Angela Merkel conseille aux jeunes européens d’émigrer pour trouver un emploi

Dans une interview à la BBC, Angela Merkel enjoint les jeunes européens à quitter leur pays pour trouver du travail.

« Il faudrait que nous fassions preuve de plus de mobilité, a-t-elle plaidé ». « Il n’y a pas d’autre moyen».

Figaro – Article plus complet en anglais 

La France, pays d’émigration

Selon un sondage du cabinet Deloitte, 27 % de jeunes diplômés en recherche d’emploi estiment que leur avenir professionnel se situe hors de France contre 13 % il y a un an. Et selon un autre sondage ViaVoice, 50 % des 18-24 ans aimeraient quitter la France pour vivre dans un autre pays ! La France serait-elle ainsi en passe de devenir soudainement un pays d’émigration ?

Qu’ils l’abordent de façon fantasmé ou réaliste, bon nombre de jeunes Français ont désormais l’étranger comme nouvelle ligne d’horizon.

Suite et commentaires sur Fortune

Selon le professeur d’économie Hillel Rapoport, « l’émigration réduit la pauvreté et les inégalités »

Chercheur à l’université de Lille 1, chercheur associé à Harvard, spécialiste des rapports entre migration et développement, Hillel Rapoport détaille les effets des migrations sur le développement des pays d’origine comme des pays d’accueil.

[extraits] Hillel Rapoport :  L’argent qui est transféré [par les immigrés] a un effet positif sur la croissance dans le pays d’origine. La richesse se diffuse et bénéficie à toute la société.

Le coût de la migration a également eu tendance à baisser et émigrer est devenu accessible à des personnes plus pauvres. Les transferts se diffusent donc parmi les couches les plus pauvres de la société d’origine. Avec le recul, on peut donc dire que les effets [de l'émigration] sont plutôt bons. La pauvreté et même les inégalités sont réduites.

Pour certains domaines comme la santé et l’éducation qui produisent des externalités positives [sic], il faut intégrer le contexte de la migration pour déterminer ses effets. (…)

La migration illégale a un impact négatif : elle est souvent associée, dans les pays d’accueil, à la délinquance. Etre en situation irrégulière empêche également de revenir dans son pays d’origine comme on le veut parce qu’on a tellement investi pour émigrer qu’on ne veut pas tout perdre en revenant sans avoir la possibilité de re-émigrer une nouvelle fois si besoin était. Il faut une cogestion plus intelligente de la migration ente pays de départ et d’accueil.

Une immigration plus qualifiée et plus diversifiée sera mieux acceptée dans le pays d’accueil et pourra être donc être plus importante en nombre.

yabiladi.com

+ le CV de Hillel Rapoport ici

Comment calcule-t-on le nombre d’immigrants ou d’émigrants en France?

En 2012, la différence entre le nombre d’immigrants et d’émigrants s’est montée à 54.000 personnes, comme en 2011. Un chiffre qui ne repose pas sur un comptage systématique mais sur des estimations.

Les chiffres précis des départs et des arrivées ne seront eux connus qu’au premier trimestre 2014. Comment obtient-on ces statistiques? Si le solde migratoire est facile à calculer, il est impossible d’obtenir le nombre précis des entrées et des sorties sur le territoire français: ceux qui sont communiqués constituent donc des estimations proches de la réalité.

Jusqu’en 2004, ce recensement était périodique (entre six et huit ans entre chaque) et le calcul du nombre d’entrées se faisait à partir des titres de séjour accordés. Mais ce procédé manquait de fiabilité et excluait les entrées illégales.

Aujourd’hui, le recensement est effectué tous les ans et sa méthode varie en fonction de la taille des communes.

En France (hors Mayotte), le solde migratoire était donc estimé à 54.000 en 2011 et 2012. 213.367 personnes auraient quitté le territoire en 2011 et 267.367 autres se seraient installées dans le pays.

Traditionnellement, la France est une terre d’immigration. Contrairement à certains pays d’Afrique, comme le Maroc ou le Soudan, ou d’Europe de l’Est, comme l’Ukraine ou l’Albanie, son solde migratoire n’a jamais été négatif, ce qui signifie que sa population est en constante augmentation.

Si on regarde les chiffres des dix dernières années, on constate que pour 2011, les chiffres de l’émigration (près du double de ceux de 2006, par exemple) comme de l’immigration ont atteint un niveau record sur la décennie.

