Les français minoritaires : caractéristiques, identités, enjeux

L’atelier «Les français minoritaires : caractéristiques, identités, enjeux» est organisé dans le cadre du colloque annuel de l’Association des professeur.e.s de français des universités et collèges canadiens (APFUCC), qui aura lieu à Victoria (Colombie-Britannique) du 1er au 4 juin 2013 lors du Congrès de la Fédération canadienne des sciences humaines (FCSH).

Depuis quelques décennies, les variétés de français hors de l’Hexagone, dont la grande majorité sont en contact avec une ou plusieurs langues, dont l’anglais—telles qu’elles sont parlées dans les communautés ou représentées dans les oeuvres de romanciers ou de poètes—ont fait l’objet de nombreuses études, entre autres puisqu’elles constituent des terrains propices à l’exploration de questions au coeur de débats sur la langue et l’identité, le maintien et la revitalisation des langues et de la culture, les enjeux liés à la coexistence des langues et au multiculturalisme, etc.

Les chercheurs sont invités à proposer une communication abordant toute problématique qui touche les français minoritaires, du Canada, des États-Unis, de la France, de l’Afrique, des Caraïbes ou d’une autre région de la francophonie. Une invitation toute spéciale est lancée aux étudiants des cycles supérieurs. Voici quelques suggestions :

• la création de nouveaux codes dans les communautés (langues mixtes et créoles) ou dans la littérature ou toute autre oeuvre artistique

• les français minoritaires et la production artistique (littérature, films, musique, bandes dessinées)

• la langue et la construction de l’identité

• la description formelle des variétés de français (sur les plans de la lexicologie, de la phonologie et de la morphosyntaxe)

• les diverses manifestations du contact linguistique

• les pratiques et les idéologies linguistiques dans les milieux bilingues et plurilingues

• le changement linguistique, le maintien, l’extinction et la revitalisation des langues

• les technologies à la rescousse des français minoritaires (…)

Fabula

Fini les QCM pour devenir français !

Une circulaire sur les critères de naturalisation, supprimant notamment le QCM de connaissance générale, doit être transmise «dans les jours qui viennent» aux préfets, a indiqué vendredi à la presse le ministre de l’Intérieur Manuel Valls. L’obligation de détenir un contrat à durée indéterminée (CDI) sera également levée pour donner la nationalité à des étudiants méritants, notamment des doctorants, ou des gens travaillant de manière régulière même sous forme de CDD ou d’intérim, a ajouté un membre de son cabinet.

«Il ne s’agit pas d’ouvrir un débat sur l’identité nationale mais de revenir sur les critères pénalisants» introduits par le précédent ministre de l’Intérieur Claude Guéant, a précisé M. Valls. «Il est important d’affirmer une volonté forte d’intégration par la naturalisation», a-t-il ajouté.

«Il ne faut pas avoir peur de ces nouveaux Français qui sont une force pour la République».

Le ministre, né à Barcelone le 13 août 1962, a lui-même été naturalisé Français à 20 ans, après l’élection de François Mitterrand. (…)

Zaman

Mali-Syrie : nouvelles terres du djihad pour les Français

On ne parle encore que de dizaines de cas, mais le phénomène inquiète déjà les spécialistes de l’antiterrorisme.

Quelques dizaines de jeunes Français sont partis ces derniers mois de l’Hexagone dans l’espoir d’accomplir le «djihad» au Mali et en Syrie. Au Sahel, les candidats à la guerre sainte cherchent à rejoindre la nébuleuse rassemblée autour d’al-Qaida au Maghreb islamique, qui contrôle le nord du Mali. En Syrie, il s’agit d’aller combattre le régime «hérétique» de Bachar el-Assad, aux côtés de groupuscules salafistes ou djihadistes, apparus récemment. (…)

L’importante communauté malienne de France pourrait constituer un terreau propice au recrutement. (…)

Au printemps, Le Figaro avait révélé qu’une demi-douzaine de Français, descendus à l’aéroport de Beyrouth, avaient ensuite été arrêtés par la sécurité libanaise, alors qu’ils s’apprêtaient à s’infiltrer en Syrie. Nul besoin de visa à l’aéroport de Beyrouth, et entre les deux pays, les passages sont organisés par les rebelles eux-mêmes.

Pour la France, le djihad en Syrie pose un problème bien particulier. «Ce sont nos amis, difficile de parler de terroristes», sourit le juge Trévidic.

La France est, en effet, en pointe dans le combat pour déloger «le massacreur en chef» Bachar el-Assad, selon l’expression de Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères. Jusqu’à présent, l’impératif d’un départ du raïs a primé sur toute préoccupation sécuritaire liée au retour de ces drôles de «combattants de la liberté», qui auront acquis sur place un dangereux savoir-faire.

