Australie : un collège islamique impose le foulard aux enseignantes non musulmanes

Deux enseignantes du Collège islamique de l’Australie-Méridionale contestent devant les tribunaux leur licenciement abusif basé en partie sur leur tenue vestimentaire jugée inappropriée.

Elles ont été licenciées l’année dernière par le collège West Croydon, qui avait averti les enseignantes, musulmanes et non musulmanes, de porter le foulard sous peine de licenciement. L’une des enseignantes poursuit l’établissement pour licenciement injustifié devant un tribunal civil, et l’autre a porté plainte devant le tribunal du travail (Fair Work Australia).

Le directeur du collège, Kadir Emniyet, a défendu hier la politique de l’établissement, disant qu’elle avait été discutée avec les 42 enseignants et que «90 % d’entre eux sont heureux de s’y conformer». [...]

Adelaide Now via Poste de Veille

Merci à Joe le Rassis

L’armée belge ne peut pas licencier les extrémistes

Les personnes adhérant à des mouvements extrémistes peuvent facilement servir l’armée belge. Le ministre de la Défense Pieter De Crem (CD&V) n’a en effet aucune base juridique pour expulser des soldats pour leurs convictions salafistes, indique jeudi le quotidien De Morgen.

Il y a plusieurs semaines pourtant, le ministre avait promis que les extrémistes seraient mis à la porte. « Tout salafisme au sein de la Défense ne sera pas toléré et conduira irrévocablement au licenciement », avait-il indiqué à la commission Défense après l’annonce de la présence d’une dizaine de militaires aux convictions islamistes radicales au sein du service de renseignement militaire.

Mais selon un rapport interne, les moyens juridiques manquent pour ce faire. Tant qu’il s’agit de groupuscules ou organisations qui ne sont pas interdits par la loi, les militaires peuvent en faire partie.

7sur7.be

2012 : Les mesures les plus «irréalistes» et les plus «dangereuses»

Le Nouvel Obs a sélectionné les propositions des candidats qui lui paraissent les «plus irréalistes» ainsi que celles qui lui semblent «potentiellement dangereuses». Aucune proposition de François Hollande n’est citée. Extraits.

La candidate du Front national n’est pas loin de promettre l’«immigration zéro». Elle veut réduire le nombre d’entrants légaux de 200.000 à 10.000 par an. C’est faire fi du «droit d’asile» et du regroupement familial, reconnus par des conventions internationales, tarir le flux des étudiants étrangers et priver des pans de l’économie française d’une main-d’oeuvre indispensable.

Fixer un revenu maximum (Jean-Luc Mélenchon)
Impossible ! L’Etat n’a pas tout pouvoir sur les affaires privées. Et, pour plafonner les salaires des patrons et les revenus du capital à 360.000 euros par an, un des seuls moyens est d’instaurer des tranches d’impôts à 100%.[…]

Interdire les licenciements (Philippe Poutou, Nathalie Arthaud)
L’idée est généreuse. L’application ferait basculer la France dans une économie totalement administrée.

Remettre en cause les accords de Schengen. (Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan)
Pour flatter l’électorat de la droite dure, le président sortant a cru bon d’évoquer une sortie de l’espace de libre circulation des personnes établi par les accords européens de Schengen en 1985. Cette remise en cause d’une »liberté fondamentale » a été immédiatement condamnée par le gouvernement allemand. Elle impliquerait à coup sûr une renégociation du traité européen. […]

Régulariser tous les sans-papiers. (Jean-Luc Mélenchon, Eva Joly)
Le candidat du Front de Gauche veut régulariser les sans-papiers et permettre à tous les étrangers qui le souhaitent d’acquérir la nationalité française après cinq ans de résidence. Une telle disposition, unique en Europe, risque de provoquer, à terme, un afflux de migrants difficile à maîtriser. Eva Joly prône la régularisation des sans-papiers sur des critères « objectifs » comme la présence sur le territoire depuis plus de cinq ans. […]

