Rassemblement de l’UOIF : Tarik Ramadan invite les musulmans à entrer dans la culture française pour y agir «plus efficacement»

Le rassemblement annuel de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) organisé durant ce week-end de Pâques jusqu’à lundi au Parc des expositions du Bourget a pour thème : «Quelles valeurs pour un monde en mutation? L’homme, la famille, le vivre ensemble». Le mariage pour tous et la théorie du genre suscitent des inquiétudes .

Tariq Ramadan encourage ses auditeurs musulmans français à entrer dans la culture française pour la connaître de l’intérieur et y agir «plus efficacement» en tant que musulmans. En 2012, il avait dit à cette tribune que la foi a «une vue longue» et si «le Prophète a été si efficace à La Mecque», c’est «parce qu’il connaissait bien la société» de cette ville.

En France, avait-il conclu, «vous avez à connaître votre société» et prendre «conscience de votre responsabilité» car «nous portons un dépôt, un message» pour ce pays et «l’islam est un et accepte toutes les cultures». Seulement, «il va falloir résister», avait-il lancé.

Même si l’UOIF, proche des Frères musulmans, n’est que l’une des branches de l’islam de France, elle en est la famille la plus dynamique et la mieux organisée puisqu’elle fédère pas moins de 250 associations, revendiquent des partenariats avec un tiers des 3000 mosquées ou lieux de culte en France et vient de lancer une fédération pour les écoles musulmanes. Rien d’étonnant donc à ce qu’elle attende pas moins de 160.000 visiteurs au Bourget!

«Les thèmes du rassemblement collent toujours à l’actualité», explique Amar Lasfar, président de l’UOIF. «Le mariage pour tous, l’ABCD de l’égalité…, ça heurte notre religion et ça nous inquiète», ajoute-t-il. De fait, son prédécesseur, Ahmed Jaballah, avait participé au nom de l’UOIF à la finale de la grande Manif pour tous, le 13 janvier 2013. Il expliquait alors: «Nous sommes sur la même position que toutes les traditions religieuses et humanistes qui estiment que la structure familiale reste la cellule de base de la société. Or, un tel projet met directement en cause la famille.»

Pour autant, l’UOIF s’est désolidarisée de l’initiative lancée par Farida ­Belghoul en janvier dernier, consistant à boycotter, de temps à autre, l’école en retirant ses enfants pour protester contre l’ABCD de l’égalité. «Nous refusons d’utiliser les enfants dans les débats des grands», assure Amar Lasfar et «nous sommes pour le débat mais nous ne voulons pas de polémique».

«Quand on n’a pas de projet social, à droite comme à gauche, le meilleur ennemi facile, c’est l’islam». (Tarik Ramadan sur RMC-BFM)

Cette vision d’un islam fortement identifié mais très intégré est reprochée à l’UOIF par des mouvements plus radicaux et Amar Lasfar reconnaît qu’«une partie des nôtres est tentée par un repli identitaire» en se plaignant car «les premiers à en souffrir, c’est nous».

Une crispation qui faisait dire à Tariq Ramadan jeudi matin sur RMC-BFM : «Les coupables sont ceux qui font de la présence de l’islam en France uniquement un sujet de controverse et jamais un sujet de dialogue serein.»

Le Figaro

Le Parlement andalou autorise les enfants à changer de sexe

[Les lecteurs parlant espagnol sont invités à compléter cet article, à le corriger le cas échéant, à faire une recherche plus globale , et à nous traduire les passages importants - en citant leur source]

[traduction automatique adaptée au mieux - extraits]

MADRID – Le Parlement d’Andalousie a approuvé mercredi une loi qui oblige les écoles à traiter les élèves selon le sexe qu’ils ont choisi, indépendamment du sexe anatomique.

Cette loi, dite «loi du transsexualisme » a été approuvée malgré les 36 000 signatures présentées contre. Le « projet de loi global pour la non-discrimination fondée sur le sexe et la reconnaissance des droits des personnes transgenres de l’Andalousie » a été approuvé par le parti socialiste, les Verts et le parti Populaire.