Comment arrêter des jeunes prêts à aller en découdre avec un dictateur, qui plus est alaouite, donc proche du chiisme, la confession vomie par les djihadistes sunnites? Une chose est sûre: avec le pourrissement du conflit, nul doute que de plus en plus d’apprentis djihadistes auront envie de rejoindre la Syrie au nom d’une guerre sainte, tacitement défendue par l’Occident. (…)

Le Figaro

Suisse : Arrestation de 5 braqueurs, «Français issus des banlieues lyonnaises»

Grosse opération ce mercredi matin. Cinq hommes ont été arrêtés par la police française peu après avoir braqué à l’arme longue une station-service du canton de Bâle-Ville, vers 6h15.

Les auteurs, des Français issus des banlieues lyonnaises, sont soupçonnés d’avoir commis une dizaine de hold-up dans des stations-service situées en zone frontalière depuis le mois d’août, selon nos informations. Genève a été principalement visé, suivi des cantons de Vaud, Neuchâtel, Soleure, Bâle-Ville et Bâle-Campagne. La même équipe aurait procédé à des cambriolages et des vols de véhicules de grosses cylindrées.

Cette arrestation a été menée en collaboration avec les polices françaises et suisses de différents cantons frontaliers. Le Ministère public genevois est chargé des procédures, en lien avec ceux d’autres cantons et le Parquet de Lyon.

TDG

Racisme anti-blanc : « Sale mangeur de porc ! » (RMC)

Les GG de RMC abordent les propos de Jean-François Copé sur le racisme anti-blanc. Des auditeurs racontent comment des arabes et des noirs les ont agressés. Avec Didier Giraud, Jacques Maillot et Gilbert Collard.

« Personnellement, je pense que c’est un phénomène marginal. » – Jacques Maillot

« Le racisme anti-blanc existe ! Y a même des « jeunes » qui m’ont dit cette phrase incroyable : ‘Quitte ton pays !’ » – Gilbert Collard

« Ma fille et moi on sortait en short. J’ai été obligée de lui dire d’arrêter, parce que c’est constamment des insultes, des ‘Tu devrais sortir voilée, bientôt tu pourras plus sortir comme ça, y aura plus de blondes ici, et votre président, profitez-en parce que dans quelques années ça sera quelqu’un de chez nous’, que des choses comme ça… » – Catherine

Emplois prioritaires aux Français : l’amendement du FN rejeté (Màj)

Addendum vidéo :

12/09/12

L’Assemblée nationale a rejeté mercredi à main levée, lors d’un débat bref mais houleux, un amendement du député FN du Gard Gilbert Collard, proposant de réserver les emplois d’avenir « en priorité aux jeunes de nationalité française ».

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Syrie : « ce ne sont pas des choses qu’on ébruite », des Français candidats au jihad

Dans l’ombre de la révolution syrienne, des dizaines de Français chercheraient à se former au jihad dans des camps secrets. « Ils reçoivent une formation d’infanterie légère. Pour une action terroriste dans le but de semer le trouble en banlieue, c’est largement suffisant », racontent les spécialistes.

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C’est l’un des dommages collatéraux de la révolution syrienne qui inquiète les organisations anti-terroristes françaises : et si la Syrie attirait de jeunes Français motivés par le jihad, la guerre sainte ?

Ils seraient déjà quelques dizaines à chercher à entrer sur le territoire syrien ou déjà à se battre dans le pays.

« N’importe quel français peut se rendre en Tunisie, en Algérie ou en Egypte avec un visa touristique. Une fois sur place, il y a des réseaux organisés qu’ils rencontrent dans les mosquées pour qu’ils puissent rejoindre les réseaux combattants via la Jordanie, le Liban, ou passer directement par la frontière turque », raconte Eric Denécé, le directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R). « Ils reçoivent une formation basique d’infanterie légère.

Pour une action terroriste urbaine dans le but de semer le trouble en banlieue, c’est largement suffisant, même si ça n’en fait pas des professionnels de l’action clandestine ».

La première question est de savoir qui sont vraiment ces combattants sur place : « Est-ce qu’ils partent d’abord pour lutter contre le régime de Bachar Al-Assad, ou au contraire ne vont-ils là-bas que pour recevoir un entrainement avec l’arrière-pensée de revenir en France et créer de nouvelles cellules terroristes, s’interroge-t-il.

C’est un peu le cas de l’affaire Mohamed Merah qui avait été lui-même dans des camps à l’étranger et considéré comme non dangereux à son retour, donc ce n’est pas une science exacte ».

Selon Fabrice Balanche, spécialiste de la Syrie et directeur du Groupe de recherches et d’études sur la Méditerranée et le Moyen Orient, de jeunes jihadistes français auraient déjà été arrêtés au Liban.

