La Commission européenne a lancé le nouveau cycle annuel de gestion de la migration pour 2027. Le dispositif repose sur un mécanisme permanent et obligatoire de solidarité entre les États membres.
La Grèce, l’Espagne, Chypre et l’Italie sont considérées comme étant sous pression migratoire et pourront bénéficier du « pool de solidarité » européen.
La France figure, avec quatorze autres pays, parmi les États considérés comme « à risque de pression migratoire ». Cette catégorie peut notamment tenir compte du nombre d’arrivées irrégulières, des mouvements secondaires non autorisés, des demandes d’asile ou encore du nombre de bénéficiaires d’une protection temporaire.
Dans le cadre du mécanisme, tous les États membres doivent contribuer en fonction de leur population et de leur PIB. Ils pourront toutefois choisir la forme de cette contribution : relocalisation de demandeurs d’asile, prise en charge de dossiers, contribution financière, aide matérielle ou opérationnelle, ou une combinaison de ces mesures.
La législation européenne prévoit qu’au niveau de l’Union, la Commission propose chaque année au minimum l’équivalent de 30 000 relocalisations et 600 millions d’euros de contributions financières. La répartition exacte pour 2027 n’est pas encore publique : elle devra être arrêtée par le Conseil.
Une fois la décision adoptée, les contributions nationales deviendront publiques et juridiquement contraignantes.
Sources : Commission européenne ; Commission européenne — mécanisme de solidarité.
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