Les consignes alimentaires du PSG : bio et halal

Le PSG, racheté par le Qatar, ne laisse rien au hasard. «Ouest-France» a dévoilé dans son édition d’hier les consignes que laisse le club de la capitale aux hôtels qu’il fréquente lors de ses déplacements. Un cahier des charges draconien.

Paris bannit ainsi de ses menus la margarine, la mayonnaise ou les fritures. Le chef qui accompagne l’effectif professionnel supervise également les équipes locales pour vérifier que les pâtes sont parfaitement al dente.

Le club demande que les viandes soient bio, les produits de la mer frais et que les œufs, bio également, soient pondus par des poules élevées en plein air. «Merci d’identifier et étiqueter chaque aliment du buffet afin que les joueurs puissent les identifier», indique également la note, qui précise : «Cinq de nos joueurs mangent exclusivement de la viande halal. Nous vous demandons de prévoir cinq portions de poulet halal et de bœuf halal pour notre séjour». La principale crainte du PSG semble être la consommation des légumes. […]

L’alcool est bien évidemment interdit lors des repas, mais le club demande aussi que les minibars des chambres soient uniquement fournis en eau, jus de fruit ou sodas. Les joueurs peuvent en revanche profiter de fruits frais et coupés disponibles à tout moment près de leur lit

Le Parisien (Merci à Shaka)

Etats-Unis : un tiers des poissons vendus avec une étiquette frauduleuse

Après le scandale de la viande de cheval, celui du poisson ? C’est la question qui se pose, après la publication, jeudi 21 février, d’une étude menée par l’ONG américaine Oceana révélant une fraude de grande ampleur portant sur les produits de la mer aux Etats-Unis, où un tiers des poissons consommés n’appartiennent pas à l’espèce que les clients avaient cru acheter.

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Cette vaste opération de substitution d’espèces prend plusieurs formes. On y retrouve des poissons d’élevage vendus comme des poissons sauvages, beaucoup plus coûteux (comme du pangasius vendu pour du mérou, de la sole ou de la morue). Des espèces surexploitées, vulnérables ou en péril vendues comme d’autres plus soutenables (par exemple du flétan de l’Atlantique à la place du flétan du Pacifique). Y figurent aussi des poissons déconseillés aux femmes enceintes et aux enfants par la FDA en raison de leur teneur élevée en mercure – comme le bar – commercialisés sous d’autres noms.

RESTAURANTS DE SUSHI ÉPINGLÉS

Au total, 44 % de tous les lieux de vente visités vendaient des poissons mal étiquetés. Dans le détail : les restaurants de sushi avaient le taux d’erreurs le plus élevé sur leur carte (74 %), suivi par d’autres restaurants (38 %) et les magasins d’alimentation (18 %).

« La chaîne mondiale d’approvisionnement des produits de la mer est des plus complexes et obscures, expliquent les chercheurs. Avec des inspections minimales du gouvernement fédéral, alors que les importations augmentent, et sans tests ADN tout au long de la chaîne d’approvisionnement, il est difficile de déterminer si la fraude s’est produite sur le bateau, pendant le traitement des poissons, au niveau du gros, lors de la vente au détail ou ailleurs. »

Le Monde

Viande de cheval : l’intermédiaire hollandais avait déjà vendu du faux halal

Dirigeant d’une société-écran chypriote, un homme d’affaires de Breda, aux Pays-Bas est au centre du scandale de vente de viande de cheval à la place de bœuf. En 2012, il avait déjà été condamné à neuf mois de prison ferme pour avoir vendu de la fausse viande halal à des grossistes français.

Après la France et la Roumanie, le scandale de la viande de cheval vendue pour du bœuf dans des lasagnes surgelées mis à jour par la société suédoise Findus s’oriente maintenant vers les Pays-Bas. Car c’est un homme d’affaires néerlandais, Jan Fasen, qui a servi d’intermédiaire entre les deux abattoirs roumains ayant fourni cette viande et la firme française Spanghero qui a approvisionné Comigel le fabricant des lasagnes contrefaites. Comme vient de le révéler le journal anglais « Mirror », la viande de cheval a d’abord été achetée par Draap Trading Limited, une société écran immatriculée à Limassol, dans l’île de Chypre, dont le directeur n’est autre que le néerlandais Fasen.
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Jan Fasen n’est pas un inconnu de la justice. Le 18 janvier 2012, il a été condamné à un an de prison, dont neuf mois fermes, par le tribunal de Breda, pour avoir vendu de la fausse viande de bœuf halal présentée comme d’origine allemande ou hollandaise qui était en fait de viande de cheval en provenance du Mexique, du Brésil ou du Canada.

Selon le jugement, que Paris Match a consulté, les faits se sont déroulés de septembre 2007 à juin 2009. Le tribunal a reproché au négociant d’avoir abusé plusieurs de ses clients – dont une société belge et deux société françaises (dont les noms n’ont pas été divulgués) –, en falsifiant des factures, des formulaires de traçabilité et des certificats halal.

Cette affaire, à l’époque, n’a pas été ébruitée en France.


Paris-Match

Viande de cheval, malbouffe : Périco Légasse se fâche !