Le Nouvel Obs

Un groupe allemand refuse de payer ses salariés français

Lohmann & Rauscher, propriétaire d’une entreprise de fabrication de matériel médical, refuse de payer les salaires depuis que le tribunal a invalidé son plan social. Les employés se retrouvent acculés. (…)
Une mesure de rétorsion après l’invalidation par la justice en février dernier du plan social concocté par la direction, qui souhaitait délocaliser sa production en Chine. En considérant la cause économique invoquée par Sodimedical comme injustifiée (au motif que la société dépend de sa maison-mère, très profitable), le tribunal de grande instance de Troyes avait au début de l’année bousculé les règles du licenciement économique.  (…)
Malgré plusieurs condamnations par la justice, qui contraignent la société à verser les salaires sous peine d’astreinte, les difficultés financières s’accumulent.

«L’Etat est incapable de faire appliquer les décisions de justice. Nous avons rencontré le ministre de l’Economie François Baroin , qui a renvoyé la balle au préfet», explique une salariée au quotidien. Sans succès. (…)

Le Figaro

IBM imagine se débarrasser des trois quarts de son personnel

IBM envisage de se séparer des trois quarts de ses 399 000 salariés au cours des sept prochaines années. Le site spécialisé en ressources humaines Personnel Today, qui a interviewé le responsable du personnel d’IBM Tim Ringo, explique que si un tel scénario était appliqué, 299 000 salariés seraient licenciés d’ici à 2017, et pourraient être réembauchés au cours de missions spécifiques.

Le but d’IBM est clair : réduire ses coûts importants en force salariale. Selon Tim Ringo, ce n’est qu’une option envisagée pour l’instant, mais il y aurait un réel besoin chez IBM : « il n’y aurait plus de coûts de fabrication, et plus de retraites ou de dépenses de santé à payer. Ce qui permettrait d’importantes économies. »

Suite et commentaires sur Fortune

Radicalisation des conflits sociaux : les syndicats silencieux

Depuis plusieurs mois, les fermetures d’usines ou de société entraînent des actions radicales de la part des salariés : séquestration de cadres, incendie de machines, chantage à l’explosion … Gestes de désespoir ou pression pour obtenir la prime de licenciement la plus importante possible, ces actions sont condamnées par les pouvoirs publics et mettent les organisations syndicales dans une situation inconfortable. Les principaux leaders syndicaux, n’ont fait aucune déclaration, ni de soutien, ni de condamnation.

Après Christian Estrosi, le ministre du Travail, Xavier Darcos a sonné l’alerte, affichant la plus grande fermeté pour dénoncer ce type d’action : «Il n’y a aucune solution qui passe par des ultimatums, par des menaces de mort, par des séquestrations, ce n’est pas comme ça que les choses se passent.» Y voyant même le spectre d’une «guerre civile» se profiler derrière ces actions radicales.

Pour Maurad Rabhi, secrétaire confédéral de la CGT, «il n’y aura pas une grève générale. Le grand soir, c’est dans les livres. Mais si l’on n’apporte pas des réponses efficaces sur l’emploi et comprises par la base, les conflits risquent de se radicaliser ici et là.» Si pour l’instant il n’y pas eu de dérapages graves, certains délégués syndicaux ont peur. «D’autant que certains activistes, notamment d’extrême gauche, n’hésitent pas à venir pour tenter d’instrumentaliser les gens.» ajoute-t-il
(Source : 1, 2)

L’entreprise de pots d’échappement, Bosal France, située à Annezin (Pas-de-Calais), qui licencie une partie de son personnel avait pour obligation de formuler une proposition de reclassement. Plusieurs salariés ont reçu une proposition d’emploi : des postes de magasinier au sein de la filiale Bosal Autoflex Hongrie, pour une rémunération annuelle de 5100 euros/an.(Source)