Le martyre du Kosovo : conférence de Nikola Mirkovic et Slobodan Despot (vidéo)

Ce 24 mars 2014, 15 ans jours pour jours, après les premiers bombardements de l’Otan sur Belgrade, le Centre culturel Serbe recevait Nikola Mirkovic auteur d’un remarquable ouvrage sur le Kosovo martyre. Une heure de débat pour évoquer la situation dramatique que vivent les derniers serbes isolés dans leurs enclaves dernier résistants sur leur terre sainte du Kosovo-Métochie. Les débats sont animés par Slobodan Despot, écrivain, traducteur et éditeur.

Histoire : « Le martyre du Kosovo », mensonges et mystifications de l’OTAN

Le livre de Nikola Mirkovic ne se contente pas de démonter mensonges et mystifications.

Par Jean-Baptiste Noé.

Le Kosovo nous rappelle les guerres balkaniques de ces dernières décennies : Yougoslavie (1992), Serbie (1999), puis indépendance du Kosovo (2010). Si nous en avons connu l’avers du décor, le livre de Nikola Mirkovic nous en présente l’envers.

Mirkovic Kosovo

D’origine serbe et vivant en France, Nikola Mirkovic travaille dans une association humanitaire qui œuvre pour les habitants du Kosovo. Il connaît donc très bien la région et le sujet, et s’exprime ici en expert. [...]

Ce qu’il nous montre dans ce livre, c’est l’ensemble des mensonges orchestrés par l’OTAN pour organiser une guerre qui n’avait pas lieu d’être. Comment de faux charniers ont été créés, des massacres inventés de toutes pièces, et comment les forces de l’OTAN, appuyées par des médias moutonniers, ont présenté les Serbes comme des agresseurs, alors qu’ils défendaient leur région contre les attaques albanaises. Les mensonges de l’OTAN ont été éventés avec la fameuse fiole d’armes de destruction massive, armes irakiennes qui n’ont jamais été trouvées. Puis en Libye, de fausses images de liesse tournées aux États-Unis. Le Kosovo fut le champ d’expérimentation de ces mensonges répétés, qui ont abouti à une guerre funeste pour les populations locales. [...]

Nikola Mirkovic, Le martyre du Kosovo, Édition Jean Picollec, 2013, 200 pages.

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Blog Histoire

L’histoire méconnue des Roms kosovars de Béziers

lls sont arrivés il y a 15 ans. Ils avaient tout perdu. Leurs maisons, leurs proches et même leurs morts dans des cimetières dévastés. Les Roms kosovars de Béziers ont décidé de briser le silence en tournant un documentaire. Pour conjurer le passé. Et enfin construire le présent. Ici.

Quinze ans après la guerre au Kosovo et leur exode, plusieurs familles Roms réfugiées à Béziers parviennent, pour la première fois, à mettre des mots sur l’horreur qu’ils ont vécue. Ils arrivent aussi à formuler une chose élémentaire, qu’ils taisaient par peur d’être rejetés. Tout simplement dire qu’ils sont Roms. Une identité culturelle tellement décriée qu’ils ont préféré jusqu’ici se fondre en silence dans la masse.

Une quarantaine de familles roms kosovars vivent à Béziers. Certains ont le statut de réfugiés. D’autres ont obtenu la nationalité française.Tous ont un travail et leurs enfants sont scolarisés. S’ils souffrent des amalgames et des idées reçues, ils sont sûrs d’une chose. Leur avenir se construit désormais ici.

(…) France 3 Languedoc Roussillon

L’Autriche n’accordera plus l’asile aux Kosovars

Les citoyens kosovars ne pourront désormais plus obtenir l’asile en Autriche.

L’ambassadeur autrichien a exprimé ses regrets de constater que les citoyens kosovars s’engageaient dans de coûteux trajets illégaux, portés par de fausses promesses et des espoirs qui ne débouchent sur aucun résultat concret une fois arrivés en Autriche.

L’ambassadeur Brieger a ainsi déclaré que les demandes d’asiles faites par des citoyens kosovars ne seraient désormais probablement plus acceptées.

