Le métis est l’aryen du 21ème siècle

« Cette victoire d’Obama c’est une victoire sur l’extrême droite, une victoire sur le racisme dans le monde entier », Bernard Kouchner. C’est reparti. Texte écrit il y a 4 ans, toujours d’actualité.

« Enfin un Noir président ! », « Obama ? J’suis heureux qu’il soit élu parce qu’il est noir », « Barack Obama est plus apte que les autres car il porte dans ses gènes une diversité qui forcément le fait appartenir à tous les continents, et ne peut que le guider vers une politique de paix ». Unanimité totale des Noirs, des Blancs, des Jaunes, des journalistes qui commencent tous leur JT par « Obama, premier président noir américain »…

Ils vivent l’extase. Ça y est. Un homme noir est à la tête d’une grande nation occidentale. C’est merveilleux. C’est même le début de la paix dans le monde. C’est unanime : le Nègre est l’avenir de l’Homme. Leur bonheur est total. Obama est peut-être ce qui peut nous arriver de mieux. Son aventure et surtout les réactions qu’elle a produites nous démontrent une bonne fois pour toutes la grande victoire de la race.

Ces occidentaux qui bandent devant l’épiderme mélaniné d’Obama sont des esclaves. En prétendant évacuer la race, ils ont créé la plus racialiste des époques. Ils ont jeté la croix gammée loin, très loin, elle leur est revenue en pleine gueule comme un boomerang. Ils ont mis sur pieds la mécanique d’un suicide blanc. Un monde où le bronzé est la finalité de toutes les finalités. Il est ontologiquement supérieur. Il est ce vers quoi nous devons tous tendre, ce vers quoi l’univers lui-même doit converger. Il est l’ultime idole des nouveaux inquisiteurs.

Ces gens ne sont en rien affranchis de la race, ils sont au contraire obsédés par elle. Ils se réjouissent ici et là de leur propre disparition.

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L’antiracisme n’existe pas

L’évacuation d’un campement de Roms à Marseille par des riverains n’a rien de raciste, selon le journaliste José d’Arrigo, puisque « ce ne sont pas des Européens qui ont fait ça ». Cette phrase, prononcée lors d’une émission du service public, n’a provoqué aucun scandale. Zemmour parlant de Noirs et d’Arabes c’est offensant, c’est un appel à la haine raciale qui mérite une condamnation, en revanche dire que seuls les Blancs peuvent être racistes ça n’a rien d’offensant, ça ne révèle pas de haine raciale du tout. Comment voulez-vous que ce soit un propos raciste, puisqu’il vise les Européens ?

Des trucs comme ça il y en a des milliers chaque jour. Inutile d’en faire ici un énième catalogue, il suffit de lire entre autre ce blog. Des envolées lyriques et raciales d’un Mélenchon aux réactions à l’élection d’Obama, l’hostilité envers les Blancs est omniprésente, pas besoin du « pain au chocolat ». Et il ne s’agit pas que des « médias », ce climat se retrouve aussi bien sur les plateaux-télé que dans la France d’en bas. Il ne se passe plus un repas sans entendre au moins trois énormités racistes qui passent comme une lettre à la poste.

Se retenir d’intervenir, tenter de ne pas écouter, pour ne pas bondir de colère et passer pour un fou aux yeux des véritables fous. Ce qu’ils disent leur parait normal, naturel. J’ai l’impression d’etre un Juif dans un diner de l’Allemagne des années 30, et eux reprennent du dessert. J’ai le souvenir d’une vidéo sur le net, une expérience menée par des psychologues américains, dans laquelle on voit des enfants noirs face à une poupée blanche et une poupée noire affirmant que la poupée belle et gentille c’est la Blanche, et la poupée laide et méchante c’est la Noire. C’est censé démontrer la puissance des stéréotypes raciaux et de l’influence de la société sur la construction de soi. Je crois que l’on pourrait tourner des documentaires entiers sur ces familles blanches qui se plaisent à vomir leur propre « race » matin, midi et soir.

Parfois je me demande comment on en est arrivé là. L’utilisation ad nauseam du « devoir de mémoire », de l’imagerie nazie injectée au fond des yeux à des fins politiques, détruisant ainsi toute possibilité d’oubli, c’est-à-dire de vie. Kubrick avait une piste de ce coté-là. « Une telle connerie dépasse l’homme. Une hébétude si fantastique démasque un instinct de mort, une pesanteur au charnier, une perversion mutilante que rien ne saurait expliquer , sinon que les temps sont venus, que le Diable nous appréhende, que le Destin s’accomplit » : Céline était, lui, encore plus définitif. Difficile de se relever d’une phrase comme celle-là. Je ne sais pas. Ce que je sais en tout cas, c’est que l’antiracisme n’existe pas.

