« Final exit tax » : Un impôt sur la mort en 2015

Face à la dette publique, qui atteint désormais 90 % du PIB, le gouvernement n’a pas d’autres choix que de lever de nouveaux impôts. Pour ne pas pénaliser l’économie, et face à des foyers asphyxiés, les pistes envisagées sont surprenantes

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«On pourrait ne travailler que 15h par semaine si l’on voulait»

Économiste et auteur à succès, le Tchèque Tomás Sedlácek tient un discours original. Certes, l’économie rend tout efficace, «mais tout dans notre société ne doit pas être efficace».

«C’est comme Central Park à New York. Tout autour règne l’efficience, mais celle-ci est interdite dans le parc qui est strictement réservé à la détente et aux écureuils», explique Tomás Sedlácek, auteur de l’ouvrage «Economics of Good and Evil» («L’Économie du Bien et du Mal»), dans une interview accordée au Tages-Anzeiger.

Au-delà de la métaphore, l’ancien conseiller de Václav Havel et membre du Conseil économique national tchèque rappelle que le rôle de l’économie ne consiste pas d’abord à augmenter le produit intérieur brut. «La première priorité doit être la stabilité du système, mais nous l’avons oublié.»

La solution du chômage partiel

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Le FMI inquiet de voir les économies occidentales à la traîne

Le Fonds monétaire international a présenté mardi son rapport semestriel sur l’économie mondiale…

Le Fonds monétaire international (FMI) s’est inquiété mardi de voir les économies occidentales à la traîne par rapport au reste du monde,

particulièrement l’Europe qui menace toujours selon lui de faire rechuter la croissance de la planète. (…)

Pour le FMI, il est plus que temps que les pays occidentaux prennent les mesures qui doivent remédier à leurs faiblesses.

«Divers problèmes fondamentaux restent irrésolus»: la montée de la dette publique (qui devrait atteindre 130% du PIB de l’ensemble du G7 en 2017),

la fragilité du système financier européen, l’érosion de la compétitivité des pays de la zone euro les plus en difficulté, la faible progression des revenus des ménages ou encore les rigidités structurelles.

Les priorités sont, selon l’institution de Washington, de «progresser vers des finances publiques plus viables», «renforcer les secteurs financiers» des Etats membres, «maintenir une politique monétaire accommodante» et «traiter la crise de la zone euro». (…)

20 minutes

 

Le quinquennat de Nicolas Sarkozy en 5 chiffres

Chômage, déficit, pouvoir d’achat : à quelques mois de la présidentielle, le think tank Terra nova compare les promesses du candidat de 2007 au bilan du président en 2012.

Nicolas Sarkozy, candidat à sa succession, va devoir défendre son bilan. Le chef de l’Etat a souvent fait l’apologie de la politique du résultat, Terra Nova l’a pris au mot. Le think tank, proche du Parti socialiste, a dressé la liste des principaux chiffres de son quinquennat.

Bien évidemment, la crise est en partie responsable de ces contre-performances. Mais leur comparaison aux déclarations de Nicolas Sarkozy en 2007 offre un contraste saisissant.

« Je vous ai promis le plein emploi, je vais me battre pour le plein emploi ». Place de la Concorde, 6 mai 2007.

 

  • Résultat : 1 million de chômeurs supplémentaires

Selon Terra Nova, « le chef de l’Etat restera le recordman de la hausse la plus brutale du taux de chômage depuis trente ans « . A 8,1% en 2007, son taux devrait être autour de 10% cette année, selon les dernières prévisions de l’Insee.

La baisse des moyens consacrés à la lutte contre le chômage s’est accélérée depuis 2008 (-10,5% entre 2010 et 2011 et -11,3% entre 2011 et 2012), pointe Terra Nova. Le think tank estime que certaines mesures, comme la défiscalisation des heures supplémentaires ont eu des effets néfastes sur l’emploi en période de crise.

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Thierry Breton : « La France va devenir le plus gros émetteur de dette publique en Europe dès 2013»

Quel que soit le scénario sur l’évolution de la crise des dettes publiques européennes dans les prochaines semaines – accalmie ou rechute -, la France n’échappera pas à plusieurs années de rigueur pour remettre ses finances publiques à l’équilibre, estime Thierry Breton, l’ancien ministre de l’Économie et des Finances.

Cela représente au minimum environ une soixantaine de milliards de plus comparés aux 190 milliards d’euros actuellement levés par l’État, qui correspondent déjà à un quasi-doublement des émissions par rapport à la période d’avant-crise.

Concrètement, à partir de 2013, l’État ira lever sur les marchés presque autant de capitaux que les recettes qu’il prélève sous forme d’impôts, soit 288 milliards d’euros. Un ordre de grandeur impressionnant.(…)

Le Nouvel Économiste

Pour en finir avec la polémique sur la loi Pompidou-Giscard de 1973 (Màj vidéo)

Addendum du 12/11/2011:

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Lettre ouverte à Marine Le Pen pour en finir avec la polémique sur la loi Pompidou-Giscard de 1973 et poser les bases réalistes d’une sortie ordonnée et indolore de la zone euro.

