Le genre à l’école : l’UMP accuse le PS… de « faire grandir la défiance des familles »

Dans un communiqué de presse signé de sa déléguée générale adjointe, publié aujourd’hui sur son site internet, l’UMP accuse « Vincent Peillon et Najat Vallaud-Belkacem [de faire] grandir la défiance des familles, par le mensonge ».

Vincent Peillon (PS) et Luc Chatel (UMP)

On peut notamment y lire :

« Mettre l’école de la République au service du projet du parti socialiste, est-ce vraiment respecter les parents, les élèves, les enseignants ? La vocation de l’Ecole est d’abord de transmettre à nos enfants les savoirs fondamentaux et les compétences qui leur permettront de devenir des femmes et des hommes libres. Si l’école doit contribuer à consolider les valeurs républicaines, elle n’a pas vocation à « transformer la société » au service d’une idéologie. Elle doit respecter les parents qui sont les premiers éducateurs de leurs enfants. »

Site de l’UMP

Rappel n° 1 : la théorie du genre a été introduite dans les manuels scolaires français alors que Luc Chatel, actuel vice-président délégué de l’UMP, était ministre de l’Education nationale (voir par exemple cet article du Figaro, du 20 août 2011).

Rappel n° 2 : une proposition de loi UMP du 18 décembre 2013 veut interdire l’école à domicile.

Théorie du genre : une rumeur « vide » les écoles. Peillon réfute. Réplique de l’observatoire du genre (Maj n°3)


[Mise à jour n°3 - 23h28]

L’Observatoire de la théorie du genre réplique [extraits]:

« Najat Vallaud Belkacem, Christiane Taubira et Vincent Peillon ont commandé des études et des rapports à des « militants » qui s’inspirent des théoriciens les plus radicaux de la théorie du genre.

Dans la diffusion de cette « théorie », l’Education nationale joue un rôle moteur avec plusieurs dispositifs :

  • Le dispositif « ABCD égalité » qui de façon insidieuse s’inspire des théories de « l’éducation neutre » telle qu’elle se pratique en Suède.
  • La généralisation de l’éducation sexuelle à l’école pour tous les élèves à partir de 6 ans. Le ministère allant jusqu’à recommander la participation en classe d’intervenants issus d’associations clairement militantes.
  • La promotion par Vincent Peillon de l’association « Ligne Azur » qui intervient auprès des enfants notamment sur la question de l’identité sexuelle Lire la suite

Quand les professeurs peinent à enseigner la Shoah

Des élèves contestent l’évocation du génocide juif. L’affaire Dieudonné a ravivé un antisémitisme latent.

Hebergeur d'imageAvec l’affaire Dieudonné, une digue morale vient de sauter dans les établissements scolaires, selon certains enseignants interrogés par Le Figaro. «La Shoah, j’en suis gavé depuis la classe de troisième. Entre les émissions de télé, les séries, l’école, on ne parle que de ça. Moi, ça me fait du bien d’en rire avec Dieudonné.» Voici ce qu’a entendu la semaine dernière un professeur d’histoire parisien lors d’un cours consacré à la Seconde Guerre mondiale. «Pourquoi parle-t-on tout le temps du génocide juif et pas du génocide rwandais ou cambodgien ?», écrit une élève à la fin d’un devoir d’histoire sans vouloir réaliser, apparemment, qu’elle vit en France. [...]

«Dans certains endroits, il est difficile d’enseigner tout court, ce sont ces endroits où les élèves sont trop éloignés de l’école. Ailleurs, il n’y a pas de difficulté spécifique à enseigner la Shoah», estime toutefois Sophie Ernst, professeur de philosophie, enseignante dans le Val-de-Marne. Avant la forte médiatisation du bras de fer mené par Manuel Valls pour annuler la nouvelle tournée de Dieudonné, avance-t-elle, «une bonne moitié d’élèves» n’avaient jamais entendu le nom du personnage. «Depuis, certaines voix se sont élevées pour dire qu’on en parlait beaucoup parce que les juifs étaient visés.»

«Aujourd’hui, la mémoire est devenue l’affaire de chaque communauté souffrante. Chacun réclame son droit à l’histoire», regrette la philosophe qui propose de réinscrire l’enseignement de la mémoire dans celui de la morale laïque. «On a communautarisé la mémoire, alors que la visée aurait dû rester universaliste.»

Rapportant les propos de professeurs démunis face à l’affaire Dieudonné, Vincent Peillon estime que «cette situation n’est pas tolérable». L’enseignement de la Shoah doit-il être remis en question ?

Pour nombre d’historiens, on a trop souvent considéré l’évocation de cette période de l’histoire comme un moyen de lutter contre l’antisémitisme. [...]

Le Figaro

Sanctionnées pour avoir fait une photo d’une « quenelle » ?

A Châlons-en-Champagne, la polémique autour de Dieudonné, ne faiblit pas. Cette fois ci, il ne s’agit pas de son spectacle mais de ce geste controversé dont l’humoriste serait l’inventeur : la quenelle. Sur une photo prise dans un établissement châlonnais, 3 personnes reproduisent ce geste.