« Les procédures d’asile seront accélérées et les dossiers seront examinés en une semaine. Les réponses négatives seront suivies d’un retour au pays. La présence illégale sur le sol autrichien pourra être passible d’une amende administrative de 7 500 euros ».

albinfo.ch

Ain : Réquisition par des «militants associatifs» de locaux privés pour loger des demandeurs d’asile

Plusieurs dizaines de personnes du collectif Solidarité migrants de l’Ain ont investi lundi matin à Bourg-en-Bresse des locaux privés non utilisés rue Marc-Seguin, l’ex-siège social de l’Adapei. Composé d’une douzaine d’associations, syndicats et partis politique, le collectif a décidé de «réquisitionner » le bâtiment pour mettre à l’abri une quinzaine de familles de demandeurs d’asile.

Une soixantaine d’hommes, femmes et enfants, essentiellement ressortissants du Kosovo et d’Albanie, vivent depuis mars dans des garages privés du centre-ville à Bourg, dans des conditions précaires et insalubres, générant l’hostilité des propriétaires et riverains.

Une première ordonnance d’expulsion d’un garage a été rendue le 5 juillet par le tribunal d’instance, d’autres devraient suivre fin juillet. Le collectif espère interpeller le nouveau préfet de l’Ain pour que les services d’Etat qui pilotent l’accueil des demandeurs d’asile, proposent des solutions d’hébergement décent.

Le Progrès (Merci à Alpine )

Guerre du Kosovo : les trafics d’organes organisés par l’Armée de libération

La première guerre de l’OTAN au Kosovo a été menée au nom des droits de l’homme : frapper fort pour « prévenir un génocide » et stopper les troupes serbes menaçant les populations civiles. Elle était pourtant illégale. Pierre Péan démontre la terrible duplicité de la communauté internationale, Etats-Unis en tête. Extrait de « Kosovo : une guerre juste pour créer un état mafieux » ).

En 2003, la MINUK recueille auprès de journalistes d’investigation anglo-saxons les témoignages de plusieurs anciens combattants de l’UÇK, que rongent, semble-t-il, des souvenirs lourds à porter et qui ont souhaité soulager leur conscience. Manifestement terrifiés à l’idée qu’« on » puisse les identifier (et nous verrons qu’ils ont quelques raisons de l’être, dans une région où le taux de mortalité des témoins gênants est important), tous ont requis l’anonymat le plus absolu. Et tous font, peu ou prou, sans s’être concertés, et en s’accusant eux-mêmes(1) d’avoir pris part à des crimes odieux, le même épouvantable récit.

En 1999 et 2000, expliquent-ils, ils ont été chargés par l’UÇK d’emmener dans des camions et des camionnettes, jusqu’à des prisons clandestines situées dans le nord de l’Albanie, des centaines de personnes capturées au Kosovo. Principalement des Serbes, pris entre le mois de juin et le mois d’octobre 1999, soit après l’arrêt des bombardements de l’OTAN sur la République fédérale de Yougoslavie. À partir d’août 1999, on leur a demandé de transférer plusieurs dizaines de ces prisonniers – mais aussi des jeunes femmes, originaires pour la plupart d’Europe de l’Est, qui leur ont été présentées comme des « prostituées »– vers de nouveaux lieux de détention dans le centre de l’Albanie, près de Burrel. Enfin, ces captifs ont été emmenés jusqu’à des cliniques de fortune, notamment une maison peinte en jaune – appelée depuis le début de cette affaire la « Maison jaune » – dans le hameau de Kureshi, au sud de Burrel.

Là, des chirurgiens albanais ont prélevé sur ces malheureux – qui ont bien sûr succombé à ce traitement abominable, et dont les dépouilles ont été soigneusement enfouies – des organes qui ont ensuite été transportés jusqu’à l’aéroport de Rinas, près de Tirana, pour être expédiés, par avion, vers de lointaines destinations.

En sus de ces prisonniers, les corps d’un nombre indéterminé de civils serbes assassinés au Kosovo ont également été « évacués » vers l’Albanie pour y être enterrés dans des lieux reculés. (…)

Atlantico

Bruxelles ouvre la porte de l’UE à la Serbie et au Kosovo

Les efforts de Belgrade et Pristina pour normaliser leurs relations ont été récompensés lundi par la Commission européenne qui a recommandé l’ouverture des négociations d’adhésion de la Serbie à l’Union européenne et pour un accord d’association entre l’UE et le Kosovo.

