Bruxelles ouvre la porte de l’UE à la Serbie et au Kosovo

Les efforts de Belgrade et Pristina pour normaliser leurs relations ont été récompensés lundi par la Commission européenne qui a recommandé l’ouverture des négociations d’adhésion de la Serbie à l’Union européenne et pour un accord d’association entre l’UE et le Kosovo.

«La Serbie a rempli le critère prioritaire consistant à prendre des mesures en vue d’une amélioration visible et durable de ses relations avec le Kosovo», a indiqué la Commission dans un rapport soumis aux ministres de l’UE chargés des Affaires européennes.

En conséquence, les négociations d’adhésion à l’UE peuvent s’ouvrir, a souhaité Bruxelles, répondant ainsi au voeu de Belgrade. [...]

Plus de 10.000 Serbes du nord du Kosovo ont manifesté lundi à Kosovska Mitrovica pour protester contre l’accord et faire valoir que cette région frontalière de la Serbie, où ils sont majoritaires et qui échappe au contrôle de Pristina, «sera pour toujours une partie de la Serbie». [...]

Libération

Kosovo: la Serbie veut plus de temps

La Serbie va demander à l’Union européenne de lui accorder plus de temps pour négocier un accord visant à mettre fin à la partition de son ancienne province du Kosovo, a déclaré aujourd’hui le vice-Premier ministre serbe, en promettant une poursuite du dialogue avec Pristina.

« Le gouvernement devrait proposer la poursuite immédiate et urgente des discussions (avec le Kosovo) », a dit Aleksandar Vucic, alors qu’expire le délai de réflexion accordé par Bruxelles à Belgrade.
Le plan européen, au terme duquel Belgrade renoncerait à une enclave peuplée par 50.000 Serbes dans le nord de son ancienne province à majorité albanophone, « ne prend pas en compte nos intérêts élémentaires et ne devrait pas être signé », a insisté le vice-Premier ministre.

Le plan européen suscite beaucoup d’opposition en Serbie, où le Kosovo est considéré comme le berceau de la nation serbe et de la foi orthodoxe. Son rejet compromettrait l’ouverture de pourparlers sur l’adhésion de Belgrade à l’Union européenne.

Le Figaro

Quand la Russie montre sa puissance… douce

EXCLUSIVITÉ FORTUNE : Tribune libre de Vassily, l’un de nos lecteurs.

[...] Pour modifier son image de pays agressif rongé par des instincts totalitaires, la Russie a décidé de passer à la vitesse supérieure en matière de « soft power » ou puissance douce: une série d’efforts visant à modifier l’image du pays directement au sein de l’opinion publique internationale, en défendant sa politique, ses valeurs et sa culture via des moyens non coercitifs.
Pour redorer son blason, la Russie a du pain sur la planche: le pays est systématiquement dépeint dans les médias dominants comme un État autoritaire ayant hérité des tendances dominatrices de son prédécesseur, l’URSS. [...]

La France est en première ligne des efforts de Moscou. Rien d’étonnant à cela, car historiquement l’Hexagone est un référent traditionnel: que l’on songe à l’aristocratie russe dont la langue était le français, ou à la première page de Guerre et paix écrite dans notre langue. Aux yeux des Russes, la France est l’alter ego, un État où naissent des tendances historiques qui parcourent ensuite l’Europe et le monde. Une nation qui passionne la population russe et ses dirigeants. Un pays frère, qui désormais inquiète.

[...] Nous avons décidé de nous focaliser sur la bataille médiatique menée par la Russie en France et dans le monde.

Suite et commentaires sur Fortune

Le flash d’actualité hebdomadaire avec « Voix de la Russie » (vidéo)

Au sommaire de ce n°19 du lundi 28 janvier 2013 :

  • L’Europe de Bruxelles n’était qu’une étape vers la mondialisation
  • Quand l’or part… les guerres arrivent…
  • La diplomatie selon Sergeï Lavrov : incompréhensible pour un Laurent Fabius
  • Le CRSC de Paris rend hommage à Vladimir Vyssotsky
  • La France et l’Allemagne fêtent les 50 ans du Traité de l’Élysée comme un vieux couple
  • Solidarité Kosovo n’oublie pas les Serbes du Kosovo et de la Métochie
  • Mali : la France paie l’addition libyenne
  • Nigéria : le massacre des chrétiens continue

Trafic d’organes au Kosovo : l’UE entrave l’enquête

L’enquête sur le trafic d’organes au Kosovo piétine en raison de l’approche « non constructive » adoptée par l’Union européenne dans ce dossier, a déclaré mercredi à Moscou le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

« Nous nous heurtons à la position non constructive de l’UE qui a usurpé l’enquête et empêche son bon déroulement », a indiqué M.Lavrov. [...]

