10,7 milliards d’euros d’aides : la Cour des comptes européenne dénonce l’inefficacité des projets de transport public financés par l’UE

Deux tiers des projets de transport urbain cofinancés par les Fonds structurels de l’Union européenne (UE) sont sous-utilisés, estime la Cour des comptes de l’Union européenne dans un rapport publié mardi 8 avril. Intitulé « Efficacité des projets soutenus par l’UE dans le domaine du transport public urbain« , le document de 38 pages pointe « des insuffisances dans la conception des projets et une politique de mobilité inadaptée ».

Si les projets financés ont effectivement été mis en œuvre, la Cour constate cependant que « deux tiers d’entre eux transportent moins de passagers que prévu, ce qui entraîne par ailleurs une performance insuffisante en termes d’avantages économiques et sociaux, tels que la réduction de la pollution et de l’encombrement des routes ».

En cause, « la surestimation du nombre d’usagers ainsi que le manque de coordination entre les modes de transport, la politique en matière de stationnement et l’absence de plan de mobilité urbaine ».

Au total, entre 2000 et 2013, l’UE a alloué 10,7 milliards d’euros au cofinancement de projets visant à aider les municipalités à mettre en place des moyens de transport urbain tels que des métros, des tramways et des autobus, rappellent les auditeurs européens. Ils ont passé en revue 26 projets de transport public urbain dans onze villes de cinq Etats membres, dont la France. La contribution de l’UE, pour les projets de transport urbain, représente habituellement jusqu’à 85 % des dépenses éligibles.

Actu Environnement

Plus d’un Français sur 4 a déjà consulté un psy

Plus d’un Français sur quatre a consulté au moins une fois un « psy » au sens large – psychologue, psychiatre, psychanalyste, spécialiste du développement personnel – et 69% déclarent s’être sentis mieux à l’issue des séances, selon un sondage diffusé mardi.

D’après une enquête d’opinion publiée par Psychologies magazine, 28% des sondés ont déjà « consulté un ou plusieurs » psy et 7% suivent toujours actuellement une thérapie. Les personnes qui déclarent n’avoir jamais consulté un psy jugent à 61% qu’ils n’en ont pas besoin, à 23% que c’est trop cher et à 17% que ce n’est pas efficace.

Les principales raisons qui conduisent à consulter sont la dépression (32% des sondés) et le « sentiment de mal-être » (31%) devant les problèmes de stress et d’anxiété (21%) et les ennuis familiaux (18%). Ceux qui ont arrêté de consulter un psy expliquent à 69% qu’ils se sentaient mieux après les séances. Seulement 19% indiquent qu’ils avaient l’impression de ne plus avancer dans leur thérapie tandis que 6% ont arrêté car ils ne pouvaient plus payer.

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Europe 1

La droite doit «changer de logiciel intellectuel !»

Mathieu Laine, directeur d’Altermind, «Société d’études et de conseil spécialisée dans l’optimisation des stratégies d’entreprises et de gouvernements» et enseignant à Sciences Po, appelle la droite à une «révolution de la pensée» qui «puiserait plus dans Tocqueville, Constant, Bastiat». Il vient de publier le Dictionnaire du libéralisme.

Une droite plus orléaniste, plus humaniste, qui renoncerait à ses tentations solidaristes et dénoncerait clairement les impasses du Front national, de ses valeurs et de son inepte programme économique. Pour tout cela, il va falloir tuer le père. Mais n’est-ce pas ainsi que l’on devient adulte ?

