Etats-Unis : ils cherchent «cocotte-minute» sur internet, la police débarque !

Comparer des cocottes-minutes sur internet, se renseigner sur les attentats de Boston et rechercher un sac à dos en ligne… Le cocktail parfait aux Etats-Unis pour voir débarquer chez soi la police anti-terroriste. Mercredi, la journaliste américaine Michele Catalano, qui collabore pour «The Guardian» et les sites Forbes et Boing Boing, en a fait l’ expérience.

Son mari, resté à la maison, a eu la surprise de recevoir la visite de six agents armés.

Selon elle, ils se sont présentés au domicile familial pour obtenir des explications concernant des recherches que le couple avait effectuées sur Google, au cours desquelles il avait tapé les mots « cocotte-minute » et « sac à dos ». Or, depuis l’attentat du 15 avril dernier à Boston, qui a fait 3 morts et 176 blessés, la recherche sur internet de ces deux mots suscite l’intérêt de la police. Les deux terroristes, les frères Tsarnaev, ont en effet utilisé deux cocottes-minute dissimulées dans des sac à dos pour commettre l’attentat.

Le Parisien

Halalgoogling: un nouveau moteur de recherche certifié halal

Afin que les musulmans puissent surfer en toute sérénité, ce moteur de recherche bloque tout contenu qui ne respecterait pas la loi islamique.

Après la finance islamique, ce moteur de recherche est une nouvelle façon de concilier vie pratique et islam. En effet, Halalgoogling bloque tout contenu qui ne respecterait pas la loi islamique grâce à un système de filtres. Sur le blog associé, les créateurs citent notamment la nudité, les contenus pornographiques, gay, lesbiens, bisexuels, mais aussi les jeux d’argent. Et plus largement, tout ce qui est défini comme haram (interdit) par la loi islamique. On connaissait le filtre parental, ce moteur de recherche est en quelque sorte un filtre musulman.

Disponible en onze langues, dont le français, Halalgoogling se définit comme « une alternative aux moteurs de recherche existants qui ne satisferaient pas les besoins des musulmans ». Pour surfer en toute sécurité, le système empêche donc de rechercher certains mots-clés et une liste noire de sites internet a été définie, les rendant inaccessibles. Les créateurs appellent également les internautes à signaler les contenus haram qui apparaîtraient malencontreusement.

[...] L’origine du moteur de recherche n’est pas explicitée, mais ses créateurs promettent de donner « 10 % des profits annuels pour aider la communauté musulmane et les enfants en famille d’accueil et agressés sexuellement ».

Source LePoint.fr

Google veut faire la police dans vos mails

La firme a déposé un brevet pour contrôler la légalité des mails et si besoin, avant même leur envoi, en alerter un tiers.

(…) Le « Policy Violation Checker » (vérificateur de violation de règles) imaginé par Google serait capable de reconnaître une série de « phrases problématiques », qu’il rassemblerait dans une base de données. Avant de jouer les vengeurs, Google pourrait aussi voler au secours du contrevenant et lui proposer des reformulations plus acceptables. Vous pouvez remercier Big brother.

Le Point

Les USA lisent nos mails

Un Romand s’est vu interdire d’entrée aux Etats-Unis après une mauvaise blague dans un e-mail. Il craint avoir été victime des «grandes oreilles» américaines

(…) «Une grave menace» pour les «droits des citoyens». Les conclusions d’un rapport du Parlement européen sont sans équivoque. L’objet de ce constat? Un amendement américain qui permet aux autorités de surveiller, outre les communications comme l’e-mail et le téléphone, toutes les données stockées aux Etats-Unis par des non Américains. Sont concernés tous les services de synchronisation en ligne comme iCloud, Google Drive ou Dropbox, et les services de messagerie.

Cette «surveillance de masse» exercée «sans les garanties applicables aux citoyens américains», un Romand pense en avoir été victime. Sur le point de partir en vacances aux USA, il a échangé des mails contenant des blagues autour de mots tels qu’«avion», «bombe» et «exploser». Alors que sa demande d’autorisation de séjour sans visa (ESTA) avait été acceptée, il a été refoulé au moment d’embarquer – victime d’une interdiction d’entrée sur le territoire.

