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[Titre de l’article du Monde : “A New York, le cannabis a un parfum de revanche”]

Près de deux ans après avoir légalisé l’usage récréatif de la marijuana, l’Etat de New York a décidé d’en autoriser la commercialisation. Mais les seuls, pour le moment, à pouvoir prétendre à l’obtention de cette licence doivent posséder un casier judiciaire lié à cette drogue. Une façon pour les autorités de lutter contre les discriminations en favorisant les communautés touchées par des décennies de prohibition.

Matthew Robinson n’en revient toujours pas. « C’est comme si j’avais gagné au loto ! », s’enflamme cet Afro-Américain de 37 ans. Un large sourire éclaire son visage, souvent empreint de gravité. La vie de cet ancien dealeur a basculé il y a quelques semaines quand il a appris qu’il pourrait vendre légalement du cannabis. Depuis, tout va à cent à l’heure.

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L’idée est de retarder l’arrivée sur le marché des grands groupes déjà implantés dans ce secteur dans d’autres Etats pour donner la priorité – dans un premier temps – à ceux qui ont été touchés « de manière disproportionnée » par des décennies de prohibition du cannabis. L’Etat de New York estime que la criminalisation a particulièrement ciblé les communautés afro-­américaine et hispanique. « Ils font ce qu’aucun autre Etat n’a réussi à faire, se félicite Desmon Lewis, cofondateur de The Bronx Community Foundation, installée dans ce quartier défavorisé de New York. Souvent parce que l’équité sociale s’exprimait uniquement dans les mots, pas dans les faits. »

« Un Noir avait quinze fois plus de chance de se faire arrêter qu’un Blanc, et un Hispanique huit fois plus. Des familles entières ont été brisées. » Tremaine Wright, à la tête du New York State Cannabis Control Board

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Le Monde


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