Elue confortablement en 2007 sur une promesse de rupture, la droite a perdu, en 2012, de ne l’avoir réalisée. Aujourd’hui, elle doit véritablement rompre non seulement avec les vieilles recettes qui ont creusé son tombeau, mais également, et avant cela, avec son logiciel intellectuel. […]

Comprendre, par exemple, avant de se précipiter dans la surenchère fiscale pour combler des trous budgétaires, ce dont a besoin un entrepreneur pour construire, créer des emplois et avoir envie de le faire en France. Percevoir que de nouvelles solidarités s’orchestreront, avec plus d’efficacité, le jour où l’on ne dépensera plus, comme aujourd’hui, près de 600 milliards de dépenses sociales par an (ce qui n’est tout simplement plus tenable). […]La France n’est pas une vieille femme mourante, mais une belle adolescente enfermée dans sa chambre, qui n’a plus confiance en elle, a peur des autres comme d’elle-même, alors qu’elle regorge de capacités

Le Monde

Dépenses de l’État : Coupes drastiques en préparation

Pendant cinq ans, la gauche a accusé Nicolas Sarkozy de casser le service public, à coup de suppressions de postes, de fermetures de petits tribunaux et autres services locaux. Mais pour tenir ses objectifs de baisse de déficits publics, le gouvernement Ayrault s’apprête à mener une politique tout aussi sévère. Pour 2013 à 2015, le gouvernement travaille sur une baisse annuelle de 2,5% des effectifs, hors Éducation, Justice et Sécurité.

Les chiffres sur lesquels travaille la direction du Budget, dont Le Figaro a eu connaissance de source interne au ministère, concernent les effectifs de fonctionnaires, les dépenses de fonctionnement et d’intervention. À chaque fois, l’effort demandé est conséquent.

Les ministères, à l’exception de ceux «prioritaires» (Éducation, Justice et Intérieur), verront ainsi leurs effectifs diminuer en moyenne de 2,5% par an de 2013 à 2015 inclus. Ce qui équivaut au non remplacement de deux fonctionnaires sur trois partant à la retraite.

Le gouvernement Ayrault veut concilier deux objectifs: stabiliser les effectifs globaux de l’État, tout en créant 65.000 postes dans l’Éducation, la Justice, la police et la gendarmerie. Pour cela, il est contraint de mettre sous pression les ministères. L’enjeu est crucial car les dépenses de personnel, retraites comprises, absorbent plus de 30% du budget de l’État. […]

Enfin, l’exécutif travaille sur une baisse de 40% des «dépenses d’intervention» de l’État au cours des trois prochaines années (hors les trois ministères prioritaires). Cette catégorie, qui ne pèse pas moins de 40% du budget de l’État, recouvre par exemple des aides à l’agriculture ou des subventions aux associations ou aux manifestations culturelles. Toutefois, exception importante, les dépenses d’intervention à caractère social ne seront pas concernées par les coupes. Aides au logement, contrats aidés, allocation adulte handicapé, RSA, bourses étudiantes… seront donc épargnés.

Le Figaro

L’incroyable dérive financière de la mairie de Paris

Au fil des ans, Bertrand Delanoë est parvenu à se ciseler une réputation de gestionnaire avisé. Pourtant, derrière la façade, les gaspillages s’amoncellent.

Hebergeur d'imageA Paris, les emplois fictifs sont un peu comme les bateaux-mouches : ils font partie du paysage. Lorsqu’il régnait sur l’Hôtel de Ville, on le sait, Jacques Chirac y appointait discrètement 21 camarades, qui travaillaient en réalité pour le RPR – il vient d’ailleurs de rembourser (avec l’UMP) 2,2 millions d’euros à la mairie, ce qui est la moindre des choses. Eh bien, selon nos informations, Bertrand Delanoë fait mieux encore.

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La dette, ligne de mire des présidentielles de 2012

Les élections présidentielles de 2012 auront pour principal enjeu la réduction de la dette. La campagne électorale s’annonce intéressante et le vainqueur sera obligé de prendre en compte ce paramètre pour mettre en place son programme.

La campagne présidentielle de 2012 risque d’être – enfin – une campagne sérieuse, parce que le scénario-catastrophe vers lequel nous semblons évoluer obligera enfin les différents candidats à s’en tenir aux problèmes de fond soigneusement esquivés en 2007 et en 2002.