Le rapport de Dick Marty accusait des personnes proches du premier ministre kosovar Hashim Thaçi d’être impliquées dans des meurtres commandités, des enlèvements et le trafic d’organes humains. [...]

Ria Novosti

Merci à Lee H. Oswald

Serbie : tensions après le démantèlement d’un monument aux rebelles albanais (MàJ vidéo)

Le démantèlement dimanche d’un monument érigé à la mémoire d’insurgés albanais à Presevo, ville du sud de la Serbie en majorité albanaise, a été vivement dénoncé par les autorités locales et risque d’accroître les tensions dans cette partie du pays.

Galip Beqiri, le président du Conseil national des Albanais dans la vallée de Presevo, une organisation qui chapeaute les formations politiques albanaises locales, a parlé d’ »acte de vandalisme ».

L’Albanie ainsi que le Kosovo voisin – où la majorité albanaise a proclamé en 2008 son indépendance de la Serbie, farouchement rejetée par Belgrade – ont condamné cette mesure prise par les autorités serbes.

« Cet acte du gouvernement serbe met sérieusement en danger le processus de dialogue sur la normalisation des relations entre le Kosovo et la Serbie, et la Serbie en est directement responsable », a déclaré le gouvernement kosovar dans un communiqué. [...]

Libération

Le TPIY vivement critiqué pour les acquittements de « héros » croate et kosovar (màj)

Les acquittements successifs d’un général croate et d’un ex-Premier ministre kosovar, en l’espace de deux semaines, ont valu au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie une vague de critiques sans précédent, qui pourraient, selon certains analystes, ternir son héritage.

Si l’acquittement de M. Haradinaj était largement attendu, celui de M. Gotovina l’était beaucoup moins : la combinaison des deux a eu l’effet d’une bombe, et pas seulement à Belgrade, qui a à nouveau accusé le tribunal d’être politisé.

La chambre d’appel ayant jugé M. Gotovina est d’ailleurs au centre d’une polémique, seuls trois des cinq juges, la majorité l’emportant, ayant approuvé l’acquittement. Les deux autres juges se sont exprimés en des mots très durs.

Qualifiant certains arguments de la majorité de « simplement grotesques », le juge Fausto Pocar a par exemple assuré, dans une opinion dissidente, avoir noté « d’énormes erreurs et de mauvaises constructions de raisonnement ». La condamnation initiale de M. Gotovina était basée sur le raisonnement selon lequel tout tir d’artillerie tombant à plus de 200 mètres d’une cible militaire légitime visait en fait des civils. La chambre d’appel a infirmé ce raisonnement. « Mille trois cent pages d’analyse ont été balayées d’un revers de main en à peine quelques paragraphes », s’est indigné M. Pocar, selon lequel le jugement « contredit le sens même de la justice ».

Conseiller spécial du procureur Serge Brammertz, Frederick Swinnen a d’ailleurs décrit les critiques du juge Pocar d’ »inhabituelles ». Il a en outre assuré à l’AFP avoir vu « plus de critiques que d’habitude » envers le tribunal après l’acquittement de M. Gotovina.
« On a l’impression que ce sont les soldes d’hiver du tribunal », a déclaré à l’AFP un journaliste des Balkans spécialiste du TPIY, souhaitant garder l’anonymat.

Le procès en appel d’Ante Gotovina a en outre « été traité avec une rapidité incroyable », a-t-il ajouté : « on dirait que quelqu’un voulait non seulement libérer les généraux mais les libérer très vite ».

D’autres suggèrent que la chambre d’appel a été influencée par des experts de l’armée américaine, qui craignaient que le jugement de première instance établissent un précédent légal en matière de tirs d’artillerie.Le procès de Ramush Haradinaj a quant a lui été marqué par des intimidations de témoins. Le tribunal a été vivement critiqué pour son incapacité présumée à les protéger.

De telles allégations « remettent en question toutes les bonnes choses réalisées lors des vingt dernières années par cette institution », dont le fait qu’il a mis la main sur l’ensemble de ses 161 inculpés, selon le journaliste.

« C’est presque comme le suicide du tribunal », créé en 1993 pour juger les atrocités commises dans les années 90 lors de l’éclatement de la Yougoslavie, assure-t-il.

Ces acquittements ont en outre une conséquence majeure : aucun haut responsable politique ou militaire kosovar albanais, croate ou bosnien n’a été condamné par le TPIY pour crimes contre des Serbes alors que nombre d’officiers serbes ont été condamnés. (…)

El Watan

Les sales dossiers de l’UCK. Par Michel Arnaud (2010)

Ils s’appellent Ramush Haradinaj, Fatmir Limaj, Fahredin Gashi ou Azem Syla. Ces anciens responsables de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) ont occupé ou occupent encore d’importantes fonctions politiques, héritées après la dissolution de la guérilla. Héros nationaux pour les Kosovars, criminels de guerre pour les Serbes, ils jouissaient jusqu’à présent d’une totale impunité. (…)

Novopress

C’est une décision qui pourrait compromettre la réconciliation entre la Serbie et le Kosovo. Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) a de nouveau acquitté l’ancien premier ministre kosovar Ramush Haradinaj, estimant que les témoins de l’accusation n’étaient pas assez fiables. Un jugement inacceptable pour le philosophe Daniel Salvatore Schiffer.

