13/06/2026
Un premier groupe de Nigérians a atterri, jeudi 11 juin 2026 dans la matinée à Lagos, capitale économique du Nigeria. Ils ont été rapatriés d’Afrique du Sud après une montée des violences xénophobes dans la Nation arc-en-ciel. Ce groupe était composé de 258 personnes, en majorité des femmes et des enfants. Certains d’entre eux n’ont jamais connu le Nigeria et ont tout à reconstruire.
« Nous sommes de retour à la maison », scandent certains passagers à la descente de l’avion, le poing en l’air et toujours emmitouflés dans des vêtements chauds adaptés à l’hiver sud-africain.
[…]L’Afrique du Sud a connu des épisodes récurrents de violences anti-immigrants, mais les manifestations se sont intensifiées cette année et des milices autoproclamées ont ordonné aux étrangers sans papiers de quitter le pays d’ici au 30 juin. Des ressortissants étrangers ont témoigné avoir été intimidés et battus par des foules allant de porte en porte pour leur ordonner de partir avant cette date.
[…]Selon les autorités sud-africains, tous ces passagers se trouvaient illégalement dans le pays et seront interdits de séjour pendant au moins cinq ans.
“Maintenant, j’ai l’impression d’être libre, mais en même temps, je ne sais pas à quoi m’attendre”, s’inquiète la jeune femme qui n’est pas rentrée au Nigeria depuis qu’elle était enfant.
Le gouvernement nigérian a annoncé faire un don d’un million de nairas (environ 630 euros) à chaque Nigérian rapatrié.
[…]05/06/2026
Les tensions autour de la présence d’étrangers en situation irrégulière continuent d’alimenter des violences dans certaines régions d’Afrique du Sud pic.twitter.com/tQ2JNCS5Xi
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) June 5, 2026
Violences xénophobes en Afrique du Sud : le Mozambique indique que cinq de ses ressortissants ont été tués (AFP)
Après le Nigeria, c’est au tour du Ghana de rapatrier près de 300 ressortissants résidant en Afrique du Sud en raison des violences racistes qui se multiplient. Des actes xénophobes qui entachent l’aura panafricaniste de Pretoria, estime la presse régionale (Le Temps)