Forte dégradation des comptes publics et des comptes sociaux, montée de l’endettement, croissance insuffisante, mécontentement social : tel est le contexte dans lequel Sarkozy risque de devoir se battre pour sa réélection… Mais il empêchera aussi l’opposition de mettre en avant un contre-projet économique et social irresponsable, sous peine d’être à nouveau battue faute de crédibilité : le « demain, on rasera gratis » ne marchera pas.

Avec une croissance prévue de 0,8 % en 2010, la France ne voit toujours pas son économie redémarrer. L’OFCE révèle que la croissance réellement perdue est de 7 % étalés jusqu’en 2020, soit 140 milliards d’euros de PIB, dont 75 de pertes de recettes pour le budget de l’Etat et des régimes de Sécurité Sociale, auxquels il faut ajouter les déficits cumulés actuels ; sur la base du scénario le plus optimiste et le moins probable, celui d’une croissance annuelle de 2,5 % et d’une baisse du chômage de 1% par an, la France mettrait 10 ans à sortir de la récession mondiale.

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Le coût de l’Europe ? 2 460 euros par habitant de l’UE

Le Livre noir de l’Europe est en ligne. Contre l’Europe de la dépense publique. Gaspillages, fraudes, dépenses somptuaires. 80 scandales concrets.

Ce hors série n°1 du Cri du Contribuable porte sur les absurdités de l’Europe. Vous pouvez le consulter et le télécharger gratuitement ICI.

Le traité de Lisbonne – en vigueur depuis le 1er décembre 2009, après le oui irlandais et la ratification tchèque – étend les pouvoirs de Bruxelles à 68 nouveaux domaines de compétence.

Au risque d’aggraver ses vices de comportement : 95 % du budget communautaire sont consacrés à « l’Europe providence. »

Il consacre la supériorité absolue des lois européennes sur toute loi nationale et fait de l’Union européenne un quasi-État, doté de la personnalité juridique, d’un président du Conseil et d’un super-ministère des Affaires étrangères.

Depuis près de quinze ans, la Cour des comptes européenne émet un avis défavorable sur 80 % de ces dépenses, jugées illégales ou irrégulières. Celles-ci, à la discrétion de la commission européenne, lui attachent une clientèle d’obligés au détriment des États payeurs, donc des contribuables. Et leur efficacité économique est faible.

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La remontée des inégalités en France…

… une évidence trop mal connue.

Que la situation des gens modestes et des classes moyennes se soit dégradée depuis le milieu des années 90, tout le monde en est conscient. Les ravages du chômage, la montée de la précarité, la pression sur les salaires, de nombreux facteurs ont contribué à cette dégradation. Mais la mesure exacte de cette dégradation et surtout l’évolution des situations relatives des français sont peu connus.

L’INSEE diffuse beaucoup de chiffres d’évolution des moyennes, ou d’évolution de la situation des bas revenus et de la pauvreté selon la définition officielle, mais peu de mesures par tranches de revenu, particulièrement vers les revenus élevés. De ce fait, la mesure des inégalités ne fait pas partie des paramètres de notre société qui sont facilement accessibles.

Le débat est également obscurci par le fait que les mesures les plus synthétiques ne traduisent pas à première vue une dégradation de la situation des salariés. D’une part le partage de la valeur ajoutée des entreprises ne semble pas se dégrader au détriment des salariés, d’autre part le pouvoir d’achat moyen (revenu corrigé de l’inflation) augmente régulièrement (1% à 2% par an depuis plus de 20 ans).

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Le krach de 2010 : la crise systémique

Par Paul Bara (ancien trader, économiste de marché puis directeur financier, il a parallèlement enseigné l’économie et la finance à Paris X et à l’ENA)

Hokusai, La grande vague de Kanagawa (1831)

La crise actuelle n’est pas une crise comme celles que nous avons connues depuis 1945. La croissance au quatrième trimestre 2009, en France et aux États-Unis, n’est due (en partie) qu’à un facteur technique transitoire, le moindre déstockage des entreprises. Nous ne sommes pas dans un enchaînement cyclique normal.