Bis repetita ! Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) persiste et signe. Et là, c’est vraiment gros, gonflé au-delà de toute mesure !

Il vient, ce 29 novembre, de blanchir à nouveau, après les récents et scandaleux acquittements de deux généraux croates, Ante Gotovina et Mladen Markac, trois criminels de guerre, mais kosovars cette fois-ci : Ramush Haradinaj, qui fut aussi Premier ministre du Kosovo après sa guerre d’indépendance (1998-1999) à l’encontre de la Serbie, et deux de ses proches collaborateurs, anciens membres de l’UCK (Armée de libération du Kosovo), celle-là même que l’ex-procureure de ce même TPIY, Carla Del Ponte, accuse des pires exactions, dont un ignoble trafic d’organes humains sur leurs prisonniers serbes, lors de ce sanguinaire conflit.

Car la guérilla kosovare fut aussi financée, en grande partie, par le crime organisé et les réseaux mafieux albanais :

le trafic d’armes, la traite des êtres humains et la prostitution, dont bien des filles, alors réduites à l’état d’esclavage, arpentent aujourd’hui les trottoirs de Paris, de Marseille, de Milan et de Rome, ou peuplent les bordels de Bruxelles, d’Anvers, d’Hambourg et d’Amsterdam.

Mais il y a plus effarant encore, si cela est possible, en cette intolérable parodie de justice : c’est que Haradinaj et Cie ont été acquittés, non pas par ce qu’ils ont été reconnus innocents, mais faute, tout simplement, de possible jugement, en bonne et due forme : les témoins à charge, des civils serbes en majorité, ont dû se rétracter, en effet, tant ils craignaient, face aux menaces et intimidations en tous genres de la part des partisans de leurs anciens bourreaux, pour leur vie même ! (…)

Le nouvel Observateur

Bosnie-Kosovo : quand Allah s’en allait en guerre

Ce lundi 12 novembre 2012 a eu lieu sur les antennes de France Télévisions, en deuxième partie de soirée, un événement médiatique d’une importance considérable (bien que notre pays n’y ait pas prêté l’attention qu’il méritait) : la diffusion sur France 3, dans le cadre de l’émission Docs interdits, d’un reportage, intitulé « Les Ch’tis d’Allah – Le gang de Roubaix », d’Olivier Pighetti, remarquable d’objectivité et de conscience professionnelle par la qualité de sa documentation.

Une véritable mais salutaire onde de choc au vu du conformisme ambiant sur ce sujet ! (…)

(…) Mais, attention, pas au sein de n’importe laquelle de ses divisions ! Non, dans sa brigade la plus férocement radicale et la plus violemment extrémiste : des fous d’Allah, regroupés sous le nom de « El Moudjahidin » et en contact direct avec « al-Qaida », venus expressément d’Afghanistan, du Pakistan ou du Maghreb pour non seulement faire la peau, au prix des pires atrocités (qui effrayaient jusqu’aux vrais soldats bosniaques eux-mêmes), aux Serbes orthodoxes, jugés « infidèles« , mais, plus profondément encore, instaurer ainsi en Europe, via la Bosnie précisément, le premier État islamiste de son histoire !

(…) S’en étonnera-t-on vraiment, du reste, lorsque l’on sait que ce même Alija Izetbegovic, fondamentaliste musulman, écrivit, dans sa Déclaration islamique (parue, en 1970, à Istanbul, puis republiée, en 1990, à Sarajevo),

qu’ »il n’y a pas de paix ni de coexistence entre la religion islamique et les institutions sociales et politiques non islamiques ». Une flagrante négation, cette affirmation, de l’une des valeurs suprêmes de nos sociétés modernes : la laïcité !

Et Izetbegovic, que certains des intellectuels les plus médiatisés ne cessèrent pourtant jamais d’encenser, d’ajouter ces mots funestes pour la sauvegarde de nos démocraties, sinon du sens de la fraternité entre les peuples :

« Avant le droit de gouverner lui-même et son monde, l’islam exclut clairement le droit et la possibilité de la mise en oeuvre d’une idéologie étrangère sur son territoire. Il n’y a donc pas de principe de gouvernement laïque, et l’État doit être l’expression et le soutien de concepts moraux de la religion. » (…)

Le Point

Voir : Les ch’tis d’Allah, le gang de Roubaix