Le FMI craint une « spirale d’instabilité financière mondiale »

La directrice générale du FMI Christine Lagarde a dit mercredi à Pékin craindre un « risque de spirale d’instabilité financière mondiale » si les économies de la planète ne réagissent pas ensemble face à la crise et a souligné que l’Asie n’était pas à l’abri. Elle a aussi appelé la Chine à se doter d’une monnaie plus forte, alors que le faible cours du yuan est critiqué par les partenaires de la Chine comme étant à l’origine des énormes excédents commerciaux accumulés par Pékin.

« Si nous n’agissons pas ensemble, l’économie dans le monde encourt le risque d’une spirale d’incertitude et d’instabilité financière« , a averti Mme Lagarde en référence aux crises de la dette et aux menaces de récession, lors d’un discours prononcé au début d’une visite de deux jours en Chine.

L’économie mondiale est entrée dans une phase dangereuse et incertaine », a souligné la directrice du Fonds monétaire international (FMI), en insistant sur l’interdépendance des économies de la planète. Nous sommes tous dans le même bateau et notre destin sera de croître ou de chuter ensemble. »

« La réunion de Bruxelles était un pas dans la bonne direction« , a-t-elle déclaré à propos du sommet européen au cours duquel a été décidé fin octobre le dernier plan de sauvetage de la zone euro et de la Grèce, l’Europe en profitant pour demander son aide à Pékin. [Lire la suite]

El Watan

Algérie: craintes au sujet de l’effondrement des cours du baril du brut

Les menaces de récession qui pèsent actuellement sur l’économie mondiale inquiètent sérieusement le gouvernement algérien. Intervenant hier en marge de la présentation du projet de loi de finances pour 2012, le ministre des Finances, Karim Djoudi, n’a pas écarté l’impact qu’une nouvelle crise pourrait avoir sur l’Algérie. Il a même évoqué le risque d’un effondrement des cours du baril du brut l’année prochaine induit par une aggravation de la crise des dettes souveraines en zone euro et une croissance plus molle dans les pays émergents. Le ministre rejoint ainsi les projections moroses de l’OPEP et de l’AIE, concernant une baisse de la demande de brut, et du FMI qui n’exclut pas la survenue d’une récession en 2012.

Même si une telle baisse peut paraître à première vue conjoncturelle, elle a de quoi inquiéter les autorités, d’autant que le budget de l’Etat, dépendant largement des ressources de la fiscalité pétrolière, enregistre de graves déséquilibres. Des déséquilibres qui se sont accentués ces dernières années et qui se traduisent par le creusement du déficit budgétaire.

Dans ce sens, le ministre des Finances a indiqué hier devant les membres de l’Assemblée populaire nationale qu’un déficit des opérations du Trésor des plus importants a été enregistré au premier semestre 2011, passant à 577,2 milliards de dinars contre 61,6 milliards de dinars durant la même période de 2010. (…)

El Watan

Etats-Unis : « Un gaspillage de 30 milliards de dollars »

Une gestion hasardeuse des contrats passés par le Pentagone dans le cadre des conflits en Irak et en Afghanistan a entraîné un gaspillage de 30 milliards de dollars.

En outre, ces erreurs de gestion ont miné l’image des Etats-Unis à l’étranger et encouragé la corruption dans ces deux pays, indique la commission sur les contrats en temps de guerre, où figurent des républicains comme des démocrates, qui remettra un rapport sur la question mercredi au Congrès.«Des dizaines de milliards de dollars du contribuable ont été gaspillés en raison d’un manque de planification, de demandes imprécises et fluctuantes, de mises en concurrence inadaptées, de critères insuffisants de contrôle et de surveillance», indiquent les deux coprésidents de la commission, Christopher Shays et Michael Thibault, dans une tribune publiée dimanche dans le Washington Post.

Les deux hommes évoquent également des problèmes de coordination entre les nombreuses agences gouvernementales américaines mais aussi les comportements fautifs ou négligents d’employés fédéraux comme des contractants.

