C’était il y a tout juste un an. Le 21 janvier 2012, à la sortie d’une boîte de nuit, à Lattes. David, jeune gitan de 22 ans, a été grièvement blessé à la tête par un crochet de remorque, à la suite d’une bagarre entre ses proches et des Antillais qui s’étaient fait refuser l’entrée d’une discothèque. En détention provisoire, le mis en examen demande sa liberté.
diversité
Livres : «Tu seras partout chez toi » d’Insa Sané
[extrait de Respect Mag du 15 janvier 2013] Acteur, slameur et écrivain, Insa Sané multiplie les casquettes. Dans son dernier roman «Tu seras partout chez toi», il nous livre sa version de l’immigration africaine vers la terre promise française…

(…) Peux-tu nous décrire ton Sarcelles ? (…) C’est une ville qui mériterait que la France s’inspire d’elle pour exister (…) Sarcelles a permis à la France d’être le deuxième pays du Hip Hop après les USA. Avec cette culture qui défie les codes, elle a été une vitrine attrayante pour les francophones du monde entier.(…)
Quels sont les éléments de cette ville qui inspirent tes écrits ? Les vergers, les forêts avoisinantes, les cours d’eau. Dans « Tu seras partout chez toi », je reviens à ces fondamentaux (…) Demain se construira à partir de nos rêves. Sarcelles n’a jamais cessé de contester, de se révolter, parce que Sarcelle a toujours su rêver.
Dans « Tu seras partout chez toi », tu évoques l’arrivée d’un jeune Africain en Occident…
Tu seras partout chez toi, partout où tu décideras de vivre, partout où tu peux t’épanouir, partout où l’amour se trouve. Qu’importe les frictions, les luttes, les discriminations, les épreuves.
«Ce sont des conneries que de croire que l’Homme est foncièrement différent d’une région à une autre. Qu’un sol appartient à une ethnie plutôt qu’à une autre.»
Ce sont des conneries que de croire que l’Homme est foncièrement différent d’une région à une autre. Qu’un sol appartient à une ethnie plutôt qu’à une autre. Que l’identité est un concept figé dans le temps ou dans l’espace. Si nous sommes si nostalgique de nos soi-disant racines, retournons faire de la peinture à Lascaux entre gens bien de chez nous. (…)
Peux-tu nous décrire comment se vit la diversité à Sarcelles ?
Est-ce que j’appartiens à cette diversité parce que je ne suis pas blanc, que je suis né ailleurs ? Je suis devenu noir le jour où je suis arrivé en France et aujourd’hui je lutte pour redevenir un homme normal (ni blanc, ni de couleur).
C’est bien pour lutter contre ces principes d’un autre temps que j’ai décidé de ne pas renouveler ma carte de séjour, et de vivre désormais comme un sans papier sur le territoire que j’estime être le mien. L’histoire à prouver que la France, quand on l’aime, on la change (…)
[fautes d'orthographe et de conjugaison d'origine]
Complément photo – merci aux lecteurs




Fondation Culture et diversité : « Favoriser l’accès des jeunes de l’éducation prioritaire aux arts et à la culture » (màj vidéo)
La Fondation Culture et diversité renouvellera le 15 janvier, en grande pompe, les conventions qui la lient à l’Etat et en profitera pour élargir encore son action.
Fondation d’entreprise du groupe Fimalac, créée par Marc Ladreit de Lacharrière, Culture et diversité soutient, depuis 2006, l’accès des publics défavorisés aux établissements d’enseignement supérieur artistique.
Informer les élèves des lycées situés dans les zones d’éducation prioritaire, préparer les plus motivés aux concours d’entrée, notamment en les aidant à trouver des stages, accompagner les étudiants admis pendant leur formation : les partenariats signés avec l’Ecole du Louvre ou la Fémis, les écoles d’architecture ou les Beaux-Arts ont fait leurs preuves.
Les trois ministres, Vincent Peillon (éducation), Aurélie Filippetti (culture) et George Pau-Langevin (réussite éducative) signeront mardi les nouvelles conventions quadriennales.
Un programme d’« égalité des chances » est également lancé pour trois ans avec les écoles de design.
Ci-dessous : Page d’accueil de « Culture et diversité »