(…) France 3 Champagne Ardennes

L’école à l’heure de l’immigration de masse

Ils sont déracinés. Ils ne parlent pas le français. Pour eux, l’Éducation nationale met en place des unités pédagogiques spécialisées. Exemple à Tours. [photo : Michèle avec cinq de ses élèves : deux Irakiens, deux Géorgiennes et une Afghane.]

Ce jour-là, Nawar (8 ans) et Rami (6 ans) mettaient pour la première fois les pieds dans une école française. A peine débarqués d’Irak. Au programme, petit atelier pratique pour découvrir le sens des mots (…)

Depuis sept ans, Michèle, professeure des écoles apporte un enseignement aux élèves allophones primo arrivants. Autrement dit des petits étrangers qui débarquent en France sans parler un seul mot de français.

En Indre-et-Loire, près de 120 enfants sont ainsi accueillis chaque année dans les écoles du département. Ils sont directement intégrés dans les classes et bénéficient de l’assistance spécifique d’un enseignant spécialisé.

Nouvelle République

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Complément : Baisse du niveau scolaire et immigration

• Une rectrice accuse les enfants d’immigrés de faire baisser le niveau scolaire
• Espagne: Les enfants d’immigrés accusés de faire baisser le niveau scolaire

« Le sentiment, supposé subjectif, que les élèves immigrés freinent les résultats scolaires des autres élèves est en fait une réalité objective »

• De mauvais résultats en France chez les populations issues de l’immigration
• L’immigration au coeur du désastre scolaire
L’aveu de Valérie Pécresse sur les raisons de la baisse du niveau scolaire (2009)


Immigration baisse niveau scolaire par gaune_692

Cannabis : les lycées gangrenés par les réseaux de trafiquants

(extraits) Face à l’ampleur du phénomène, les policiers interviennent jusque dans les classes pour démanteler les trafics omniprésents dans la vie des élèves.

Depuis quelques mois, les démantèlements de réseaux se multiplient au sein des établissements ou à leurs abords. À Narbonne, à Castres, à Brest , à Orléans, à Rochefort…

Des élèves interpellés dans une opération de démantèlement à Orléans ont reconnu avoir dépensé jusqu’à 3000 € en quelques mois pour se fournir en cannabis.(…).

«Le deal aux abords des lycées ne faiblit pas, au contraire» et «les consommateurs sont de plus en plus jeunes», constate un policier. (…) «Les dealers sont parfaitement identifiés au sein des ­lycées, témoigne Alice, élève (…). On sait toujours qui vend quoi».

figaro

Mon fils revient de l’école et ne sait plus parler

Sinon, à part instit, je suis père. Notamment d’un petit garçon qui est entré au CP cette année. Tout se passe bien, merci, mais depuis quelques temps Martin a attrapé comme on chope la gastro des tics de langage qui me hérissent le poil. Il y a les débuts de gros mot, réprimés juste à temps, il y a les phrases ponctuées de « toi » (genre « mais non c’est pas ça, toi !… »), etc. Et puis, il y a des incorrections qui avaient disparu depuis belle lurette et qui font un retour dont je me serais bien passé.

« Papa, c’est les méchants qui zont commencé à attaquer les gentils »…

« Si j’aurais été sûr, j’aurais pas choisi cette solution »…

« Même si je saurais voulu tu me l’aurais pas donné »…

« Qu’est-ce que vous faisez ? »…

Vous allez me dire c’est normal, ça arrive, surtout dans les moments de fatigue, arrête ton char l’instit, pose ton stylo rouge, et puis il a que six ans quand même, ça se saurait si on savait parler correctement à cet âge-là, après tout il a tout le temps devant lui, l’oral du bac de français c’est pas pour tout de suite. Soit. Sauf que, il y a deux choses qui me chiffonnent.

Primo, sa mère et moi, on s’échine depuis des années à corriger au quotidien les petites erreurs de langage de notre progéniture, partant de l’idée que si les erreurs sont normales à chaque stade de développement langagier, ne pas les laisser s’installer en donnant la tournure correcte paraît tout aussi normal si on veut que le langage évolue. Et globalement, ça marche. C’est chiant, parfois j’ai pas franchement le cœur à le reprendre en pleine explication sur la vie des dinosaures au crétacé, mais au final le niveau de langage de mon fils est tout à fait correct pour 6 ans (même si la qualité ne rattrapera jamais la quantité…).

Deuzio, il ne s’agit pas seulement d’anciennes erreurs qui resurgissent momentanément, donnant le sentiment qu’on est juste dans une de ces phases de reflux typique de tout apprentissage en cours. Martin fait des erreurs qu’il ne faisait pas avant ! D’où le sentiment que j’ai, certains soirs ces derniers temps, que le niveau de langage de mon fils baisse à l’école. Ce qui, en tant qu’instit, ne me satisfait pas franchement.

De l’autre côté du miroir

Avant de retrouver mon fils le soir, je fais l’école la journée, donc. Et que fais-je à longueur de journée, en classe, dans les couloirs, dans les escaliers, dans la cour, à la cantine ?… Je corrige les erreurs de langage de mes élèves ! J’ai déjà raconté dans ce précédent post comme il m’arrive d’être désappointé par le niveau de langage de mes élèves…

« Maître, je peux yaller aux toilettes ? ».