« Ce ne sont pas des choses qu’on ébruite, explique-t-il, car la France soutient l’opposition syrienne, alors si en plus on a des gens du pédigrée de Merah qui vont se battre en Syrie avec l’opposition, ça fait le plus mauvais effet ». (…)

RMC

Universités : Français en Belgique, Africains en France

Les autorités belges envisagent de nouvelles mesures pour limiter ces étudiants français qui affluent en Belgique parce qu’ils ne réussissent pas à intégrer les filières de leur choix dans notre pays, comme l’orthophonie, où les Français représentent jusqu’à 90% des effectifs. Éric Verhaeghe, l’ancien Président de l’APEC (l’Association pour l’emploi des cadres), s’interroge sur la sélectivité de nos filières et sur la politique d’accueil étudiants étrangers qui proviennent majoritairement de nos anciennes colonies.

D’une certaine façon, l’université française s’est spécialisée de façon outrancière dans l’accueil des étudiants africains, qui représentent près de 40% de la masse de ses étudiants étrangers.

Globalement, près de 10 000 jeunes Français émigrent chaque année en Belgique pour accéder à des formations qui leur sont fermées en France. La Belgique a bien tenté d’instaurer des quotas de Français, mais la Cour Européenne de Justice les a interdits en 2011. Et il ne reste au ministre belge de l’Enseignement Supérieur, M. Marcourt, qu’à proposer leur instauration à nouveau, pour 2013, selon un sens confondant du respect du droit communautaire.

Il existe deux lectures possibles de ces épiphénomènes comiques.

Dans la lecture optimiste, les Français peuvent se féliciter du niveau de leurs études universitaires qui instaure une sélection telle qu’une partie de la jeunesse tente sa chance à l’étranger faute de pouvoir réussir dans son propre pays. […]

Dans la lecture pessimiste, au contraire, l’invasion des universités belges par les étudiants français constitue un double signal d’alarme qui corrobore les conclusions du classement de Shangai: l’université française ressemble de plus en plus à une baleine échouée sur les plages académiques mondiales. […]

Pire encore, les 250 000 étudiants que la France reçoit ne peuvent guère donner l’illusion que l’université française soit réellement attractive. En effet, la grande majorité de ces étudiants provient de nos anciennes colonies pour qui la France continue à constituer une sorte de débouché naturel. Près de 25% des étudiants étrangers qui viennent en France sont marocains, tunisiens, algériens ou sénégalais. […]

Atlantico

Des militants bretons devant le tribunal à Rennes

Deux jeunes de 25 et 26 ans, habitant l’Ille-et-Vilaine, sont jugés ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Rennes. La justice les soupçonne d’avoir barbouillé un panneau à Mordelles près de Rennes en mars dernier.

Les deux suspects nient les faits. En garde à vue, ils se sont exprimés en breton. Un gendarme qui maîtrise la langue bretonne a joué l’interprète lors des interrogatoires. Les deux prévenus ont l’intention de répondre en breton aux questions du tribunal.

Ce serait une première à Rennes où les magistrats ont toujours refusé une autre langue que le français dans la mesure où le prévenu maîtrise cette langue. (…)

Maville

Tunisie : 6193 convertis à l’islam, les Français en tête

Les conversions à l’islam ont enregistré, une progression remarquable en Tunisie, au cours des dix dernières années, atteignant 1074 , pour la seule année 2011, selon les statistiques officielles du « Diwan al Iftaa », structure chargée des conversions à l’islam en Tunisie.

D’après un document publié par l’hebdomadaire Al Akhbar, 6193 personnes se sont convertis à l’islam, en Tunisie, durant la dernière décennie, devant des imams tunisiens à travers toutes les régions du pays.

Il s’agit de chrétiens et de personnes d’autres confessions désireuses de vivre avec des conjoints musulmans, en tête desquels figurent les ressortissants des deux sexes de nationalités française, italienne et allemande (…)

African manager

80% des Français favorables au démantèlement des camps illégaux de Roms… mais 73% jugent la mesure inefficace

De la polémique de 2010 au démantèlement des camps de Roms la semaine dernière, comment l’opinion française a-t-elle évolué sur cette question ?

Deux ans après la polémique qui a suivi le discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy, deux camps de Roms ont été évacués près de Lille. Quelle est la perception des Français aujourd’hui sur cette question ?

Jérôme Fourquet (Directeur adjoint au département opinion publique à l’institut de sondage IFOP) : Les Français ont une attitude assez contrastée et pondérée sur la question du démantèlements des camps de Roms. Certains pourraient même dire qu’ils sont contradictoires. En effet, une écrasante majorité de Français, 8 sur 10, approuve le démantèlement. Mais, ils sont résignés sur sa portée et son efficacité. En effet, bien que favorables à ces opérations, ils pensent à 73 % que celles-ci ne font que déplacer le problème. (…)

Atlantico