis mi-novembre, l’université privée Fernando Pessoa de Porto forme à Toulon 90 étudiants aux métiers de dentiste et d’orthophoniste, moyennant 7500 à 9500 euros de frais de scolarité. D’ici la rentrée 2013, elle prévoit de s’agrandir pour pouvoir accueillir 300 étudiants et d’ouvrir un autre centre à Béziers avec une capacité de 190 personnes. L’initiative fait bondir dans le monde de la santé où l’on crie au contournement du numerus clausus.

Depuis 1971, le nombre de professionnels de santé (médecins, dentistes, pharmaciens, infirmières…) formés chaque année en France est en effet strictement encadré.

Mais ce dispositif semble de plus en plus obsolète à l’heure de l’équivalence des diplômes européens. Un médecin formé dans l’Union européenne voit désormais son diplôme automatiquement reconnu dans les 27 Etats-membres et est autorisé à y exercer à condition d’en parler la langue.

Une directive dont comptent bien profiter les quelques milliers d’étudiants français en cours de formation en Roumanie, en Belgique voire même en Croatie en pariant sur son entrée prochaine dans l’UE.

Certains, 165 en 2012, ont même suivi la partie théorique de la formation médicale en dehors de l’Hexagone avant de revenir se présenter, à la fin de la 6e année, à l’examen classant national leur permettant de réaliser leurs stages d’internat dans les CHU français. Le gouvernement a tenté d’interdire cette pratique mais le Conseil d’État a annulé début janvier le « décret anti-contournement du numerus clausus » au motif de cette harmonisation européenne. (…)

Pourquoi docteur

Les agressions contre les gendarmes, les pompiers et les médecins ont augmenté

Les agressions contre les policiers ont en revanche légèrement baissé, note l’enquête annuelle de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales. Retour sur les chiffres marquants de l’étude. (…)

L’Express

Vaste escroquerie à la Sécu dans les Alpes-Maritimes: 700.000 euros de préjudice (+vidéo)

Des gens du voyage en guise de patients, des médecins complaisants et un pharmacien pour orchestrer le tout. C’est une vaste arnaque qui a été mise au jour après plusieurs mois d’enquête dans les Alpes-Maritimes. Alors que le pharmacien a été écroué en juin dernier, six médecins ont été mis jeudi en examen.

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C’est une escroquerie très huilée et organisée. La gendarmerie des Alpes-Maritimes a interpellé mardi six médecins soupçonnés d’avoir participé à une escroquerie menée de main de maître par un pharmacien. Ils ont été mis en examen jeudi pour faux et usages de faux et escroquerie en bande organisée.

Une enquête longue et minutieuse

Les généralistes, exerçant dans les communes de Cagnes-sur-mer, la Colle-sur-Loup, Nice, Roquefort-les-Pins et Villeneuve-Loubet, travaillaient tous avec un même pharmacien de la Colle-sur-Loup écroué en juin dernier. Placés sous contrôle judiciaire, les praticiens ont dû acquitter de cautions allant de 25.000 et 35.000 euros.

C’est à la suite d’une longue investigation d’un an menée par une cellule d’enquête des gendarmes de Cannes que ce véritable réseau a été mis au jour. En juin dernier déjà, 14 personnes avaient été interpellées dont le pharmacien, un médecin de Cagnes-sur-Mer et des gens du voyage. Suites aux premières perquisitions, quelque 200.000 euros en espèces avaient été saisis ainsi que de nombreux documents et l’ordinateur personnel du pharmacien permettant de mener sur la piste de nombreux praticiens. Et l’arnaque s’est révélée être simple comme bonjour.

Faux patients mais vrais remboursements

Les médecins azuréens prescrivaient des médicaments souvent onéreux à des patients. Mais les maladies étaient fausses. Les patients étaient eux des gens du voyage vivant dans la région, dont les cartes vitales étaient parfois usurpées. Une fois l’ordonnance délivrée par les médecins complices, le pharmacien encaissait les remboursements sans délivrer un seul médicament et rémunérait les gens du voyages, parfois à hauteur d’un tiers du prix du médicament prescrit.

Préjudice estimé de cette escroquerie : 700.000 euros. De quoi creuser un peu plus le déficit de la Sécu.

France Info / France 3
(Merci à Joyeux Luron)

La santé, chantier prioritaire en banlieue

Parmi elles, la mise en place de quotas et l’obligation pour les médecins de pratiquer là où ils ont été formés. Des règles d’installation plus contraignantes, que défend aussi le Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM), inquiets des inégalités de plus en plus marquées en matière de santé.

L’obligation aussi pour les étudiants en fac de médecine d’effectuer (au moins) un stage dans ces territoires, avec l’intégration progressive dans leur cursus des problématiques sanitaires inhérentes aux quartiers populaires.

(…)

Mais l’ambition de Ville et Banlieue va plus loin. En témoigne sa proposition – ambitieuse- d’encourager les vocations à l’intérieur même des quartiers. De favoriser les partenariats avec les universités et « les parcours de réussite », et ce dès le collège, en incitant des jeunes à opter pour des études de médecine et donc d’avoir potentiellement un vivier de futurs praticiens issus du sérail, déjà (partiellement) rompus aux réalités du terrain.

Bondy Blog
(Merci à Joyeux Luron)

Allemagne : Les fédérations de médecins réticentes à pratiquer la circoncision pour motifs religieux

Dans son édition du 1er juillet, le Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung rapporte que la Fédération des chirurgiens pour enfants a recommandé dans un courrier à ses membres de ne pas réaliser de circoncisions pour motifs religieux après le jugement d’un tribunal allemand déclarant cette pratique illégale.

