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L’État est il vraiment en train de faire place nette dans les rues de Paris avant les Jeux olympiques ? C’est ce que dénoncent certaines associations, alors que 1 600 migrants ont été dirigés vers d’autres régions françaises depuis la mi-mars et la mise en place de ce dispositif lancé il y a tout juste six mois.

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A l’issue de ces trois semaines, certains de ces migrants vont dans des centres pour demandeurs d’asile, d’autres, très peu, trouvent des logements. En fait, deux points posent problème. D’abord, une grande partie s’évapore, ne reste pas dans le dispositif : 40% à Bordeaux partent sans que l’on sache ce qu’ils deviennent. C’est 20% au niveau national. Des personnes qui, selon la préfecture et les associations, retournent très certainement à Paris où ils ont des connaissances et des opportunités de travail au noir. L’autre problème que soulèvent les élus locaux, c’est que plus de la moitié de ces migrants, une fois qu’ils sont partis du sas, se retrouvent dans des centres d’hébergement d’urgence, dans des villes déjà saturées. Harmonie Lecerf-Meunier est adjointe écologiste à la mairie de Bordeaux, en charge des solidarités.  “À Bordeaux, on est saturés, sur-saturés… Des associations ont fait une étude avec huissier : pendant plusieurs jours, plusieurs semaines, ils ont suivi avec un huissier des maraudes. À chaque appel du 115, ils avaient 100% de réponse : ‘Nous n’avons pas de places’. On a des familles à la rue, on a des enfants à la rue, on a des bidonvilles, des squats. De toute façon, à Bordeaux, on ne peut pas accueillir plus de personnes.” 

Toutes ces villes concernées, tout comme les associations, sont favorables à la solidarité des territoires. Mais elles demandent au gouvernement de créer des places d’hébergement d’urgence, au risque de déplacer un problème de Paris vers les autres villes françaises.

France TV


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