Editorial du Monde sur la “prolifération de contenus fallacieux ou tendancieux” et sur le nouvel outil numérique du quotidien : le Décodex.
Notre objectif n’est nullement d’orienter le débat public : nous souhaitons contribuer à le stimuler en le préservant mieux de ceux qui cherchent à l’étouffer par la prolifération de contenus fallacieux ou tendancieux.

Sans ces faits, aucune discussion n’est possible, aucune opinion n’est fondée. Les journalistes ont pour utilité sociale de les établir, grâce à leur savoir-faire professionnel : les techniques d’enquête, la vérification et le recoupement des informations obtenues, la précision des sources, la recherche du contradictoire, la séparation du factuel et du commentaire. En éclairant de cette manière les citoyens, ils contribuent au fonctionnement de la démocratie.
Au Monde, nous n’avons jamais renoncé à cette bataille des faits. Nous avons toujours considéré qu’une grande rédaction, alimentant à la fois un quotidien et un site généralistes, se devait chaque jour de révéler, de vérifier, de hiérarchiser et de mettre en perspective des informations. Avec la révolution numérique, nous nous sommes donné les moyens non seulement de rechercher ces faits, mais aussi de les défendre. […]
En cette nouvelle année électorale, nous mettons donc à la disposition de nos lecteurs un nouvel outil numérique : le Décodex. Celui-ci leur permettra de se faire une idée plus précise de la fiabilité des sites sur lesquels ils s’informent, dans un univers numérique où la traçabilité des informations est souvent confuse, voire sciemment brouillée. Sa mise en ligne s’accompagnera de la diffusion de formats pédagogiques qui pourront donner à chacun de bonnes pratiques dans la vérification de ses sources d’information. […]