« Il faut démystifier les opérations de changement de sexe. Elles mettent de l’ordre là où il ya du désordre, elles recomposent le lien entre le sexe physique et le cerveau, elle réparent la corrélation entre le sexe physique et intérieur « .

Cette loi va par exemple obliger les écoles à autoriser dans les toilettes et les vestiaires résevés aux filles des élèves qui seront anatomiquement des garçons. Les enseignants seront également obligés de changer tous les papiers des élèves en fonction de leur nouvelle identité. Les parents des autres élèves seront tenus d’accepter qu’un garçon aille à l’école habillé en fille, et qu’il partage les lieux réservés aux filles.

Le changement de sexe de l’enfant sera également accompagné. Le processus pourra aboutir à des traitements hormonaux et chirurgicaux.

aciprensa.com (en espagnol)

En Australie, on est de genre masculin, féminin ou neutre

La plus haute juridiction d’Australie a décidé mercredi qu’une personne pouvait être reconnue légalement comme étant de « genre neutre », et non pas seulement comme de genre féminin ou masculin.

Hebergeur d'imageLa Haute cour « reconnaît qu’une personne peut être ni de sexe masculin ni de sexe féminin et autorise donc l’enregistrement d’une personne comme étant d’un genre ‘non spécifique’ », selon un avis unanime de ses juges.

Ils ont ainsi rejeté un appel déposé par l’État de Nouvelle-Galles du sud pour que seuls soient reconnus les genres féminin et masculin.

Cette décision intervient à la suite d’une procédure menée par une personne, Norrie May-Welby, qui ne s’identifie pas comme un homme ou une femme, et qui réclamait la création d’une catégorie supplémentaire pour « genre neutre ». [...]

7sur7

« Papa, maman, je ne veux plus être un garçon » : la théorie du genre sur FR2

Ce reportage n’est pas une rumeur


« Papa, maman, je ne veux plus être un garçon » — France2 (théorie du genre).

Lors du journal télévisé du 26 mars 2014 sur France 3, un reportage était consacré à ces garçons qui se prennent pour des filles et à ces filles qui se prennent pour des garçons.

Municipales : Comment l’UMP veut conquérir le vote musulman par l’abstention

Le quinquennat de Nicolas Sarkozy a renforcé le désamour des musulmans envers l’UMP. Mais deux ans après l’alternance et face au sentiment de déception générale à charge contre les socialistes, la droite veut tirer profit de la situation pour attirer vers elle un électorat traditionnellement ancré à gauche de l’échiquier politique. Ou du moins les pousser à s’écarter de la gauche et, à ce jeu, l’UMP ne manque pas d’idées pour parvenir à ses fins.

«La première étape, c’est de faire en sorte que cet électorat ne vote plus pour le PS, afin de couper la gauche d’un de ses réservoirs de voix traditionnels. C’est ce qui est en train de se produire avec le mariage pour tous et la théorie du genre. Ensuite, la seconde étape, c’est qu’ils votent pour nous», explique un stratège de l’UMP au Monde.

Nicolas Sarkozy et son clan avaient fait baver les musulmans lors de son quinquennat, marqué par des débats à répétition qui ont défiguré l’image de l’islam et de ses fidèles. Alors, quand est arrivé mai 2012, une large majorité de musulmans – 86 % selon un sondage Ifop – avaient apporté leur voix à François Hollande lors du second tour de l’élection présidentielle. Bénéficiant du vote sanction plus que du vote d’adhésion, le candidat socialiste a accédé aux plus hautes fonctions de l’Etat.

Le plébiscite des musulmans, l’illustration d’une population traditionnellement ancrée à gauche qui avait promis « le changement ». Il n’en est rien. Une bonne partie de cet électorat a vite déchanté. Loin d’être acquis au PS, il est déçu par la première moitié du quinquennat de celui qu’il a porté à l’Elysée en 2012. En embuscade, à quelques semaines des élections municipales, l’UMP de Jean-François Copé en profite pour tenter d’attirer dans ses filets des électeurs.