Ce qui pouvait se faire passer pour une bonté d’âme au départ ne fait plus aucun doute aujourd’hui, car nous sommes pour toujours passés du principe à l’idéologie. De la méfiance envers la hiérarchisation des races à la méfiance envers une race en particulier, quand-bien même celles-ci n’existeraient pas scientifiquement, le fait est qu’elles existent pour les gens, puisque personne ne réagit de la même façon face à une situation selon que l’individu impliqué soit blanc ou non. Quelqu’un qui serait vraiment au-dessus des considérations raciales ne prendrait pas la race en compte. Placé devant un heurt entre un Noir et un Blanc, ne sachant rien de ce qui vient d’arriver, il ne saurait pas dire qui est coupable. L’antiraciste, lui, soupçonne le Blanc a priori. S’il voit l’image d’un enfant noir et d’un enfant blanc riant ensemble et jouant au ballon, l’antiraciste sera ému quand l’image de deux gosses tous les deux blancs ne lui fera rien. Ces gens ne voient pas le monde sans les races, ils ne le voient au contraire qu’à travers elles.

Celui qui serait indifférent à la notion de race, celui-là pourrait être appelé « araciste », mais certainement pas « antiraciste ». Les mots ont un sens. Étymologiquement, le préfixe privatif nous venant du grec est le « a ». Moral, amoral. Gnostique, agnostique. Ce que nous appelons « antiracisme » n’est pas plus l’absence de racisme que l’antisymétrie n’est une absence de symétrie. L’antisymétrie est une symétrie inversée. Je vous laisse déduire ce qu’est l’antiracisme. Une idéologie qui comme toutes les autres contient ses préjugés, son langage, son déni du réel et surtout : son ennemi éternel. En l’occurrence le Blanc.

L’antiracisme n’existe pas, même chez les plus « sincères ». S’il s’agissait à la base d’équilibrer les choses, et donc de prendre parti momentanément pour les « dominés » contre les « dominants », cela veut bien dire qu’il y avait prise en compte des origines, même pour la « bonne cause ». Le fameux « Vous avez pillé, c’est un juste retour des choses ». Cette sentence, pleine de haine, je fais l’effort de la prendre froidement. Ok, admettons. Sauf que cela encourage à tous les raccourcis historiques, à toutes les simplifications, à tous les mensonges. Concrètement c’est ce qui s’est passé, ce qui se passe chaque jour. Je ne vais pas revenir sur la traite négrière des Arabo-musulmans bien plus longue et massive que celle des Blancs dont personne ne parle jamais, je ne m’attarderai pas sur ces millions de petits réflexes qui éloignent du vrai, tout ça s’est imprégné jusqu’au fond des mots et c’est à ça que l’on reconnait un totalitarisme, à sa douceur, des énormités jusqu’aux plus petits détails, cet endroit où le Diable se cache selon la maxime populaire. Tout le monde sait de quoi il s’agit : proposer une histoire unilatérale qui n’a plus d’histoire que le nom, car c’est en réalité une doctrine. Une grille de lecture est comme toutes les autres grilles, restez derrière et vous resterez en prison. Tout combat a besoin d’une propagande. Et pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris, l’antiracisme n’a rien d’un effort de paix c’est une déclaration de guerre.

Il n’y a pas de souffle universaliste dans ce phénomène. On attaque le dominant, un dominant essentialisé pour mieux le détester : le Blanc. Mais domine-t-il encore par ici ? Lynché quotidiennement, médiatiquement et physiquement, que reste-t-il du Grand Méchant Blanc ? On l’avait deviné : personne ne voulait faire descendre le Blanc de sa position de « dominant », mais le jeter à terre et le rouer de coups jusqu’à ce qu’il en crève. En vérité la tendance s’inverse, et c’était inéluctable. Personne ne lutte pour l’égalité car en réalité, derrière les discours et les idées, tout est rapport de forces, et ceux qui prétendent ramener un « équilibre » ne veulent rien d’autre que renverser ce rapport. Tout instinct « égalitaire » est en réalité un instinct dominateur, comme n’importe quel instinct. Alors il ne faut plus dire aux Européens « Voulez-vous d’un monde plus juste et égalitaire ? » mais « Voulez-vous être le punching ball du ressentiment de tous les autres, dans un monde sans plus de justice que celui d’avant, qui rêve à l’idée de vous voir disparaître ? », et les choses seront plus claires.

Définitivement, l’antiracisme n’existe pas.

source : Les heures les plus claires