L’Algérie se paie « Le Monde »

Un encart publicitaire à la gloire de l’État algérien, publié hier, fait quelques vagues au quotidien « Le Monde ».

Ça ressemble au Monde, c’est vendu avec, mais ça n’en a pas vraiment le goût. L’encart publicitaire à la gloire de l’État algérien a provoqué un petit scandale, hier, au sein de la rédaction du Monde, mise devant le fait accompli. La Société des rédacteurs proteste contre ce cahier spécial intitulé « Stratégies internationales« , qui « entretient la confusion avec une information journalistique indépendante », souligne-t-elle.

Il fallait en effet chausser de bons lorgnons pour traquer les mots « publi-communiqué » ainsi que la mention « la rédaction du Monde n’a pas participé à la réalisation de ce supplément », où l’on découvre une interview fleuve de « Son Excellence Monsieur Abdelaziz Bouteflika » par une certaine Marie Hourtoule, qui a créé Guidiplo, une sorte d’annuaire des ambassadeurs. Une agence de communication ayant reçu mandat de faire briller l’Algérie à l’occasion des 50 ans de son indépendance.

Évidemment, la crédibilité du journal fondé par Hubert Beuve-Méry en sort assez chahutée… D’autant plus que l’agence de presse algérienne APS a repris les propos de Bouteflika en les attribuant au Monde comme journal, alors qu’il aurait fallu les attribuer au Monde comme support publicitaire…

La direction du Monde a été, selon ses dires, flouée par l’agence de communication à l’origine de cette publicité. « Cette agence a fait sortir un communiqué prêtant cette interview au Monde, nous nous réservons toute possibilité de faire valoir nos droits si de tels agissements devaient à nouveau porter préjudice à l’intégrité et à l’indépendance de ses rédactions », indique la direction du Monde.

Le Point (Merci à TakeBeer ! OnVaAuBar!)

Pourquoi les Algériens n’aiment pas les bi

Les Franco-Algériens tiennent à garder leur double nationalité. Pour diverses raisons. Mais, cela ne va pas sans poser quelques difficultés relationnelles avec les «cousins», lorsqu’ils arrivent en Algérie. (…)

Le tout se fait cependant entre les siens, entre soi, entre intimes. En Algérie, les Merah ne sont pas tués, mais insultés dans le dos.

Les Algériens reprochent aux Français, dans le confort d’un élan ancestral d’être raciste envers les Algériens de là-bas, mais ils le sont eux-mêmes envers les leurs ici au pays.

C’est la logique de «notre âne est mieux que votre cheval», selon le proverbe. Traduire: on peut se permettre de les détester, entre nous, mais pas que vous les détestiez vous les Français. La raison? Psychologique, post-colonialiste, Nord-Sud, non-alignée ou autre. On peut creuser.  

«Ici ce n’est pas là-bas!», crie souvent le policier de circulation au jeune émigré qui conduit sa belle voiture de location.

 

Là-bas c’est la France où tout est permis, avec les droits de l’homme, SOS racisme, l’intégration ou la diversité. Ici c’est l’Algérie des Algériens qui n’aiment pas les étrangers, les colonisateurs, les gens venus par la mer et les gens différents et les gens trop riches ou les gens qui parlent mal algérien mais qui se prennent pour des Algériens.

Ceci pour le palier bas. Au palier moyen les Franco-Algériens ont cependant la cote des entreprises françaises ou européennes installées en Algérie. Ils sont la bonne solution pour le switch entre deux univers.

Du coup, ils sont mieux payés que leurs cousins algériens, mieux traités et ont accès à des postes meilleurs. Du coup, le racisme à l’emploi prend un autre sens.