C’est bien sur les questions de valeurs que le parti de droite peut séduire les musulmans, nombreux à désapprouver les changements sociétaux portés par une gauche qui a promulgué, en mai 2013, une loi autorisant les couples homosexuels à se marier et à adopter des enfants. Une partie de cette communauté est également impliquée depuis quelques mois dans le combat contre l’introduction présumée de l’enseignement de la théorie du genre à l’école […]

Pour atteindre ce but, quoi de mieux qu’une personnalité issue de l’immigration pour faire la cour aux musulmans ? Fadila Mehal a naturellement été choisie. Dans une tribune publiée sur le Huffington Post en février dernier, la vice-présidente du Modem à Paris et 2e sur la liste UMP-Modem-UDI du 18e arrondissement parisien veut faire entendre que le groupe qu’elle représente est un «ami sincère» de la communauté musulmane. […]

saphirnews

Le Perreux (94). Théorie du genre : une sortie scolaire annulée

Le débat sur le genre n’en finit pas de ricocher. Après le livre « Tous à poil », ou encore la diffusion du film « Tomboy » dans des écoles, c’est une pièce de théâtre qui fait à nouveau les frais d’une polémique. « La princesse qui n’aimait pas les princes » est une pièce jouée pour la première fois cette semaine au Pocket Théâtre, à Nogent-sur-Marne. Inspirée d’un conte pour enfants, elle met en scène les amours « extra » ordinaires d’une princesse qui repousse ses prétendants pour les beaux yeux d’une fée. Un spectacle soutenu par le conseil régional d’Ile-de-France.

« La représentation de mercredi prochain était réservée à 50 enfants du centre de loisirs du Perreux-sur-Marne (NDLR : la ville voisine) auprès desquels nous devions aussi animer un atelier de sensibilisation. Mais la directrice a été contrainte d’annuler la sortie sans concertation, car la municipalité lui a dit que la thématique bloquait », rapporte le metteur en scène, Delphine Orléach. « Notre pièce est censurée, alors que c’est avant tout un outil permettant de répondre aux interrogations des enfants, et de parler d’homosexualité avec humour. »

(…) Le Parisien

En plus de « homme » ou « femme », Facebook propose désormais : « transexuel » ou « intersexuel » (màj vidéo)

Addendum

Ce résultat est le fruit de discussions avec des associations LGBT de défense des droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenre. Cela permis d’ajouter des options à la catégorie « sexe ». Il y aura désormais une case « personnalisé » avec possibilité de choisir parmi une cinquantaine de propositions dont transsexuel, bisexuel, intersexuel… et même « s’interroge sur son genre ». [...]

TF1 News

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Les abonnés anglophones de Facebook ne seront plus seulement limités à « homme » ou « femme » pour renseigner leur genre, a annoncé le réseau social en ligne qui a ajouté de nouvelles options comme « transsexuel » ou encore « intersexuel ».

Outre le genre, les abonnés ont aussi la possibilité de choisir le pronom personnel par lequel ils voudraient être interpellés dans les posts.

A côté des classiques « lui/il » et « elle », il y aura désormais « on », jugé plus neutre. [...]

Morandini

Preuves à l’appui : ‘la plateforme revendicative LGBT’, le genre, l’éducation à la sexualité en primaire et vos enfants

Extraits du document pris sur un site du gouvernement français : « Collectif éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire. Plateforme revendicative. » Soutenu par :

Ce document est à mettre en parallèle avec celui mis en ligne par Fdesouche concernant l’éducation à la sexualité en école primaire, thème prioritaire.(Document retiré depuis par l’académie de Grenoble).

[collage d'extraits][PDF complet en fin d'article] Le Collectif éducation LGBT réaffirme que le service public d’éducation ne peut pas se cantonner aux simples savoirs disciplinaires.

Le service public doit aborder (…) l’apprentissage du vivre ensemble et de la découverte de la diversité des formes d’attirances affectives ou amoureuses, des revendications d’être et de genre par les élèves, et ce de l’école primaire à l’université.

