Au lendemain de la victoire du PSG en Ligue des champions, plusieurs commerces du centre-ville de Dole ont découvert les dégâts. Vitrines brisées, terrasses renversées, franchises d’assurance à payer : un premier bilan fait état de plusieurs milliers d’euros de préjudice.
Parmi les établissements touchés figurent notamment La Reine Tricote, Or en Cash, Mise au Green, Le Clavelin, Optique Lamy et Le Parisien. Un peu moins d’une dizaine de vitrines auraient été concernées, ainsi que celles de deux particuliers. À RougeGorge, une grande fissure marque désormais la devanture du magasin. Au Clavelin, le préjudice est évalué à 10 000 euros, avec 2 000 euros de franchise à la charge du patron, Lilian Rampin. À La Reine Tricote, la porte vitrée a volé en éclats et a été remplacée par une planche.
Plusieurs commerçants témoignent de leur colère et de leur inquiétude. « Ça fout les boules, c’est gratuit, c’est bête », déplore Aurélia Carrales, gérante de RougeGorge, dont c’était le premier jour en tant que gérante. « C’est la première fois qu’on voit des casseurs à Dole », souligne Rémy Mermoz, après avoir vu les fauteurs de troubles « jouer au chat et à la souris avec la police » pendant une heure et demie.
La Ville affirme que le match avait été identifié comme un enjeu de sécurité. Selon Valentin Biletic, directeur de cabinet du maire de Dole, le Centre de supervision urbain a été activé avant la fin du match pour suivre les agissements du groupe de casseurs. « À ce jour, il n’y a eu aucune interpellation », précise-t-il, tout en indiquant que la consigne est désormais d’identifier un maximum d’auteurs grâce à la vidéosurveillance. « Les scènes auxquelles on a assisté sont intolérables, c’est tout sauf du sport », ajoute-t-il.
À quelques jours de la Coupe du monde des clubs, les commerçants redoutent de nouveaux incidents. Certains envisagent de barricader leur boutique, de demander un vigile ou de rentrer les tables et les chaises à la fermeture.





