Une première en Suède, un vestiaire «sans genre»

Le 6 mai prochain, le lycée Södra Latin de Stockholm sera le premier du pays à offrir aux élèves un vestiaire neutre. Delon Direct Matin, «la Suède prouve une fois encore son avance en termes d’égalité des genres».

Camille Trombetti, sa présidente, explique au journal local Dagens Nyheter que «c’est pour les élèves qui ne souhaitent s’identifier ni comme hommes, ni comme femmes».

Emise par l’association HBQT (homosexuels, bisexuels, queer, transgenre) de l’établissement, cette proposition a été votée par le conseil des élèves.[…] Cette demande est en effet arrivée après que certains élèves ont déclaré se sentir mal à l’aise en se changeant au milieu des autres filles ou garçons.

La Suède fait figure de précurseur en matière de parité. L’année dernière, une crèche avait fait parler d’elle en décidant de bannir tous les mots qui marquent le genre. Les garçons et les filles devenaient ainsi les «enfants».

Dernièrement, c’est un député qui a proposé une loi interdisant aux hommes de faire pipi debout, par souci d’égalité.

Direct Matin (Merci à i.am.french.de.France )

Les Suédois vont-ils pouvoir continuer à faire pipi debout ?

Un député a proposé de changer la position des hommes lorsqu’ils vont aux toilettes. Cette idée a du mal à faire son chemin. On pourrait croire à un poisson d’avril mais il n’en est rien. C’est bien la proposition sérieuse d’un député de gauche suédois qui fait sourire samedi matin.

Viggo Hansen a déposé il y a dix mois une proposition au conseil général de la région de Södermanland pour interdire aux hommes d’uriner debout. (…)

TF1 news

Le « Gender pour tous » et les droits des parents

[ L'article proposé ici aux lecteurs est trop long et contient trop d'informations pour qu'une sélection de passages soit suffisante. La rédaction vous invite à lire le texte complet. Nous en précisons le thème central dans la courte présentation ci-dessous. NDLR]

« Les parents qui voudront transmettre certaines valeurs à leurs enfants vont dans les prochains mois se heurter à l’école de la République.
Le ministre de l’éducation nationale, Vincent Peillon, a déclaré que « le but de la morale laïque est d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel »pour « permettre à chaque élève de s’émanciper ».Christiane Taubira a également déclaré que «l’Education vise à arracher les enfants aux déterminismes sociaux et religieux».

L’un de ces déterminismes serait l’identité de genre.

Un récent rapport de l’Inspection Générale des Affaires Sociales recommande que l’école déconstruise « l’idéologie de la complémentarité » homme-femme et recommande aux enseignants de remplacer les appellations « garçons » et « filles » par les termes neutres « amis » ou « enfants », de raconter des histoires dans lesquels les enfants ont deux papas ou deux mamans, etc.

Il s’agit, dit le rapport, d’empêcher la « différenciation sexuée » et l’intériorisation par les enfants de leur identité sexuelle.

Lire l’article sur le site Zenit

Zenit est une agence de presse qui se consacre essentiellement au commentaire de l’actualité du Vatican. Nous souhaitons que cette précision ne vous empêche pas de vous pencher sur les informations importantes que contient cet article. NDLR.

Belgique : De plus en plus de réfugiés reconnus suite à des violences liées au sexe

Sur l’ensemble des personnes qui ont introduit une demande en 2012 comme réfugié par le Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides (CGRA), 17% l’ont été pour des questions de genre, rapporte vendredi De Standaard. La plupart d’entre eux sont des femmes.

Il y a 5 ans, ce chiffre n’était que de 6%. C’est donc trois fois plus qu’en 2007. «Une petite partie concerne des hommes qui sont menacés ou poursuivis dans leur pays d’origine parce qu’ils sont homosexuels», explique Maggie De Block (Open Vld), secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration.

La majorité des demandes pour motif lié au genre touche toutefois des femmes victimes de violences domestiques ou intrafamiliales, de mariage forcé, d’exploitation, de mutilation génitale, etc. On constate actuellement un flux important en provenance des pays d’Europe de l’Est. «Certaines femmes (seules) originaires de ces pays sont victimes de réseaux de prostitution ou de traite d’êtres humaines», ajoute la secrétaire d’Etat.

En janvier 2013, 8% des personnes présentes dans des centres d’accueil, fermés ou non, étaient des femmes seules, parfois très jeunes.
rtbf

Une ministre allemande propose que Dieu soit neutre

La ministre allemande de la Famille, Kristina Schröder, a déclenché une polémique à la veille des fêtes de Noël en suggérant d’accorder à Dieu une neutralité grammaticale plutôt que le genre masculin.

