«Un événement sans précédent dans l’histoire de notre nation.» Magistrate à Ceuta depuis 2020, Silvia Rojas affirme dans la presse espagnole que la ville est confrontée à une «augmentation exponentielle» de ces crimes depuis l’arrivée des migrants.
«Un événement sans précédent dans l’histoire de notre nation.» C’est en ces termes que la procureur de Ceuta, Silvia Rojas, qualifie la crise migratoire à laquelle est confrontée cette enclave espagnole. À la fin du mois de juillet, 70.000 migrants sont entrés sur ce territoire autonome situé sur le continent africain, à la frontière avec le Maroc. Un mois plus tard, entre 5000 et 10.000 migrants sont toujours sur place, selon les différents chiffres avancés par les autorités.
Pour la magistrate, qui était déjà en poste lors de la crise de 2021, cette nouvelle vague migratoire est sans commune mesure avec la précédente. «N’oubliez pas que Ceuta est une petite ville d’environ 80.000 habitants, et que le nombre estimé de personnes y entrant avoisine les 70.000, ce qui signifie qu’un territoire a en quelque sorte empiété sur un autre. C’est un événement inédit.» Cet afflux soudain a provoqué «l’effondrement de la plupart de nos services», explique-t-elle. «Les services de protection de l’enfance sont débordés. Mais ce n’est pas tout. Le système de santé, le système éducatif… Ceuta est au bord du gouffre (…).»