LeMatin.ch

Google accusé de discrimination raciale

Le moteur de recherche cible ses publicités en fonction de la couleur de peau, affirme une étude américaine.

Google et ses précieux algorithmes ont un seul but: rendre nos recherches plus pertinentes. Pour y parvenir, le géant du Net récolte d’une part nos informations personnelles et compile d’autre part des milliards de requêtes pour en dégager les tendances les plus populaires.

Cette course au résultat populaire, si elle est statistiquement pertinente, agit parfois comme un révélateur des préjugés les plus tordus des internautes. Les suggestions de recherche «est-il juif?» ou «est-il gay?» induites par Google après avoir tapé le nom de certains politiciens ou célébrités en sont un exemple.

Une étude publiée fin janvier par la professeure Latanya Sweeney de l’Université de Harward souligne que les préjugés racistes s’appliquent aussi aux publicités affichées avec chaque recherche. Elles varient de manière significative en fonction de critères raciaux. Selon l’universitaire, la recherche de patronymes connotés «afro-américains», comme Leroy, Kareem Keisha ou Kenya, entraîne plus souvent des annonces en lien avec la criminalité et le monde judiciaire. Typiquement des services pour savoir si une personne a déjà été arrêtée ou si elle possède un casier.

La proportion est de 25% contre 1% avec des noms connotés «blancs», tels que Brad, Luke ou Katie, rapporte le site de la BBC. (…)

La tribune de Genève

Google : « pourquoi les Algériens sont racistes, intolérants et agressifs »

Le site Slate Afrique s’est amusé à rechercher les requêtes sur google qui concernaient les Africains et le constat n’est pas positif. Beaucoup de requêtes relèvent du cliché, voire du racisme, et pour les Algériens quelles sont les recherches les plus fréquentes ?

La saisie semi-automatique de google en dit long sur les images que véhiculent certaines communautés. Un petit comparatif entre le google France et le google Algérie peut être intéressant.

Pour les Algériens il semblerait que les requêtes les plus fréquentes sont :  » les Algériens sont beaux » ou encore « les Algériens sont des guerriers », pour le google.dz. Il semblerait que les Algériens ne soient pas les plus modestes et reconnaissent chez eux des qualités physiques. 

Pour le google France, les Algériens sont également beaux mais surtout  » les Algériens sont jaloux des Marocains ». Le cliché n’est donc pas loin.

Lorsque l’on regarde plus loin, sur les deux google, dans les premiers résultats, qui sont donc les mieux référencés, la course au idées reçues continue avec comme proposition : « pourquoi les algériens sont sales ? » ou « pourquoi les algériens sont racistes,intolérants et agressifs ».

Et lorsque vous posez la question : « pourquoi les Algériens… » voilà ce qui apparaît :

http://imageshack.us/a/img441/5143/pourquoilesalgc3a9riens.png

Dans les deux google, les Algériens semblent être nerveux. Les Algériens eux-mêmes ont des clichés sur les Algériens !

Mais ce ne sont pas spécifiquement les Algériens qui sont les plus méprisés sur google. Slate Afrique a fait le test avec les arabes et les musulmans, et là les résultats sont édifiants : « pourquoi les arabes puent », « pourquoi les arabes volent », « pourquoi les musulmans sont intolérants »  ou encore « pourquoi les musulmans sont-ils méchants ». (…)

Algérie-focus

Clichés : « Pourquoi les Portugais s’appellent-ils Manuel ? »

« Pourquoi les Chinois crachent-ils ? », Pourquoi les Danois sont-ils heureux ? », « Pourquoi les Français sont-ils détestés ? »… Le site OWNI a compilé et cartographié les clichés des internautes français tels qu’ils transparaissent dans les suggestions de Google. Le résultat est souvent consternant…

… exceptionnellement poétique

… parfois franchement absurde

Toutes ces propositions sont générées automatiquement par l’algorithme de Google. (…)

Le Monde

Suggestion du mot «juif»: accord entre Google et les associations

Exclusif: Google vient de conclure un accord visant à ce que les associations du terme « juif » avec le nom de certaines personnalités dans le cadre de ses suggestions de recherche (Google Suggest) ne soient plus automatiques. L’information nous a été confirmée ce matin par Benjamin Hayoun, le président de l’Union des étudiants juifs de France, l’une des associations ayant engagé des poursuites contre la firme de Mountain View fin avril. La médiation ensuite engagée en mai a ainsi abouti en faveur des demandeurs.