Priée de dire par l’hebdomadaire Die Zeit comment expliquer à sa fille le recours à l’article masculin « der » pour désigner Dieu, elle a répondu : « L’article n’a pas d’importance ».

Elle a ajouté qu’on pouvait se servir tout aussi bien du « das » neutre que du traditionnel « der ».

Ces propos ont immédiatement suscité la colère de membres de la CDU-CSU, la coalition de droite de la chancelière Angela Merkel auquel la ministre appartient aussi.

« Cette sottise intellectuelle me laisse sans voix », a réagi Christine Haderthauer, ministre des Affaires sociales du land de Bavière, dans les colonnes du journal à grand tirage Bild.

Stefan Müller, un élu de la CSU, la branche bavaroise de la CDU, s’est déclaré « perplexe » par ce genre de propos qualifiés d’ »inopportuns ». (…)

Reuters

Ayrault : «Le droit au mariage et à l’adoption pour tous sera institué»

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a assuré vendredi dans un communiqué que le «droit au mariage et à l’adoption pour tous sera institué et les outils de lutte contre les discriminations seront renforcés» au cours du quinquennat, sans toutefois préciser de date.

«A l’occasion de la marche des fiertés organisée samedi, le Premier ministre souhaite réaffirmer que le gouvernement a inscrit à son programme de travail des prochains mois la mise en oeuvre des engagements pris pendant la campagne présidentielle, en matière de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre», explique Matignon dans un communiqué.

«Toutes les administrations de l’Etat, les autorités administratives indépendantes, les fonctionnaires et en particulier les enseignants, seront sensibilisés sur cet objectif d’égalité et de lutte contre tous les préjugés homophobes qui font le lit d’une violence et d’une exclusion qui ne sont pas tolérables», annonce en outre Matignon.

Le Premier ministre demandera ainsi à «tous les membres du gouvernement concernés de lui faire des propositions, après concertation avec les partenaires associatifs, pour définir le pilotage institutionnel des politiques de lutte contre les violences et les discriminations commises à raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre, qui sont par nature interministérielles».

«S’agissant des personnes trans, une concertation sera lancée à la rentrée pour faciliter leur parcours, en écho aux recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe», indique-t-on de même source.

Libération

Suède : À l’école des enfants sans sexe

Exit le «il» et le «elle», certains établissements suédois ont désormais recours à l’éducation indifférenciée. Il s’agit de traiter les enfants comme des individus, et non en fonction de leur sexe.

Déjà en 2011, le couple canadien Kathy Witterick et David Stocker avait horrifié la planète en décrétant que leur petit Storm serait élevé «no sex» et pourrait ainsi décider seul s’il voulait être considéré comme un garçon ou comme une fille.

Dans la salle de classe, le coin dînette et les petites voitures ont laissé place à une grande malle où les jouets cohabitent désormais. Dans les rayons de la bibliothèque, point de Cendrillon et de Belle au bois dormant, mais des histoires de papas crocodiles qui décident d’adopter un petit. Les filles ne jouent plus nécessairement à la poupée, les petits garçons ont arrêté de se prendre pour Spiderman. Bienvenue à Egalia, une crèche située dans le quartier bobo de Södermalm, en plein centre de Stockholm.

Ici, comme dans quelques autres écoles de la capitale suédoise, l’enfant reçoit une éducation indifférenciée. Entendez par là qu’on n’incite pas systématiquement les filles à faire de la danse classique ou de la gym et les garçons à jouer au football. Nier le genre dès le plus jeune âge ? «Attention, nous ne nions pas le sexe physique», précise Lotta Rajalin, directrice de l’établissement. Ce serait une aberration. Nous refusons le sexe social, c’est tout. C’est peut-être «tout», mais c’est en tout cas bien suffisant pour créer la polémique et semer le trouble dans toute l’Europe. […]

Il n’y a qu’à voir le succès des gender studies de l’Américaine Judith Butler pour s’en assurer. Depuis les années 1930, cette branche des sciences sociales prône la déconstruction de la théorie du genre et la distinction radicale entre sexe et genre. Au sexe biologique se greffe donc un sexe social que chaque individu est parfaitement libre de choisir. À Science Po Paris, un programme consacré à la question du genre a même ouvert ses portes à la rentrée 2011. Et la rue d’Ulm ne cesse d’organiser colloques et conférences sur le sujet. […]

Le Point

« C’est quoi une origine? Moi je suis de nulle part et de partout » (vidéo et màj)

Addendum du 08/04/2012 :

Le Film dans son intégralité. La Licra a souhaité prendre part au débat dans cette campagne électorale qui se déroule sur fond de crise économique et de danger extrémiste.

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