« Maître, il nen a plein des élèves qui zont un chewing-gum ! ».

« Aujourd’hui, la des carottes à la cantine ».

Etc…

Suite sur FranceTV info

Polémique à l’école publique de Drusenheim (67) autour de tableaux évoquant la Nativité

Douze reproductions de tableaux évoquant la nativité accrochées sur le mur de l’école élémentaire de Drusenheim à l’initiative du Maire. Un parent d’élève a crié à la violation du principe de neutralité de l’école laïque et a exigé le retrait de ces tableaux. es habitants, eux, ne comprennent pas que l’évocation de Jésus à proximité de l’école puisse poser un problème.

(…) France 3 Alsace

Mères voilées en sortie scolaire : le Conseil d’Etat n’impose pas la neutralité religieuse

Les mères voilées accompagnant leurs enfants en sortie scolaire ne sont pas soumises, par défaut, à la neutralité religieuse, a estimé le Conseil d’Etat, dans une étude publiée lundi par le Défenseur du droit, qui l’avait saisi fin septembre.

Pour autant, « les exigences liées au bon fonctionnement du service public de l’éducation peuvent conduire l’autorité compétente, s’agissant des parents qui participent à des déplacements ou des activités scolaires, à recommander de s’abstenir de manifester leur appartenance ou leurs croyances religieuses », précise le Conseil d’Etat.

(…) Libération

A 10 ans, ils tyrannisent leurs enseignants

Pour protester, les enseignants de l’école maternelle de Petite-Rosselle, en Moselle, ne sont pas allés travailler mardi.

Ils sont âgés de seulement 10 ans… et terrorisent déjà leurs professeurs. Des enseignants se sont fait porter pâles mardi pour protester contre les attaques dont ils sont victimes. Et qui sont le fait de leurs propres élèves. Ces derniers, scolarisés en classe de CM1 et CM2, sont suspectés d’insultes à répétition envers leurs professeurs. Une situation qui semble susciter un certain embarras du côté de l’Inspection académique.

Surtout une violence verbale. La situation s’envenime depuis la rentrée à l’école maternelle Jacques-Yves-Cousteau, à Petite-Rosselle, en Moselle. « Il y a eu des insultes et même des coups de la part des écoliers à l’encontre de leurs professeurs », assure un parent d’élève interrogé par Le Républicain Lorrain….

« Un choc psychologique » pour les enseignants. Face à cette situation, les enseignants se disent impuissants. Les punitions semblent sans effet et les procédures d’exclusion ont été écartées. Une impasse pour les professeurs qui étaient absents mardi. Même le directeur de l’établissement s’est joint au mouvement. « Moi-même et mes collègues avons été mis en arrêt de travail pour la journée, pour choc psychologique », confie Jérôme Bernard.

Une réunion en janvier. Au moment de déposer leurs enfant à l’école, les parents ont donc découvert des salles de classe vides. Ni la mairie, ni l’association de parents d’élèves n’avaient été mis au courant de l’action des professeurs….

Les parents concernés soutiennent leurs enfants. Mais selon une source contactée par Europe 1, les parents concernés soutiennent leurs enfants et s’introduisent même en salle de classe pour invectiver les professeurs…

Europe1, merci à Temps à venir

Maroc : Les enfants des clandestins peuvent être scolarisés

Depuis le 9 octobre les enfants des immigrés subsahariens en situation irrégulière au Maroc ont le droit d’aller à l’école.

«Personne ne veut utiliser le mot de ‘clandestin’ ou d’’étranger en situation administrative irrégulière’ donc on utilise, comme c’est le cas dans la circulaire, le terme de Subsaharien, mais le terme est mal choisi», reconnaît Fanny Curet (Service Accueil Migrant (SAM) rattaché à Caritas Maroc).

Grâce à la circulaire, les enfants ont non seulement le droit d’aller à l’école – ce qui pouvait parfois être le cas dans le passé lorsqu’un directeur d’établissement était particulièrement compréhensif – mais ils pourront également disposer désormais d’un certificat de scolarité pour chaque année passée dans le système scolaire marocain. Il leur permettra de poursuivre leur scolarité dans d’autres pays si besoin. L’enseignement qu’ils reçoivent au Maroc a une valeur et elle est désormais reconnue. […]

«Ce qui peut être difficile également c’est le fait d’être le seul étranger, le seul noir de la classe ; le seul chrétien aussi. Il arrive que certains parents refusent que leurs enfants aillent aux leçons de Coran. Les enseignants ne comprennent pas parce qu’elles font partie intégrantes du programme, elles donnent lieu à une note», souligne la responsable du SAM. Tous les parents ne réagissent pas de même. […]

«Entre 4 et 5 ans, j’ai réussi à mettre mon petit garçon dans un groupe scolaire, mais il subissait trop de racisme.», raconte Angélique, Congolaise du Congo Brazzaville. […]

yabiladi