Quelques passages marquants de l’émission « Mots croisés » où le journaliste Périco Légasse, grand amoureux de l’art culinaire français, tire à boulets rouges sur les causes politiques et structurelles qui ont amené la « mal-bouffe » et les différents scandales alimentaires :

Fraises chinoises contaminées : la Sodexo Allemagne s’excuse

La filiale allemande du groupe français Sodexo a présenté ses excuses vendredi soir pour avoir livré les fraises de Chine soupçonnées d’avoir déclenché l’épidémie de gastro-entérite qui a frappé quelque 10.000 écoliers allemands dans des cantines scolaires.

«Nous nous excusons auprès des enfants touchés et des familles, et espérons que les enfants vont mieux», écrit la Sodexo Allemagne.
La société envisage de «dédommager les familles touchées pour les désagréments occasionnés» et a promis de procéder à une sélection «plus rigoureuse» de ses fournisseurs.

«Le fait que nous connaissions à présent la cause présumée (de l’épidémie) nous permet de prendre les mesures appropriées.»

Des fraises de Chine sont soupçonnées d’avoir déclenché l’épidémie de gastro-entérite qui a frappé quelque 10.000 écoliers allemands d’intoxication alimentaire après un repas pris en cantine scolaire.

Le Parisien

Les Français fans de burgers et de kébabs

Plus de 710 millions de hamburgers et 280 millions de kébabs ont été engloutis en 2011 au détriment du cassoulet et du bœuf bourguignon.

L’appétit des Français pour ce symbole de la culture turque suffit à lui seul à démentir les récents incidents diplomatiques entre les deux pays. »

C’est l’une des conséquences de la crise et des changements de mode de vie, les Français sont de plus en plus nombreux à choisir un hamburger ou un kébab à l’heure du déjeuner. Il y a seulement quelques années, ces deux spécialités étaient associées à la malbouffe, et avaient une très mauvaise réputation au pays du cassoulet. L’un comme l’autre étant considérés comme des aliments diététiquement peu recommandables et de piètre qualité organoleptique.

Mais dans ce domaine, les goûts évoluent vite et durablement, guidés par des considérations économiques et l’évolution des modes de vie. Ainsi, la pizza que nos grands-parents ne dégustaient que très rarement est de loin, aujourd’hui le plat préféré des Français, qui en consomment plus que les Italiens eux-mêmes, à égalité avec les Américains. [...]

Challenges

(merci à Dzeta)

Il aurait trouvé une aiguille métallique dans sa viande hallal

Jeudi dernier, à Albertville, Majoub Ettabaai nous raconte avoir eu une bien mauvaise surprise pour son déjeuner.

En découpant son foie de bœuf (emballé sous vide, mention” produit frais”), acheté le matin même à l’hypermarché Géant de la ville, il affirme être tombé sur une aiguille métallique de 4 centimètres de long ! « On a tout jeté, même le deuxième foie acheté est parti à la poubelle, sans le toucher. J’étais stupéfait, dégoûté, », assure Majoub, toujours très remonté. (…)

Ledauphiné.com

Merci à Trencavel

 

Espagne : Des sociétés fabriquent du faux thon rouge avec… de la bétadine

Des sociétés espagnoles transforment artificiellement du thon commun en thon rouge. Une enquête est ouverte.

Plusieurs mareyeurs s’alarment de « pratiques frauduleuses sur le marché européen et français dans les longes de thon de mauvaise qualité ». Des transformateurs peu scrupuleux, notamment espagnols, fixent artificiellement la couleur du poisson avec des produits chimiques interdits, notamment de la bétadine.

Midi Libre

(Merci à Titi)

Québec : Les prisonniers mieux nourris que le québécois moyen

Boeuf stroganoff, poulet créole, porc hawaïen, brochette de saumon : plusieurs prisonniers québécois mangent mieux derrière les barreaux que le Québécois moyen dans sa cuisine.

Nourris aux frais de l’État au coût de 9,5 M$ par année, les prisonniers ont droit à des repas originaux et diversifiés que bien des Québécois n’ont pas les moyens de s’offrir ou le temps de se cuisiner. Les criminels incarcérés mangent à partir de menus variés préparés par des diététistes et respectant, pour la plupart, le guide alimentaire.

À la demande du Journal, la diététiste Isabelle Huot, docteure en nutrition, a analysé les menus des 18 centres de détention du Québec, obtenus du ministère de la Sécurité publique, par le biais de la loi d’accès à l’information.  De fait, elle a eu des surprises :

«Il y a des prisons où tu te dis: »Hein? ils mangent ça ? Wow !» Selon elle, de façon générale, les prisonniers du système provincial ont un meilleur bilan alimentaire que bien des Québécois.

Canoë

Alimentation : Les hausses de prix sont « inévitables »

La hausse des matières premières agricoles va être répercutée dès à présent sur les prix alimentaires. « C’était inévitable ». La hausse des matières premières agricoles depuis l’été dernier va faire valser les étiquettes dans les rayons. La grande distribution parle de hausses moyennes de 2%.

Il y aura nécessairement une répercussion de l’augmentation des prix des produits agricoles sur les prix alimentaires. Je ne prends personne par surprise, cela fait déjà plusieurs semaines que je le dis», avertit le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, à l’issue d’une table ronde qui a réuni tôt mercredi matin une vingtaine de représentants de la chaîne alimentaire : producteurs, industriels et distributeurs.

En aval, il en va de la survie des éleveurs dont la hausse du prix des céréales qui servent de base à l’alimentation animale a renchéri les coûts de productions de 40%.

Si leur prix de vente n’augmente pas, ce sont des milliers d’exploitants agricoles qui vont disparaître en France», a averti Bruno Le Maire.

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