Entre Algériens de souche et Algériens de France et d’Europe. Les binationaux, eux aussi, sont parfois mal vus, mais avec discrétion. Ils sont mieux cotés et «reviennent au pays parce qu’ils sentent l’argent, pas à cause du drapeau», dit la rancune populaire. (…)

Slate Afrique

2 juillet 1962 : l’Algérie est indépendante (Vidéos)

Le référendum d’autodétermination de l’Algérie est un référendum consacrant formellement l’indépendance de l’Algérie par rapport à la France. Il se déroule en Algérie le 1er juillet 1962 [...]

Les électeurs ont à se prononcer par « OUI » ou par « NON » sur la question suivante : « Voulez vous que l’Algérie devienne un État indépendant coopérant avec la France dans les conditions définies par les déclarations du 19 mars 1962 ? ».

Le « OUI » l’emporte par 99,72 % des suffrages exprimés. Le général de Gaulle reconnait l’indépendance de l’Algérie le 3 juillet, et celle-ci est proclamée en Algérie le 5 juillet 1962, pour coïncider avec la date du traité de capitulation du Dey Hussein en 1830 [...]

Certains considèrent que l’Algérie était indépendante dès le 2 juillet, c’est-à-dire dès la connaissance des résultats du scrutin d’autodétermination.

Wikipedia

Documentaire France 2 – Mots Croisés

_________________________________________

Archives INA du 2 juillet 1962 à Alger :

« Reportage à Alger le jour du vote au référendum sur l’autodétermination du 30 juin 1962.Scènes de la vie quotidienne dans le quartier européen et dans la casbah, rue pavoisée pour l’indépendance, défilé de jeunes recures du FLN, itw de pieds noirs attentistes sur la suite des évènements après le vote sur l’autodétermination « obligés d’en venir là », une femme très pessimiste sur le retour des Européens « pas du tout », ne sait pas si elle va rester à Bab El Oued »

_________________________________________

France 3 Régions – 2 juillet 2012 /
Nice: commémoration de la fin de la guerre d’Algérie

« 50 ans après la fin de la guerre d’Algérie, commémoration à Nice. Une cérémonie familiale: des pieds-noirs y ont amené leurs petits-enfants et arrière petits-enfants. »

Guerre d’Algérie : Daniel Goldberg (PS) demande à François Hollande de reconnaître la responsabilité de la France

Daniel Goldberg, député socialiste de Seine-Saint-Denis, a demandé à François Hollande de reconnaître «dans la forme qu’il juge appropriée», la responsabilité de la France dans les massacres du 8 mai 1945 et d’octobre 1961. Dans une lettre adressée au président français, le député estime qu’à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie, la France est appelée à s’exprimer sur ces événements douloureux pour «progresser dans la voie de la réconciliation».

«Aujourd’hui, la France pourrait saisir l’occasion de ce cinquantenaire pour s’exprimer enfin clairement sur certains des événements les plus douloureux de notre passé commun afin que nous progressions dans la voie d’une réconciliation encore inachevée», écrit‑il. […]

«Ma démarche ne procède pas d’une recherche de la repentance de notre pays, mais d’une reconnaissance des violences commises par les forces de l’ordre, une reconnaissance qui rende la France plus forte et plus unie, une reconnaissance qui rendra enfin collectivement hommage aux victimes et à leur mémoire et dont notre pays sera finalement grandi».

TSA

Relations algéro-françaises : «Nous devrons réclamer des indemnisations à la France»

Lors de sa visite effectuée, ce dimanche 01 juillet, dans la wilaya de Bouira, le secrétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidines, Said Abadou, se dit optimiste quant à «l’amélioration» des relations algéro-françaises avec l’arrivée de la gauche au pouvoir en France.

Nous aussi, nous devrons réclamer des indemnisations à la France, puisque eux-mêmes ont eu ce droit auprès des allemands. Même les chefs nazis ont été jugés.