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La dette publique : faux coupable

Les dirigeants européens ont convaincu leurs concitoyens que la dette publique était à l’origine de tous leurs maux. Ce faisant, ils renouvellent l’erreur qui fut fatale aux Allemands en 1930 comme aux Français en 1935…

Le Procès de George Jacobs – Tompkins H. Matteson, 1855

À Bruxelles, dans la nuit du 26 octobre 2011, les chefs d’État et de gouvernement de la zone euro n’ont pas seulement tendu la sébile à la Chine et à d’autres pays émergents. Ils ont réaffirmé leur volonté de voir les États du sud de l’Europe se désendetter à quelque prix que ce soit. Deux jours plus tard, jour de fête nationale en Grèce, les citoyens de ce pays ont mis en péril le plan européen par leur révolte.

Les Grecs ont-ils tort de rejeter l’accord de Bruxelles? Rien de moins sûr. »

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La note souveraine de la France sous pression

Après les Etats-Unis, la France ? Suite à la dégradation de la note souveraine américaine, certains économistes et investisseurs commencent à redouter que la France ne perde sa note AAA, la meilleure possible. De quoi mettre la pression sur Bercy, qui assure le contraire.

« La France n’est pas, selon moi, un pays AAA. En tout cas, il n’est pas considéré comme tel par le marché », souligne ainsi un stratégiste d’UBS basé à Londres, cité par Bloomberg. Pour s’en convaincre, il suffit de jeter un coup d’œil aux Credit Default Swap (CDS), ces produits permettant de d’assurer contre la faillite d’un émetteur. Le coût de l’assurance contre un défaut de paiement de l’Hexagone est en effet supérieur à ceux de la Chine, du Qatar ou de la République Tchèque, qui sont pourtant moins bien notés par les agences, selon les dernières données de CMA Vision.

Il faut dire que la France affiche l’un des moins bons ratios budgétaires parmi les différents pays « triple A ». Selon la Commission européenne, la France réduira son déficit public à 5,8% de son Produit intérieur brut (PIB) cette année, tandis que sa dette atteindra 84,7%. Pour comparaison, dans les cinq autres pays de la zone euro possédant la meilleure note (l’Allemagne, l’Autriche, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Finlande), les déficits publics devraient osciller entre 1 et 3,7% du PIB et les dettes entre 17,2 et 82,4%.

Pour le moment, les agences de notation se gardent de tirer la sonnette d’alarme. Jean-Michel Six, le chef économiste de Standard & Poors pour l’Europe, a même confirmé sur France Inter dimanche que la perspective pour la France restait stable. Pour autant, la même agence S&P avait prévenu en juin que la note de l’Hexagone serait sous pression à moyen terme, si le gouvernement ne prenait pas de nouvelles mesures de rigueur et ne réformait pas le régime de la Sécurité sociale.

Capital.fr

La France, les étrangers l’aiment et l’achètent

Dette publique, capital des entreprises, immobilier… Les investisseurs étrangers sont très présents dans l’Hexagone.

1.591 milliards d’euros de dette publique en France à la mi-2010, soit 82,9% du produit intérieur brut (PIB). Avec 163 milliards de plus en tout juste un an, cette dette s’est alourdie de plus de 8 points de PIB (à rapprocher de la croissance annuelle qui se situe entre 1,5 et 2,5 points de PIB par an).

Certes, il s’agit de la dette publique brute, comme définie par le traité de Maastricht. Elle totalise l’ensemble de la dette de l’État, des collectivités territoriales et des organismes publics. On distingue aussi la dette publique nette: par rapport à la précédente, on en déduit l’ensemble des actifs (biens et actions) possédés par l’Etat.

Cette dette nette s’établit aux alentours de 1.420 milliards d’euros mi-2010 (1.389 fin mars 2010, selon l’Insee). A de tels niveaux, peu importe que l’on se focalise sur l’une ou l’autre dette: elle est gigantesque et pèse, pour la dette publique, 24.500 euros sur les épaules de chaque Français.

1.223 milliards d’euros de dette publique négociable

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Je ne rembourserai pas

Ou « Les pauvres paieront-ils pour les (très) riches » ?

La dette publique française file désormais allègrement vers les 1 800 Md€, soit la bagatelle de 60 000 € par foyer.

En 2010, la situation budgétaire de l’État est dramatique : Ressources nettes 175 Md€, Dépenses nettes 325 Md€, Déficit 150 Md€ (« www.performance-publique.gouv.fr » – le gouvernement a conservé son humour…). Le plafond de Maastricht de 3 % du PIB est enfoncé avec près de 8 % du PIB. Nous dépensons ainsi cette année 190 % des recettes (contre encore 120 % avant la crise)… Et du coup, la dette représente près de 10 ans de recettes fiscales actuelles…

Heureusement les politiques nous l’ont promis : il est hors de question qu’ils gèrent les finances publiques avec « rigueur » – pour ceux qui auraient encore un doute. Voilà enfin une promesse dont nous pouvons être assurés qu’elle sera tenue… Vivons donc au dessus de nos moyens, ou plutôt, enrichissons les riches, et après, que diable, advienne que pourra. Et bien justement, ça advient…

Car enfin, n’est-il pas formidable qu’une situation financière que n’importe quel ménage trouverait insensée et intenable pour son cas personnel, devienne une pratique acceptée voire théorisée quand elle est appliquée au niveau de l’État – qui n’est qu’un ensemble de ménages… Mais pour justifier ce qui heurte le bons sens, les discours abondent…

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