Slate

Espagne – Crise : une émigration d’immigrés

«Je m’appelle Javier del Rey, j’ai 24 ans, j’ai étudié les télécommunications. J’ai cherché du travail mais je n’ai rien trouvé. Je vais devoir apprendre l’anglais et sortir du pays pour espérer trouver un emploi.» Les jeunes diplômés espagnols n’ont pas encore fini leurs devoirs: une fois leurs études bouclées, ils devront désormais partir tenter leur chance ailleurs pour ne pas finir sous le toit des parents à vivre de leurs allocations retraite, comme témoigne Javier del Rey dans une vidéo d’El Pais.

Le slogan de la plateforme d’indignés Juventud sin futuro, «Si tu finis tes études en Espagne, tu as trois débouchés: par terre, mer ou air», résume un sentiment partagé chez les Espagnols: l’émigration est devenue une fatalité, dans un pays où un jeune âgé entre 15 et 24 ans sur deux est au chômage. En 2011, pour la première fois depuis des lustres, le taux d’émigration a dépassé celui d’immigration, avec un solde de 55.626 personnes. (…)

«Ces derniers mois, les moyens de communication ont fait écho d’un mouvement migratoire des Espagnols que certains assimilent à la grande migration des années 1960, quand autour d’un million et demi d’Espagnols ont rejoint l’Europe plus riche et industrielle, à la différence qu’aujourd’hui la sortie du pays serait le fait de jeunes plus formés. Cependant, ces reportages oublient en général un détail: la grande majorité de ceux qui quittent le pays sont des immigrants qui sont arrivés en Espagne pendant la vague migratoire de 1998-2007, nombre d’entre eux ayant obtenu la nationalité espagnole.»

Reprenant les statistiques délivrées par l’Institut National de Statistiques (INE), Carmen González Enríquez rappelle qu’en 2011, sur les 507.740 émigrants espagnols, 445.271 sont nés à l’étranger. Sur les 62.469 nés en Espagne, seuls 34.594 sont majeurs et «je pense que l’on peut interpréter que parmi les mineurs, il y a beaucoup de fils d’immigrés nés en Espagne».

Autrement dit, aux alentours de 6% des émigrants sont autochtones, les 94% restant étant des immigrés ayant obtenu la nationalité ou ayant des parents espagnols, comme c’est souvent le cas en Amérique latine. «En 2010, 7% des émigrants étaient autochtones, 8% en 2009», précise-t-elle. (…)

Slate

Crise : Le premier ministre portugais conseille aux jeunes de partir

En raison de la crise économique,le premier ministre portugais, Pedro Passos Coelho, en est venu à appeler ses compatriotes à chercher du travail ailleurs. L’an dernier, plus 120.000 Portugais auraient choisi le chemin de l’émigration.

À 16 ans, le fils de Carlos ne se voit pas d’avenir au pays et n’a pas attendu, lui non plus, l’exhortation désespérée du premier ministre pour rêver d’ailleurs.

La crise au Portugal s’accentue à tel point que le premier ministre, Pedro Passos Coelho, en est venu à appeler ses compatriotes à émigrer! Ils devraient «faire preuve de plus d’effort», «laisser leur zone de confort» en cherchant du travail ailleurs, a-t-il déclaré. Les enseignants incapables de trouver du travail au pays devraient ainsi songer à émigrer en Angola ou au Brésil, les anciennes colonies.

Partir ? Carlos, 48 ans, enseignant vacataire à temps partiel depuis plus de vingt ans, y songe tous les jours. «Si vous me trouvez un travail, en France ou en Angola, je pars demain», dit-il dans son excellent français. [….]

Les mesures draconiennes d’assainissement des finances publiques – baisse des salaires, des pensions et des allocations – affectent toute la société. Dans une ruelle du vieux bourg, le propriétaire de la petite boutique Baixa Mar (marée basse) d’articles de pêche a fini par craquer. Il a affiché en vitrine le nom de tous les clients qui lui doivent de l’argent. En pure perte.

Carlos, qui complète son salaire d’enseignant comme correspondant du journal local Gazeta das Caldas, a publié le mois dernier une double page illustrée de photos en petit format de devantures de boutiques fermées. Il en a compté plus de 300 dans la ville de Caldas da Rainha. Crise oblige, son salaire de journaliste a été brutalement coupé, de 800 à 600 euros mensuels. [….]