«La Serbie a rempli le critère prioritaire consistant à prendre des mesures en vue d’une amélioration visible et durable de ses relations avec le Kosovo», a indiqué la Commission dans un rapport soumis aux ministres de l’UE chargés des Affaires européennes.

En conséquence, les négociations d’adhésion à l’UE peuvent s’ouvrir, a souhaité Bruxelles, répondant ainsi au voeu de Belgrade. [...]

Plus de 10.000 Serbes du nord du Kosovo ont manifesté lundi à Kosovska Mitrovica pour protester contre l’accord et faire valoir que cette région frontalière de la Serbie, où ils sont majoritaires et qui échappe au contrôle de Pristina, «sera pour toujours une partie de la Serbie». [...]

Libération

Kosovo: la Serbie veut plus de temps

La Serbie va demander à l’Union européenne de lui accorder plus de temps pour négocier un accord visant à mettre fin à la partition de son ancienne province du Kosovo, a déclaré aujourd’hui le vice-Premier ministre serbe, en promettant une poursuite du dialogue avec Pristina.

« Le gouvernement devrait proposer la poursuite immédiate et urgente des discussions (avec le Kosovo) », a dit Aleksandar Vucic, alors qu’expire le délai de réflexion accordé par Bruxelles à Belgrade.
Le plan européen, au terme duquel Belgrade renoncerait à une enclave peuplée par 50.000 Serbes dans le nord de son ancienne province à majorité albanophone, « ne prend pas en compte nos intérêts élémentaires et ne devrait pas être signé », a insisté le vice-Premier ministre.

Le plan européen suscite beaucoup d’opposition en Serbie, où le Kosovo est considéré comme le berceau de la nation serbe et de la foi orthodoxe. Son rejet compromettrait l’ouverture de pourparlers sur l’adhésion de Belgrade à l’Union européenne.

Le Figaro

Quand la Russie montre sa puissance… douce

EXCLUSIVITÉ FORTUNE : Tribune libre de Vassily, l’un de nos lecteurs.

[...] Pour modifier son image de pays agressif rongé par des instincts totalitaires, la Russie a décidé de passer à la vitesse supérieure en matière de « soft power » ou puissance douce: une série d’efforts visant à modifier l’image du pays directement au sein de l’opinion publique internationale, en défendant sa politique, ses valeurs et sa culture via des moyens non coercitifs.
Pour redorer son blason, la Russie a du pain sur la planche: le pays est systématiquement dépeint dans les médias dominants comme un État autoritaire ayant hérité des tendances dominatrices de son prédécesseur, l’URSS. [...]

La France est en première ligne des efforts de Moscou. Rien d’étonnant à cela, car historiquement l’Hexagone est un référent traditionnel: que l’on songe à l’aristocratie russe dont la langue était le français, ou à la première page de Guerre et paix écrite dans notre langue. Aux yeux des Russes, la France est l’alter ego, un État où naissent des tendances historiques qui parcourent ensuite l’Europe et le monde. Une nation qui passionne la population russe et ses dirigeants. Un pays frère, qui désormais inquiète.

[...] Nous avons décidé de nous focaliser sur la bataille médiatique menée par la Russie en France et dans le monde.

Suite et commentaires sur Fortune

Le flash d’actualité hebdomadaire avec « Voix de la Russie » (vidéo)

Au sommaire de ce n°19 du lundi 28 janvier 2013 :

  • L’Europe de Bruxelles n’était qu’une étape vers la mondialisation
  • Quand l’or part… les guerres arrivent…
  • La diplomatie selon Sergeï Lavrov : incompréhensible pour un Laurent Fabius
  • Le CRSC de Paris rend hommage à Vladimir Vyssotsky
  • La France et l’Allemagne fêtent les 50 ans du Traité de l’Élysée comme un vieux couple
  • Solidarité Kosovo n’oublie pas les Serbes du Kosovo et de la Métochie
  • Mali : la France paie l’addition libyenne
  • Nigéria : le massacre des chrétiens continue