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Turquie in, Grèce out ?

L’absence de solidarité européenne à l’égard de la Grèce, sommée d’adopter des mesures d’austérité brutales sans aucune aide ni garantie concrètes pour amortir les efforts colossaux exigés, conduit à se poser plusieurs questions :

1. Veut-on pousser la Grèce vers la sortie ? L’effet dépressif des mesures de réduction des déficits risque d’asphyxier totalement le pays et de provoquer de graves troubles politiques et sociaux. L’objectif de baisse de 4 points du PIB – de 12,7% à 8,7% en un an ! – signifie qu’une chape de plomb terrible va s’abattre sur les Grecs. Il s’agit d’un plan d’austérité sans précédent. La solution passera donc par une dévaluation, en clair un retour de la Grèce à la souveraineté monétaire. Qui restaurera en partie la compétitivité, donc les comptes extérieurs de la nation – quels qu’en soient les coûts par ailleurs et quoi qu’en pense Jean-Claude Trichet (lequel avait jugé « absurde » en janvier l’hypothèse d’une sortie de la Grèce de la zone euro).

2. Veut-on l’implosion de la zone euro ? Une sortie de la Grèce de l’euro signifierait en effet la mort de l’Euroland. Ce serait un coup de tonnerre dont les conséquences restent pour le moment incalculables. Sans doute un tabou sauterait-il et d’autres Etats y verraient-ils un encouragement à faire de même. Surtout, les marchés prendraient cela comme la preuve qu’ils avaient vu juste et s’attaqueraient aussitôt à de plus gros poissons, comme le Portugal, l’Espagne, l’Italie ou l’Irlande. Avec le même résultat, ramenant peu à peu l’euro à ce qu’il n’a jamais cessé d’être : la monnaie de l’Allemagne.

3. Veut-on toujours l’entrée de la Turquie ? Alors que les Grecs, montrés du doigt pour leur gestion calamiteuse des finances publiques et leurs bidouillages statistiques, pourraient être forcés de quitter l’euro, leurs ennemis héréditaires, les Turcs, pourraient de leur côté accéder à l’Union sous le regard bienveillant de nos chers eurocrates et de leurs alliés américains. Quel pied de nez du Destin ! Et quel symbole…

La Grèce, berceau de la démocratie et de la culture européenne, remplacée par le pays qui incarna durant des siècles la plus grande menace pour l’Europe ? N’oublions pas qu’une certaine identité européenne s’est constituée contre l’envahisseur turc, qui poussa jusqu’aux portes de Vienne en 1529 puis en 1683. Europe, réveille-toi, ta maison brûle !

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La France dit viser l’équilibre budgétaire en 2020

« On s’est fixé un objectif : repasser en dessous de 3% en 2013 et atteindre l’équilibre à l’horizon 2020″, a déclaré le Premier ministre François Fillon. Pour réduire le déficit public, « on va ralentir l’augmentation, il ne s’agit pas d’une politique d’austérité. Une politique d’austérité c’est quand on augmente les impôts et qu’on réduit les prestations. »

Cette année, le déficit public est prévu à 8,2% du PIB. Pour arriver à 3% en 2013, il faudrait le réduire d’environ 100 milliards d’euros, soit plus de 5 points de PIB, ce qui constituerait une première depuis au moins un demi-siècle. « Ça ne s’est jamais vu mais c’est quand même encore une augmentation des dépenses. C’est une politique sérieuse de gestion que nous pouvons encore conduire parce que nous avons les marges pour le faire », a-t-il poursuivi.

Pour cela, le gouvernement veut que les dépenses de l’État et des collectivités locales progressent de moins de 1% par an à partir de 2011 et que les dépenses de Sécurité sociale augmentent de moins de 3%.

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