L’éducation à la sexualité doit être ouverte sur (…) les sentiments, le genre, les orientations sexuelles ou l’identité de genre, et étendue à l’éducation à l’identité, sortant des schémas binaires stricts de genre.

[Il y a] la nécessité d’actions éducatives régulières dans le cadre scolaire dès l’école maternelle.

Le Collectif demande que les ministères se dotent d’outils (…) pour la mise en oeuvre d’une lutte efficace contre les discriminations LGBT, sans occulter la question de l’identité de genre.

Le Collectif demande que ces campagnes se mettent en place dès le premier niveau du collège et dès le 1er trimestre de l’année scolaire.

Le Collectif demande la distribution à l’ensemble des élèves d’un outil de sensibilisation visant à combattre les discriminations lesbophobes, homophobes, transphobes, biphobes …) et demande que les ministères développent et facilitent les interventions des associations habilitées en milieu scolaire.

La formation des jeunes ne doit pas se limiter à des apprentissages disciplinaires. L’ensemble de la communauté éducative doit s’impliquer dans l’éducation à la citoyenneté des élèves. Tous les personnels doivent y contribuer, dans tous les lieux, pour les activités scolaires et péri-scolaires. Aucun établissement, public ou privé sous contrat, ne peut promouvoir une vision réductrice, voire régressive, de l’éducation à la sexualité.

Les contenus des programmes et des manuels scolaires doivent évoluer pour mieux représenter la société réelle et mieux prendre en compte la diversité des orientations et des identités sexuelles, et non plus en référence à l’hétérosexualité.

Il est nécessaire de promouvoir une éducation aux questions de genre qui prenne en compte la diversité : notions de masculin/féminin, de femmes/hommes, relations filles/garçons et égalité des sexes, respect de l’autre et de sa volonté, droit des femmes à disposer de leur corps, la déconstruction des stéréotypes de genre et des rôles sexués, identité et transgressions des normes de genre.

Il est impératif de déconnecter les questions d’identité et celles de l’orientation sexuelle.

L’école primaire a un rôle déterminant à jouer pour éduquer contre les LGBTphobies :
[par le] questionnement des stéréotypes et des rôles sexués, la déconstruction des
représentations, [et]l’éducation à la sexualité et à la notion de genre


Il est important de lutter contre les stéréotypes le plus tôt possible, c’est-àdire dès l’école maternelle.

Les « années collège » sont celles pendant lesquelles les adolescent-es affirment ou consolident leur identité genrée. L’éducation à la sexualité doit être dispensée durant ces quatre années et aborder les différents types de relations amoureuses et d’attirances affectives, sans se restreindre à la vision unique de l’hétérocentrisme (hétérosexualité) qui ne peut plus être la seule référence dans notre société.

[Au collège] des interventions doivent être réalisées par les équipes éducatives, éventuellement en partenariat avec des associations, pour aborder et expliquer les différentes façons de vivre sa sexualité (homosexualité, bisexualité, hétérosexualité et asexualité), sans hiérarchiser et sans qu’aucune ne soit stigmatisée.

Le Collectif demande la mise en place et le réapprovisionnement régulier de distributeurs de matériel complet de prévention (préservatifs masculins et féminins, gel, digue dentaire…) dans l’ensemble des lycées.

L’éducation à la sexualité, aux théories du genre et la promotion de l’égalité doivent être l’objet de sensibilisations et de formations spécifiques pour tous les personnels.

Il faut promouvoir une éducation à la sexualité qui prenne en compte la diversité, qui ne se limite pas à l’aspect sanitaire de prévention des risques, et qui n’envisage pas la sexualité à travers la seule visée reproductive, mais également en termes de relation affective, de désir et de plaisir.

Il est important de lutter contre les stéréotypes le plus tôt possible, c’est-à-dire dès l’école maternelle. Une aide intéressante peut être apportée par la littérature de
jeunesse qui propose des supports variés, notamment pour aborder les questions d’égalité/d’inégalité, les relations amoureuses, les rapports au genre, ainsi que les différentes formes de parentalité.