Le président de la Chambre des médecins allemands, Frank Ulrich Montgomery, a, quant à lui, fait part de son intention «d’alerter dorénavant (ses) membres des risques qu’ils encourent» si ceux-ci décident de braver la loi. Et la Société allemande de chirurgie a recommandé aux parents juifs et musulmans d’attendre que leur enfant soit en âge de décider.

La communauté juive recourt tôt après la naissance et auprès de rabbins habilités à cette opération qui consiste en une ablation du prépuce chez les garçons. Les musulmans, eux, la prévoient bien plus tard, autour des six ans de l’enfant, à l’hôpital ou chez un médecin.

L’affaire a suscité un tollé au sein des communautés juives et musulmanes. Pour le président du Conseil central des juifs, Dieter Graumann, la circoncision, qui doit intervenir selon la religion juive dans les huit jours suivant la naissance, est «non négociable». Pour la reporter plus tard, «il faudrait pouvoir négocier avec le bon Dieu», a-t-il commenté, doutant que ce jugement fasse école en Allemagne. […]

La Croix

Santé : les zones sensibles, déserts médicaux (vidéo)

Moins de médecins, surtout dans certaines spécialités, des dépassements d’honoraires insupportables ou encore de moins en moins de bénéficiaires de la CMU pris en charge : les maires de banlieues sonnent aujourd’hui une « alerte sanitaire ».


Santé : les zones sensibles, déserts médicaux par BFMTV

Grenoble : des pompiers et des médecins du SMUR agressés par des Roms (Vidéo)

France 3 Régions – 3 mai 2012

« A deux pas de l’hôpital Nord, à La Tronche, une centaine de Roms squatte un terrain. Un camp insalubre qui est souvent le théâtre de violences. Hier soir, des pompiers et médecins du Smur se sont fait agressés. Les riverains n’en peuvent plus, la municipalité ne sait plus quoi faire. »

« ils sont sans loi ces gens, ils ne respectent rien. »

Plus de 6 500 médecins algériens ont émigré en France

La France attire les médecins algériens. Plus de 6 500 médecins algériens ont quitté le pays pour travailler en France ces dernières années en raison de la faiblesse des salaires et des mauvaises conditions de travail, a déclaré ce lundi 12 mars à l’APS, le Professeur Louisa Chachoua, du CHU Nafissa Hamoud (ex-Parnet), à Alger.

Le professeur s’exprimait en marge de la signature d’un accord de coopération dans la Santé entre l’Algérie et la France, à l’occasion de la visite à Alger de la secrétaire d’État française à la santé, Nora Berra. Mme Chachoua a indiqué que souvent, des médecins fraîchement sortis des écoles de médecine sont envoyés dans les régions de l’intérieur du pays où «les conditions de travail ne sont pas réunies, ce qui les pousse à émigrer vers la France».

Le Pr Chachoua a ajouté que les médecins algériens acceptaient de travailler en France avec des salaires bas ne dépassant les 3 000 euros par mois. «Ce salaire dépasse celui d’un professeur dans un CHU, en plus les médecins travaillant en France bénéficient de formations qui leur permettent d’améliorer leurs connaissances», a-t-elle dit.

Le Pr Chachoua a déploré le recours par le gouvernement à l’importation de praticiens étrangers pour combler le déficit national en médecins spécialistes. «Ces étrangers touchent des salaires élevés en devises. Les médecins algériens ne refuseront pas de travailler dans les régions enclavées si le gouvernement leur offre des salaires élevés», a-t-elle fait remarquer.

TSA

Arnaque record à la Sécu

L’affaire « du réseau yougoslave », dont le procès en appel s’est ouvert mercredi à Paris avec l’audition d’un médecin soupçonné d’avoir fourni de faux certificats médicaux, constitue un record à ce jour : 2 millions d’euros.

[...] En première instance, devant le tribunal correctionnel, des peines allant de 2 mois avec sursis d’emprisonnement avec obligation de rembourser les sommes indûment perçues pour les bénéficiaires à 2 ans ferme avaient été prononcées à l’encontre du « cerveau » présumé du réseau, Selimir Ivanovic.

Une véritable escroquerie en bande organisée. Le commanditaire présumé aurait ainsi créé de toutes pièces des entreprises pour établir de faux bulletins de salaires. Deux médecins étaient alors chargés de rédiger de faux certificats médicaux pour que les fraudeurs soient indemnisés par la Sécurité sociale. Devant le juge, l’un des bénéficiaires de ces arrêts de travail abusifs révélait les rouages du système : « Je suis arrivé à Paris. On m’a orienté vers le médecin. J’ai donné 50 € au docteur, 5 € de pourboires à la secrétaire. Il ne m’a pas examiné et il a signé mon arrêt de travail » [...]

L’un des deux médecins, Claude Tahar, qui avait fait appel de sa condamnation à vingt mois d’emprisonnement avec sursis, nie toujours avoir participé à l’escroquerie. Il a d’ailleurs jugé « mensongère » les déclarations de plusieurs témoins qui ont assuré, au cours de l’instruction, avoir obtenu parfois jusqu’à une vingtaine de prolongations de leur arrêt, sans jamais avoir vu le moindre médecin-conseil de la Sécurité sociale. [...]

France Soir