«Le gouvernement et les contractants doivent faire mieux»

L’armée américaine s’est énormément appuyée sur les contractants tiers, en particulier les sociétés de sécurité privées, au cours de la dernière décennie. [...]

20 Minutes.ch

Etats-Unis: Les républicains complètent la super-commission sur la dette

Des adversaires des hausses d’impôts et un proche allié du « tea party »: les républicains ont désigné mercredi des adversaires farouchement opposés au président américain pour siéger à la future commission bipartite chargée de trouver une réponse au problème de la dette.

Le chef de la minorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a désigné les sénateurs Jon Kyl, Pat Toomey et Rob Portman, tandis que le président républicain de la Chambre des représentants, John Boehner, a choisi Dave Camp, Fred Upton et Jeb Hensarling. Comme les trois élus désignés mardi par le chef de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, les choix des républicains sont basés sur l’expérience politique mais reflètent également un parti pris idéologique. M. Toomey est par exemple un ancien dirigeant de Wall Street proche du mouvement ultraconservateur du « tea party ».

Les six élus républicains ont en outre en commun d’avoir tous signé la promesse, rédigée par un groupe de pression opposé aux hausses d’impôts (Americans for Tax Reform), de voter contre tout projet de loi qui viserait à augmenter la pression fiscale sur le contribuable américain.

Si la commission, créée le 2 août dans le cadre de l’accord adopté in extremis au Congrès sur le relèvement du plafond de la dette, ne parvient pas à se mettre d’accord, ou si le Congrès n’adopte pas ses propositions, des coupes automatiques dans les dépenses militaires et de santé à hauteur de 1.200 milliards de dollars seront enclenchées.

El Watan

Bilan économique mondial du 1er semestre 2011

La Chine est confrontée d’une part, à une forte inflation et tente de la ralentir en montant ses taux, et d’autre part à une bulle immobilière qui ne cesse d’enfler et dont on sait qu’elle contribue largement au montant astronomique de créances pourries dans les banques évaluées autour de 540 MDS de $ soit 10 % du PIB. En outre, 2 000 des 3 000 MDS de réserve de change sont en dollar ce qui, du fait de la politique américaine, est devenue un véritable casse tête pour les autorités chinoises qui aimeraient bien se débarrasser de cette monnaie « fondante » mais qui ont du mal à trouver des acheteurs et des actifs de remplacement(pas le yen pas l’euro….).

Le Japon, déjà en récession avant la catastrophe du 11 mars, est à l’agonie depuis 20 ans, avec un endettement de 225 % avant le tremblement de terre et qui sera probablement de 250 % en 2012.

Ce taux d’endettement qui annihile toute croissance, n’est probablement plus absorbable par une population vieillissante. Il faudra donc aller sur les marchés internationaux où les investisseurs demanderont des taux plus élevés que les taux actuels (1,17 sur 10 ans). Les Japonais ne pourront alors plus payer, et là, fin de l’histoire…

Le Brésil est étranglé par la hausse des taux à plus de 12 % et par celle du real due à la défiance envers les autres monnaies qui pèse sur ses exportations.

La Grande Bretagne, coincée entre récession et inflation utilise la même recette que les américains, la fuite en avant, la planche à billet alors même qu’ils savent que c’est en pure perte puisque l’argent imprimé ne circule pas.

L’Europe, qui a pris une position dogmatique de sauvetage à tout prix de l’euro plutôt que de reconnaître qu’il a été mal conçu au départ, en essayant de gagner un peu de temps, nous enfonce dans la crise et rend la situation de moins en moins maîtrisable.

Les pays aujourd’hui en crise, l’Irlande, la Grèce, le Portugal, l’Espagne ne rembourseront jamais car ils sont structurellement incapables de générer une croissance suffisante pour faire face au coût et au remboursement de leurs dettes.

Combien de temps les peuples des pays en crise vont-ils accepter de se sacrifier sur l’hôtel idéologique d’un euro mal conçu par de petits fonctionnaires européens à la pensée étriquée, pour sauver des banques dont la seule fonction est de distribuer des bonus à ses dirigeants et de tondre leurs clients ? [...]

Yahoo Finance

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