Le ministère américain de la Justice a fait savoir aux autorités judiciaires françaises qu’il ne collaborerait pas à leur enquête sur X, la plateforme d’Elon Musk, à la suite d’une perquisition effectuée plus tôt cette année dans les locaux parisiens de la plateforme de réseaux sociaux.
Dans une lettre de deux pages datée de vendredi, le Bureau des affaires internationales du ministère américain de la Justice a accusé les autorités françaises d’utiliser de manière inappropriée leur système judiciaire pour s’ingérer dans les affaires d’une entreprise américaine.
« Cette enquête vise à utiliser le système pénal français pour contrôler un espace public dédié à la libre expression des idées et des opinions, d’une manière contraire au premier amendement de la Constitution des États-Unis », indique la lettre, consultée par le Wall Street Journal.
La lettre indique également que les demandes d’assistance adressées par la France aux États-Unis « constituent une tentative d’impliquer les États-Unis dans une procédure pénale à caractère politique visant à réglementer à tort, par le biais de poursuites, les activités commerciales d’une plateforme de réseaux sociaux ».
Le ministère américain de la Justice a confirmé avoir envoyé cette lettre. Les autorités françaises n’ont pas répondu à une demande de commentaires.
[…]