«Les dernières déclarations du porte-parole du Quai d’Orsay du nouveau gouvernement français sont encourageantes, selon ce responsable, la France et l’Algérie doivent se traiter de la même manière, comme cela s’est fait entre la France et l’Allemagne», a-t-il déclaré. Said Abadou estime aussi que le moment est propice pour réclamer des indemnisations et aussi de juger les tortionnaires, surtout avec la nouvelle équipe qui siège actuellement à l’Elysée. [...]

M.Abadou a inauguré un centre ayant servi pour la torture lors de l’époque coloniale, à Thilioua, commune d’Ath Lakseur. Selon les témoignages des villageois, beaucoup de personnes y ont laissé leurs vies sous la torture.[...]

El Watan

Marocains expulsés d’Algérie : appel à des solutions « appropriées » et « urgentes »

Les participants à une conférence initiée, vendredi à Meknès, par l’association des Marocains expulsés d’Algérie, ont appelé à trouver des solutions appropriées et urgentes en vue de rétablir les familles refoulées dans leurs droits.

Les conférenciers ont également appelé à prendre toutes les mesures nécessaires pour résoudre ce problème qui n’a que trop duré.

Le 8 décembre 1975, les autorités algériennes avaient décidé d’expulser vers le Maroc quelque 45.000 familles marocaine (…)

Atlas info

L’indépendance de l’Algérie célébrée à Montluçon

Tandis que six millions d’Algériens se prononcent massivement pour l’indépendance, cet événement est fêté, quelques jours plus tard, à Montluçon, par plus de 600 musulmans.
http://img85.imageshack.us/img85/1766/739361.jpg

«Hier, à Montluçon, plus de 600 musulmans ont fêté l’indépendance de l’Algérie », titrait le journal Centre-Matin, dans son édition du vendredi 6 juillet. Ainsi, c’est au restaurant « Chez Marie-Louise », rue de Pasquis, « que les Algériens s’étaient donné rendez-vous pour le couscous traditionnel ». Certains étaient venus des communes environnantes et même des départements voisins, puisque quelques-uns arrivaient de Châteauroux.

Comme l’écrivait notre confrère de Centre-Matin, « sur la route de Dunlop, ce fut au cours de la matinée, un défilé inhabituel de piétons, de cycles, de voitures et de cars, tant et si bien qu’aux abords du restaurant des Algériens munis d’un brassard blanc et vert, s’étaient chargés eux-mêmes d’assurer la circulation, et il faut bien le dire, leur service d’ordre était impeccable ». (…)

La Montagne

Le Conseil constitutionnel va se prononcer sur l’héritage de la nationalité française par des Algériens

Le Conseil constitutionnel va dire vendredi si les héritiers des Algériens ayant acquis la citoyenneté française grâce à une ordonnance du 7 mars 1944 «relative au statut des Français musulmans d’Algérie» sont Français, 50 ans après l’indépendance de l’ex-colonie. Le Conseil doit rendre sa décision après avoir été saisi d’une Question prioritaire de constitutionnalité par un Algérien né en 1941, résidant encore dans son pays et revendiquant la nationalité française.

Les demandes de reconnaissance de la nationalité française par les Algériens, déposés dans les consulats, ont explosé depuis les années 1990, quand le pays a plongé dans des violences de grande ampleur. Elles ont donné lieu à des falsifications de documents.

Pour l’obtenir, cet homme aurait dû, selon une jurisprudence de la Cour de cassation, renoncer expressément au droit local pendant l’occupation coloniale ou en faire officiellement la demande au moment de l’indépendance.

Il conteste cette disposition résultant de l’ordonnance du 7 mars 1944 qui a permis à 60.000 musulmans «particulièrement méritants», dont son père décédé en 1946, d’obtenir la citoyenneté française.

«Cette faveur faite aux Algériens particulièrement méritants a dissuadé leurs enfants de faire une démarche en vue d’une conservation d’une nationalité française qu’ils croyaient acquise», a plaidé le 19 juin son avocat. […]

Alors que l’écrasante majorité des Algériens relevaient du droit civil local et de la loi musulmane pendant la colonisation (1830-1962), une petite minorité (70.000 personnes) avait acquis la citoyenneté française, grâce à trois textes.