« Nous avons été à l’audience ce matin et on se félicite que la mesure de médiation ordonnée par la présidente Martine Provost Lopin nous ait permis de dégager des axes d’une fructueuse coopération avec Google. En matière de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, Google est à présent un partenaire, ce qui met fin au litige. Nous avons retiré notre plainte. On s’est désisté ce matin du fait de cet accord ».

Des détails sur cet accord ? « L’accord est gardé confidentiel, on ne peut préciser ce sur quoi on a abouti. En revanche vous verrez très prochainement – c’est une question de semaine voire de quelques mois – les résultats de ce partenariat. Cela aura une visibilité extrêmement forte, notamment sur Google ». Et Jonathan Hayoun, d’insister « vous verrez par vous-même en allant sur Google dans les tout prochains jours ».

Du côté du géant de l’internet, l’impact de cet accord a été minoré : « On réfléchit avec les associations à des projets qu’on va concevoir et promouvoir ensemble, visant à sensibiliser les internautes s’agissant des valeurs de tolérance et de respect », nous a expliqué un porte-parole de Google France.

Selon nos tests, la suggestion du mot juif est toujours présente, par exemple lorsqu’on tape le nom du chef de l’État. Si le nettoyage en profondeur de l’outil de suggestion – voire du moteur – se confirme ces prochains jours, d’autres acteurs seront incités à accentuer leur pression pour purger les contenus considérés comme illicites.

PC Inpact

Google veut protéger les langues en voie de disparition

Le groupe internet Google a annoncé mercredi soir le lancement d’un site internet destiné à aider à la préservation de langues en voie de disparition, intitulé «le projet des langues en danger».

«Documenter les plus de 3000 langues qui sont au bord de l’extinction est une étape importante pour préserver la diversité culturelle, rendre honneur au savoir de nos aînés et donner de la puissance à la jeunesse», a fait valoir Google.

«Les technologies peuvent soutenir ces efforts, en aidant les gens à créer des enregistrements de haute qualité de leurs aînés, souvent les derniers locuteurs de leur langue, en mettant en contact des communautés disparates dans les médias sociaux et en facilitant l’apprentissage de langues», est-il précisé. (…)

Canoe.ca

Google peut-il prédire l’effet du racisme sur l’élection d’Obama?

Google peut-il nous permettre de mesurer l’impact du racisme sur les élections? Alors qu’en France le juge a nommé un médiateur pour tenter de régler les différends d’associations anti-racisme avec la fonction «auto-suggest» de Google, qui associe le mot «juif» à de nombreuses personnalités dès qu’on tape leur nom sur le moteur de recherche, un doctorant de Harvard se penche sur un autre aspect de notre inconscient collectif révélé par Google.

Seth Stephens-Davidowitz a analysé les requêtes envoyées à Google dans les années précédant la présidentielle américaine de 2008 pour tenter de voir si le racisme avait eu un impact sur l’élection de Barack Obama. Là où nos sondeurs débattent du «vote honteux», qui amènerait de nombreuses personnes comptant voter Front national à mentir parce que ce n’est pas un vote très socialement accepté, les sondeurs américains ont le même problème avec le «Bradley effect» (du nom du maire de Los Angeles noir qui a perdu l’élection au poste de gouverneur californien alors qu’il était en tête des sondages).

Le Bradley effect prédit que, interrogés par des sondeurs, les électeurs blancs vont exagérer leurs intentions de voter pour un politicien noir pour ne pas apparaître racistes, explique The Atlantic. (…)

Slate