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Une conductrice et une médiatrice de la T2C ont été violemment agressées mardi 24 juin au soir dans un bus. Les deux salariées sont toujours en arrêt de travail. Si la direction confirme des faits d’une rare violence, aucun communiqué n’a été diffusé et les syndicats sont restés discrets. Pourquoi un tel silence ?

Il est un peu plus de 20 heures lorsqu’un bus, qui rentre au dépôt, devient le théâtre d’une scène d’une violence extrême. Richard Peyrin, le directeur général de la régie, confirme les informations. « Depuis que je suis à la tête du SMTC, il y a cinq ans, c’est sans doute l’agression la plus grave que j’aie eu à connaître », confie-t-il. Une déclaration qui mesure le caractère exceptionnel de cette affaire.

Alors, pourquoi personne ou presque n’en a-t-il entendu parler ? Ni communiqué public, ni prise de parole officielle, ni mouvement de protestation. Même les organisations syndicales sont restées étonnamment discrètes. Un silence qui surprend jusque dans les rangs des salariés. La direction assure pourtant que les représentants du personnel ont bien été informés dès le lendemain matin, lors du comité santé, sécurité et conditions de travail, et qu’une note interne a circulé auprès des agents. 

Du côté de la CGT, on confirme avoir suivi le dossier, sans pour autant avoir fait jouer un quelconque droit de retrait. « Ce type d’agression physique reste très rare sur le réseau. Ce que nous rencontrons le plus souvent, ce sont des agressions verbales », analyse Romain Cusco, représentant CGT. Pour le syndicat, il s’agit d’un « acte isolé, sans commune mesure avec le quotidien des conducteurs clermontois ».

Le Parisien

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