2 – Contribution Du Collectif Education Contre Les Lgbtphobies

[Autres sources : voir ici][Télécharger le PDF]

Sciences Po, pionnière dans l’enseignement du «gender»

À Paris V, VII, VIII, à Strasbourg ou à Lille III, la théorie du genre est abordée, au gré des disciplines, plus souvent en sociologie, en histoire ou en philosophie qu’en droit. À Sciences Po, on enseigne le «gender» depuis trois ans.

En master, Sciences Po réserve au sujet une place de choix à travers le «grand cours» (enseignement de tronc commun) de la philosophe Geneviève Fraisse intitulé «Sexes, démocratie et création».

Pionnière dans le domaine, Sciences Po a choisi d’en faire en 2010, sous l’égide de Richard Descoings, un objet d’enseignement et de recherche présent dans chacune de ses disciplines. Proposé conjointement avec l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), il porte le nom de Presage (Programme de recherche et d’enseignement des savoirs sur le genre).

«Nous ne cherchons pas à former nos étudiants spécifiquement au genre. Nous visons une ouverture intellectuelle de tous les étudiants à ces questions», explique Hélène Périvier, codirectrice du programme. À ce jour, un tiers des élèves du collège universitaire – trois premières années – ont choisi un cours lié à ce thème, en économie, droit, histoire, sciences politiques et sociologie. Économiste, étudiant «la division sexuée du marché», Hélène Périvier résume l’objectif visé: «Comment comprendre que le sexe d’un individu détermine autant son positionnement social, politique et économique dans la société ? »

Au total, une vingtaine d’enseignants-chercheurs, essentiellement des femmes, sont réunis autour de la question. […]

Le Figaro

Mariage pour tous, genre : «Il n’est ni étonnant ni fortuit que les propagandes extrémistes visent les familles»

Pour Chahla Chafiq (écrivain et sociologue d’origine iranienne, arrivée en France en 1981), la contestation du mariage pour tous met en relief la volonté de promouvoir un «ordre autoritaire rêvé par les extrêmes, qui prônent une identité imposée à tous au nom de la patrie, de la religion, des traditions…»

Lire sur Fdesouche :
Manif pour tous : «Les réactionnaires de dimanche dernier sont un peu nos islamistes à nous»
Théorie du genre : Les musulmans ne doivent pas soutenir des «mouvements d’extrême droite

En tant que cellule de base de la communauté ou de la société, la famille est par excellence le lieu de projection de cette identité, et ce d’autant plus que, dans la famille, s’exprime l’affectif et se transmettent des codes culturels, des lois et des repères sociaux. Il n’est donc ni étonnant ni fortuit que les propagandes extrémistes visent les familles.

Lors des protestations contre le mariage pour tous et l’apprentissage de l’égalité à l’école, nous assistons à une cristallisation visible de la conjonction entre des personnes et groupes se revendiquant de l’islam, de chrétiens conservateurs, voire intégristes, et de l’extrême droite.

Cette alliance étonne dans la mesure où l’extrême droite, dans son recyclage des vieilles idées xénophobes et dans sa crispation sur l’identité nationale, cible les musulmans en France comme la source d’une menace identitaire. Comment se fait-il alors qu’elle partage le même camp que certains musulmans dans la défense de valeurs familiales qui sauveraient la société française de la perversion et de la décadence découlant, selon eux, de l’égalité des sexes, du mariage pour tous et de la lutte contre l’homophobie ? Comment analyser ce paradoxe ? […]

L’alternative des extrêmes pour sauver la famille et la société se résume alors à un retour de l’ordre moral répressif fondé sur un modèle identitaire uniformisé pour l’ensemble des individus. La hiérarchie des sexes est la colonne vertébrale qui donne corps à ce modèle fantasmé bien dépassé par l’évolution de la société actuelle. […] La confusion entre l’autorité et la domination cherche à diaboliser la démocratie, l’exercice parental égalitaire, l’école publique et laïque. Les adversaires de l’égalité dénoncent la disparition de l’autorité des parents et des maîtres afin de promouvoir le retour à un ordre anti-démocratique. […]

Le Monde ; Blog de Chahla Chafiq