Le Figaro (Merci à Zatch)

Le début de la grande fuite ? Ces Européens qui émigrent en Afrique à la recherche d’un travail

C’est aujourd’hui au tour des Européens d’émigrer vers l’Afrique. Accablés par la crise économique et la dégradation de leurs conditions de vie, de plus en plus de citoyens grecs, espagnols ou portugais fuient vers le Sud.

En avril dernier, quatre immigrés clandestins originaires d’Espagne ont été débusqués par les gardes-côtes algériens sur la façade maritime Ouest, selon le quotidien algérien Liberté du 17 avril 2012.
Ces jeunes espagnols comptaient se diriger vers Oran, en espérant etre embauchés par une des multiples sociétés espagnoles qui s’y trouvent. Selon Liberté, ils ont perdu leur travail au sein d’une société qui a fait faillite en Espagne et fait une demande de visas pour migrer en Algérie.

Les Portugais sont également nombreux à tenter leur chance en Afrique. Leur terre de prédilection : l’Angola, ancienne colonie portugaise. Le 2 février, vingt Portugais ont été interpellés à l’aéroport de Luanda, capitale angolaise, par le service des migrations et des étrangers. Leurs visas ayant été jugés falsifiés, les autorités angolaises les ont ensuite renvoyés vers Lisbonne.

« ces Portugais se sont vus refuser l’entrée sur le territoire angolais pour diverses raisons : manque de moyens de subsistance, visa expiré, mauvais état du passeport, non-paiement d’une amende pour un précédent séjour illégal en Angola et outrage à l’autorité »

Selon la revue Visao, ils seraient 30 000 à demander un visa de séjour chaque année. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie Portugal-Angola, Carlos Bayan Ferreira, estime que 100 000 Portugais vivent déjà en Angola.

De son côté, l’Observatoire portugais de l’Émigration signale que le nombre d’expatriés portugais en Angola est passé de 21.000 en 2003 à 91.900 en 2010, soit une croissance de plus de 400% en l’espace de 7 ans [...]

Atlantico

Le rêve français des coptes d’Egypte

L’après-Moubarak est dur pour les chrétiensd’Egypte. Harcelés par les salafistes, ils espèrent beaucoup de la France. Plus de 100 000 dossiers d’émigration auraient été déposés.

«Vous ne voulez peut-être pas le savoir en Europe, mais nous le sentons : vous nous avez déjà abandonnés à notre sort», s’indigne Nora, étudiante en lettres françaises. Pour gagner sa vie et aider sa famille, Nora assure la permanence du collège jésuite du centre du Caire.

«La journée, ça va, je me sens entourée parce que je travaille ici, à l’église de la Sainte-Famille, et que j’y trouve la solidarité et la tendresse dont j’ai besoin. Mais le soir, je me sens isolée, en danger. Je ne peux plus rentrer chez moi, dans le quartier populaire de Choubra, sans craindre des insultes, parce que je ne porte pas le voile.» Cela peut aller plus loin : «Je crains aussi l’agression physique, le coup de couteau. On me fait comprendre que je ne suis plus chez moi, ici, en Égypte. La plupart de nos voisins sont complices.» […]

Personne n’a de données exactes sur les demandes de départ. On parle d’une centaine de milliers de personnes. À l’église évangélique Qasr Al-Doubara, derrière la place Al-Tahrir, à deux pas de l’université américaine, le diacre s’indigne de cette hémorragie : «Notre devoir est de rester ici, de lutter pour nous faire respecter, non de fuir.» […]

«Nous ne sommes plus seulement entravés dans la construction de nos églises ou exclus de certains postes officiels, comme le dénonce le Conseil national des droits de l’homme. Quand on entend que des maisons ont été brûlées dans le Sud, la semaine suivante ce sont des boutiques saccagées, la semaine d’après une personne brûlée vive dans l’église. On ne peut plus se voiler la face» affirme-t-il.

Valeurs actuelles

Nous sommes prévenus. 26 % des Algériens veulent quitter leur pays.

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Le Centre arabe de recherche et d’études politiques (Carep), basé à Doha, a par le biais d’un sondage établi les courants et les différents mouvements qui agitent le Monde arabe pour déterminer les tendances des aspirations et des déceptions des Algériens.

 Sur le plan politique, l’indice 2011 du Centre arabe met en exergue le divorce entre le gouvernement et les Algériens dont une bonne partie est prête à céder aux sirènes des islamistes.

Et si dans tous les pays arabes, la télévision est perçue comme la source d’information la plus crédible, les Marocains et les Algériens croient plus en la presse écrite et Internet.
Algériens et Tunisiens redoutent la nouvelle Libye

Les Algériens et les Tunisiens craignent beaucoup plus, à en croire le rapport du Centre arabe de recherche, la Libye nouvelle issue du conflit armé et de l’intervention de l’OTAN.

