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Résumé :

Cet article examine les réactions sur la fécondité et l’offre de travail à une réforme politique française de 2014 qui a consisté à conditionner le montant des allocations familiales au revenu des ménages. En utilisant un modèle de discontinuité de régression et des données administratives françaises sur le revenu, on constate que la restriction des critères d’éligibilité aux allocations familiales diminue la fécondité des ménages les plus riches. Les résultats soulignent également que le fait de recevoir la moitié du montant des allocations ou de ne pas en recevoir du tout entraîne une augmentation de l’offre de travail des hommes et des femmes par le biais d’une augmentation du nombre d’heures supplémentaires. La variation implicite du revenu du travail, due à une augmentation du nombre d’heures de travail hebdomadaires, est comparable à la réduction en euros des allocations. Des analyses de régression auxiliaires montrent que la baisse de fécondité reflète une diminution de la probabilité d’avoir un enfant supplémentaire pour les parents plutôt que de la probabilité de devenir parents pour les ménages sans enfants.

Lien vers l’étude.

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