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26/02/23

Après l’embrasement volontaire des locaux de la mairie de proximité installés dans l’Espace socioculturel du Grand Ouest (Esgo) de Nevers vendredi 24 février, énième exaction commise contre cette structure, le maire de Nevers et le préfet de la Nièvre sont venus ce samedi à la rencontre des habitants et usagers. Pour les assurer que force restera au droit.

Les locaux de la mairie de proximité de la Grande-Pâture, intégrés à l’Espace socioculturel du Grand Ouest de Nevers (Esgo) ne sont plus que décombres noircis par l’incendie volontaire du vendredi soir.

“C’est incompréhensible, irrationnel ! Ce sont des gens qui n’ont pas de cerveau ! Vouloir dégrader un équipement public, fait pour les gens, pour qu’ils se réunissent, qu’ils prennent des cours de danse, qu’ils pratiquent des activités associatives… Le centre social crée de l’animation dans le quartier. La mairie de proximité, elle, est au service des gens, rien d’autre. Ces personnes ne comprennent pas la vie en société. Notre premier objectif est de les trouver, et qu’ils assument, devant la justice, leurs faits.”

(…) Lors des échanges avec les Neversois présents, excédés, préoccupés et inquiets, le préfet a aussi invité les habitants à témoigner et à faire part de leurs informations à la police. Pour illustrer cet appel à participation, Daniel Barnier a regretté que les enquêtes judiciaires en cours sur les dégradations précédentes contre l’Esgo et ses personnels, n’ont bénéficié d’aucun témoignage. “Certains ont pu être menacés, il faut qu’ils le fassent savoir.”

Côté monde associatif, Jean-Claude Cluzeau, président de la Maison des Montôts et ses 160 adhérents, présents ordinairement trois après-midi par semaine, se trouvent désormais privés des activités de jeux, aquarelles, scrabble. Ce sont pour la plupart des personnes d’un certain âge, parfois des personnes seules, qui se rassemblent, ne serait-ce que pour jouer aux cartes. “Nous formons un lien social indispensable. Je suis venu pour exprimer notre inquiétude et dire que nous espérons que la Ville ne tarde pas à trouver d’autres lieux pour nous permettre de continuer nos activités.”

Un souhait qu’a voulu conforter Denis Thuriot d’un volontariste : “Il n’y aura pas de zone de non-droit dans Nevers !”

Le JDC

(Merci à Jérôme Lambert)


24/01/23

La voiture du directeur de l’Esgo de Nevers a été brûlée, lundi 23 janvier, au soir. Énième acte de délinquance contre cet établissement et son personnel. L’incendie de trop ! L’Esgo est fermé pour une durée inconnue.

(…) “Un maximum a été atteint”, déplorent les responsables du site. L’Espace est la cible, depuis près de deux ans, “de cambriolages, de dégradations du bâtiment, de menaces à l’encontre des agents et de vandalisme sur leurs véhicules personnels”, exposent-ils, sous le choc, au lendemain de cet incendie. “Cette spirale de violence […] ne cesse de croître”, s’agacent-ils.

Les quinze salariés “ont décidé, ce jour (NDLR, mardi 24 janvier), d’exercer leur droit de retrait jusqu’à ce que des garanties leur soient apportées et qu’ils puissent reprendre le travail en toute quiétude”, préviennent les responsables. Toute l’équipe s’interroge sur les motivations des délinquants alors que l’Esgo poursuit pour seuls objectifs “d’apporter des services aux habitants du Grand Ouest de Nevers, de leur offrir des activités et, dans le respect, l’écoute et la tolérance, de renforcer le lien social”.

Le directeur avait déjà été visé en juillet 2022. Trois éducateurs aussi. Ils avaient subi insultes, paroles calomnieuses, menaces à caractère raciste, actes de dégradations sur leurs véhicules. “Sale blanc” avait été écrit à la pointe sur la carrosserie de l’automobile du directeur, stationnée sur le parking.

Le JDC

(Merci à Jérôme Lambert)


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