Extrait du site :
Parce que les arts et la culture participent du vivre-ensemble et de l’égalité des chances, l’un des enjeux majeurs de notre société est de permettre au plus grand nombre un égal accès aux repères culturels, aux pratiques et aux formations artistiques.
Lille : un feu dans un camp de Roms et un périph’ bloqué à cause des fumées (vidéo)
D’un côté du boulevard Schuman La Madeleine, de l’autre Lille. Sur un terrain lillois, 150 personnes de la communauté rom ont installé un camp de fortune le long de ce bout de périph’.
Enquête sur le logement social à Paris (Vidéo)
Quelques passages piquants de l’émission « Complément d’enquête » diffusée hier soir sur France 2 :
Camps de Roms : des habitants exaspérés à Ris-Orangis
Deux pétitions d’habitants de Ris-Orangis ont atterri sur le bureau du maire, Stéphane Raffalli (PS). Le motif? Les Roms et leur implication supposée dans des délits. A la résidence du Centre, située à quelques centaines de mètres d’un bidonville, presque tous les habitants ont signé. « Nous dénombrons de plus en plus de petits larcins.
(Photo d’illustration prise à Vigneux sur Seine le 3 janvier)
Les Rissois se sentent de plus en plus en insécurité », clame la pétition. La gardienne de la résidence n’en « peut plus ». « Nous retrouvons les poubelles éparpillées, des vélos disparaissent… L’autre jour, j’ai attrapé une gamine en train de voler une poussette dans les étages, je l’ai mise dehors! » La police reste prudente. « Il y a une augmentation des délits, note un policier.
Paris : un campement de Roms en feu a obligé à fermer le périphérique
Odeur de gomme carbonisée, fumée noire à couper au couteau, les conditions de circulation se sont vite avérées trop dangereuses, peu après 13 h 45 aux abords de la Porte de la Chapelle, entraînant la fermeture radicale du périphérique, dans les deux sens . En cause : un important feu de pneus, au bord d’un camp rom installé depuis plusieurs mois en contrebas du périphérique et du secteur du boulevard Ney.
Le temps que les secours parviennent à éteindre l’incendie du camp rom, désert au moment du sinistre, périphérique et Maréchaux ont été rouverts vers 14h45. Entre-temps, des bouchons de plusieurs kilomètres s’étaient formés de part et d’autre, bien au-delà de la porte de la Chapelle, et les automobilistes mettaient encore quarante minutes à la rallier depuis la porte Maillot, et autant dans l’autre sens depuis le secteur de la porte des Lilas.
Entre les autobus déviés, les sorties obligatoires engorgeant les bretelles du périphérique, les travaux engagés aux portes de Paris et la soudaineté du sinistre, les embouteillages ne se sont résorbés que vers 16 heures. A peine de quoi soulager la ceinture de Paris avant la période de pointe de la fin d’après-midi.
Le Colmarien Abdelrani Fekir échappe à la police grâce à un attroupement
Recherché depuis sa dernière condamnation correctionnelle pour des violences, Abdelrani Fekir est reconnu par des policiers, mercredi vers 20 h 50 rue des Mésanges à Colmar. Face aux deux fonctionnaires, ce Colmarien de 22 ans se débat et appelle à l’aide : une dizaine de personnes s’approchent, dont son frère de 21 ans, et un ami âgé de 25 ans, d’un autre quartier de Colmar. Si Abdelrani Fekir parvient à s’échapper, c’est parce que les deux autres l’ont tiré, et ont même tiré chacun les bras d’un policier, selon ces derniers. Le fuyard sera finalement interpellé le lendemain avec son frère, dans un quartier voisin à leur domicile, et l’ami répondra à la convocation au commissariat.
S’il reconnaît à peu près s’être rebellé et avoir appelé à l’aide, Abdelrani Fekir soutient que les deux autres ne sont pas intervenus. « Vous disiez que votre frère n’était même pas là avant de revenir sur cette version, et il faudrait qu’on vous croie ? », rétorque la présidente Dorion. Le frère a fini par admettre qu’il était présent, mais a nié toute violence. Quant au troisième homme, selon lui il serait sorti de sa voiture et se serait approché, mais aurait simplement signalé aux policiers qu’ils faisaient mal au poignet de son ami.
Tous ont déjà eu affaire à la justice, mais le casier d’Abdelrani Fekir est de loin le plus chargé avec 16 condamnations, dont une en 2009 déjà pour incitation à la rébellion en marge de la fête du quartier Florimont-Bel Air.
