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La France a passé la barre du demi-million de réfugiés, selon le rapport 2022 de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides. « La population sous protection de l’Ofpra est ainsi estimée au 31 décembre 2022 à 547 102 personnes », selon cet organisme. Les réfugiés afghans sont en tête des demandes, suivis de ceux en provenance du Bangladesh, de Turquie et de Géorgie.

L’Office français de protection des réfugiés et apatrides a publié son rapport d’activité 2022, lundi 3 juillet 2023. Un document de près de 150 pages qui présente « l’état de la demande d’asile en France en 2022 ». Voici ce qu’il faut retenir de ce rapport. Sur 131 254 demandes formulées en 2022, en hausse de 27 % sur un an, quasiment au niveau de 2019 (année pré-Covid), 56 000 demandes d’asile ont été acceptées, soit 42 %.

Ces réfugiés « ont été nouvellement placées sous la protection » de la France, que ce soit après une décision en première instance de l’Ofpra ou en appel auprès de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), précise l’AFP.

Pour la cinquième année consécutive, ce sont les ressortissants afghans qui ont le plus sollicité l’asile en France. Ils représentent 17 000 des 131 000 demandes déposées, une tendance qui s’est encore accentuée depuis le retour au pouvoir à l’été 2021 des talibans (+37 % entre 2021 et 2022).

Suivent les réfugiés du Bangladesh, de Turquie et de Géorgie, qui représentent chacun 7 % du total des demandes. Les demandes d’asile en provenance de Russie ont bondi de 75 % (avec 2 617 demandes), conséquence du conflit en Ukraine, dont les ressortissants bénéficient eux d’une « protection temporaire » .

Leur part diminue légèrement mais les hommes restent majoritaires. Les primo-demandeurs de protection internationale sont de sexe masculin à 63,9 %. Les majeurs représentent 74,1 % du total des primo-demandeurs, selon l’Ofpra, qui n’a recensé que 980 demandes d’asile de mineurs non accompagnés. Quasiment un demandeur sur deux est célibataire.

Au moment où le gouvernement planche sur un nouveau projet de loi immigration, dont l’un des objectifs principaux est la réduction des délais de traitement des demandes d’asile afin d’expulser plus rapidement les déboutés, l’Ofpra s’enorgueillit d’un délai de décision quasiment divisé par deux en un an : 159 jours (cinq mois) en 2022, 261 jours en 2021.

L’organisme, dont trois décisions sur dix sont positives (29 %, +3 points comparé à 2021), a « non seulement absorbé le flux annuel de demandes, mais aussi poursuivi la résorption du stock », se félicite Jean-François Monteils, président du conseil d’administration de l’office, dans le rapport.

Ouest France

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