En France métropolitaine, 9,8 millions de personnes vivaient en 2024 sous le seuil de pauvreté monétaire, soit 15,4 % de la population mesurée par l’Insee. Ce taux, inchangé par rapport à 2023, reste à son niveau le plus élevé depuis le début de la série statistique comparable, en 1996. Le Monde revient sur cette progression de la pauvreté observée au cours des dernières décennies dans une analyse publiée le 5 novembre 2026.
Un seuil fixé à 1 337 euros mensuels pour une personne seule
Le seuil de pauvreté retenu par l’Insee correspond à 60 % du niveau de vie médian. Pour l’année 2024, il s’établissait à 1 337 euros par mois pour une personne seule, et environ 2 807 euros pour un couple avec deux enfants de moins de 14 ans. Ces montants reflètent la composition du ménage et la méthode de calcul statistique.
Sur le long terme, la proportion de ménages pauvres a augmenté depuis le milieu des années 2000. Les dernières données disponibles ne montrent toutefois pas de nouvelle hausse entre 2023 et 2024 : le taux se stabilise, mais à un niveau historiquement élevé.
Des situations particulièrement difficiles pour certains ménages
Les personnes sans emploi et les familles monoparentales figurent parmi les catégories les plus exposées. La pauvreté monétaire s’accompagne souvent de difficultés matérielles : dépenses de logement, alimentation, accès aux soins ou contraintes de transport.
L’indicateur de 9,8 millions porte sur les personnes vivant dans un logement ordinaire en France métropolitaine. Il ne couvre pas directement tous les habitants des départements d’outre-mer ni certaines personnes sans domicile.
Sources : Le Monde, 5 novembre 2026 ; Insee, « Niveau de vie et pauvreté en 2024 », juillet 2026.
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