L’ordonnance du 7 mars 1944 a permis à 60.000 musulmans, selon un représentant du gouvernement, d’avoir cette citoyenneté française. Mais, a-t-il souligné, une admission au droit commun «suppose une demande de l’intéressé impliquant une renonciation au droit local». [...]

El Watan

Emigrés d’Algérie: l’heure du retour au bled a sonné

Des immigrés algériens veulent contribuer au développement de leur pays d’origine.

Simple mouvement encore balbutiant ou véritable tendance de fond?

Depuis quelques mois, même quelques années, et de façon plus prégnante, depuis le début de la crise économique en Europe, les Algériens émigrés sont de plus en plus nombreux à effectuer le «voyage retour».

Difficile de faire le portrait-robot de ce «migrant à l’envers», dont le départ, volontaire, n’apparaît le plus souvent pas dans les statistiques. Le ministère de l’Intérieur français comptabilise, avant tout, les retours aidés et les expulsions.

Néanmoins, le baromètre annuel du ministère «Immigration et présence étrangère en France» donne quelques indications sur ce migrant: beaucoup d’hommes retraités et, fait nouveau, depuis quelques années, des jeunes, autant d’hommes que de femmes, entre 15 et 29 ans. (…)

Slate Afrique

Villepin : « La réconcialition avec l’Algérie est la clé »

Le Moyen-Orient change vite. Ne manquons pas cette transformation comme nos pays ont tardé à prendre conscience de l’élan de liberté des révolutions arabes. Il faut continuer à alerter tant sur la nécessité de soutenir ce souffle démocratique qui unit nos deux rives de la Méditerranée que sur celle d’éviter le basculement dans une tempête identitaire. [...]

Cela signifie des instances de coopération régionales, telles qu’une Union pour la Méditerranée réformée et revivifiée autour de la promotion de la démocratie et des droits humains. [...]

Dominique de Villepin dans Le Monde

Algérien connu des services de police français arrêté…en Suisse

L’histoire remonte au 15 février 2012. Un petit accident a lieu dans une station de lavage automobile situé au chemin du Foron à Thônex. Le conducteur d’une voiture immatriculée en France effectue une marche arrière assez brusque et heurte l’avant de la voiture d’un autre conducteur.

Au début, tout se passe bien. Les deux conducteurs sont d’accord pour remplir un constat à l’amiable. Pourtant, lorsque le conducteur lésé, ayant complété ses rubriques, remet son stylo au conducteur fautif, celui-ci jette le stylo et se met à l’insulter. Le chauffard remonte alors dans sa voiture et manque de percuter le conducteur lésé en quittant les lieux. Ce dernier dépose une plainte. Au poste de police, le conducteur lésé reconnaît le chauffard,

un homme d’origine algérienne de 58 ans bien connu des autorités françaises,

sur une planche photographique.

Il s’avère que l’homme est recherché pour différentes infractions à Genève, comme un vol à la tire, où il a utilisé une carte de crédit volée dans deux pharmacies pour un montant de plus de 1000 francs et a tenté de retirer de grandes sommes d’argent dans divers bancomats. Par ailleurs, l’individu conduisait sans permis valable.

L’histoire s’achève samedi dernier vers midi. Le lésé de l’accident reconnaît son chauffard dans un commerce situé rue Peillonnex à Chêne-Bourg. Il contacte la police, qui se rend rapidement sur les lieux et interpelle l’individu au 1er sous-sol du parking du centre commercial, juste devant la voiture recherchée dans l’affaire de l’accident.

Le prévenu, qui « fait l’objet d’une interdiction d’entrée en Suisse pour une durée indéterminée » selon le communiqué de la police, a reconnu une bonne partie des faits reprochés ci-dessus.

Tribune de Genève