89% des Algériens pour la chute de Moubarak

Au total, 62% ne font pas confiance à leur gouvernement, 31% désapprouvent l’Assemblée populaire nationale (APN) et 19% ont perdu la foi quant à leurs représentants locaux. Aussi, 21% des Algériens considèrent que la politique extérieure de leur pays ne les représente pas.
48% accepteraient un parti islamiste au pouvoir

Vingt ans après l’arrêt du processus électoral, 48% des Algériens se disent disposés à accepter un parti islamiste à la tête de l’Etat, s’il reçoit assez de voix pour le porter au pouvoir. Les partis laïcs ont moins la cote : seulement 38% des Algériens accepteraient au pouvoir un parti qui prône la séparation de la politique et la religion.

26% des Algériens rêvent d’émigrer

Près d’un quart des Algériens souhaitent s’installer à l’étranger. Le chiffre est beaucoup plus important au Soudan, où 50% de la population souhaite émigrer et au Liban l’envie de partir taraude plus de 30% de la population.

Source El Watan

Face à la crise, les Portugais émigrent vers le Brésil (vidéo)

Rita a choisi le Brésil mais son père Homero penche plutôt pour l’Angola : à elle seule la famille Costa résume les choix prioritaires de nombreux Portugais qui, touchés par la précarité, quittent leur pays en butte à une grave crise financière.

Tous les jours ce sont des dizaines de Portugais qui font les démarches pour émigrer vers leur ancienne colonie. » AFP – 21/11/2011

http://www.dailymotion.com/video/xmgxvb

Le nouvel exode des Espagnols

Pays d’accueil pendant les années fastes, l’Espagne perd désormais des habitants. Le pays attire moins les étrangers, qui peinent à occuper un emploi, et de jeunes diplômés partent tenter leur chance en Allemagne, en France ou en Grande-Bretagne, où ils espèrent trouver de meilleurs conditions de travail.

Entre 2002 et 2008, la population espagnole a augmenté d’environ 700 000 habitants chaque année. Mais, après une petite décennie de croissance rapide, la tendance s’est inversée: l’Espagne perdra 500 000 habitants, soit 1,2% de sa population d’ici à 2021, si les tendances démographiques actuelles se maintiennent, assure l’Institut national des statistiques (INE). [...]

Le solde migratoire sera négatif en 2011 puisque l’Espagne comptera cette année 130 000 émigrants de plus que d’immigrants.

De fait, même l’immigration irrégulière est en baisse. Les arrivées d’immigrants irréguliers en Espagne ont déjà chuté de moitié entre 2009 et 2010.

21,8% de la population résidant en Espagne se trouve ainsi au-dessous du seuil de pauvreté [...] le revenu moyen des foyers espagnols (24 890 euros nets) a en effet baissé de 4,4% entre 2009 et 2010.

Myeurop.info

Et si les jeunes Européens émigraient en Afrique ?

La «vieille Europe» déprime. La zone euro est au bord de l’implosion et la récession menace. En Afrique, la croissance économique se maintient. Et si les jeunes Européens traversaient la Méditerranée pour émigrer ? [...]

Les toutes dernières statistiques du Fonds monétaire international (FMI) sont, pour une fois, favorables à l’Afrique subsaharienne. Il faut se frotter les yeux avant de voir écrit que l’Afrique au sud du Sahara est une des rares régions au monde avec une croissance qui continue d’augmenter (5,3% en 2011 et 5,8% en 2012). [...]

Déjà plusieurs jeunes Français partis en Afrique dans le cadre du Volontariat international en entreprises (VIE) hésitent avant de revenir dans l’hexagone et prospectent, souvent avec succès, le marché local du travail.

Des jeunes Français issus de l’immigration font également le chemin inverse de leurs parents ou grands-parents pour s’installer à Dakar et Abidjan mais aussi Alger ou Casablanca.

Et leur pays d’origine, comme le Maroc et le Sénégal, ne comptent pas leurs efforts pour attirer ces «têtes bien faites» qui participeront à leur développement. [...]

Les africains aussi choisissent leur immigration. Les poussées xénophobes ne sont pas réservées aux pays du Nord. Les émeutes anti-étrangers en Afrique du Sud ont montré en mai 2008 que la solidarité africaine avait ses limites. [...]

Slate Afrique