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En marge du déplacement à Barcelone où il a signé un traité de “coopération et d’amitié” avec l’Espagne au nom de la France, Emmanuel Macron a admis que les composantes de la démocratie n’avaient pas encore fourni de réponse suffisante à la montée de l’extrême droite.

Il nous manque quelques éléments de réponse” face à l’extrême droite, a admis jeudi Emmanuel Macron au cours de son déplacement à Barcelone, qui dit refuser de “transiger” avec les formations “nationalistes” fondées sur “la haine de l’autre“.

“Je ne fais pas partie des gens qui pensent qu’on peut transiger avec l’extrême droite”, mais si elle “monte dans nos pays, nos démocraties en Europe, c’est parce qu’elle arrive à convaincre”, a affirmé le président français, élu puis réélu face à la cheffe de l’extrême droite française Marine Le Pen, qui a obtenu 89 députés aux élections législatives de juin, un record.

On n’arrive pas à rappeler cette histoire et ces spécificités de l’extrême droite” pour qui “c’est l’Etat de droit qu’il faut changer“, a-t-il relevé en marge d’un sommet franco-espagnol, soulignant que “la liberté des journalistes, la liberté universitaire et académique, l’indépendance des magistrats (étaient) menacées” dans les pays où elle parvenait au pouvoir. En outre “l’extrême droite dans son histoire, parfois dans certaines de ses composantes, a un rapport à l’antisémitisme, au racisme, à la xénophobie“, a-t-il rappelé.

Emmanuel Macron a mis en garde contre “une confusion des esprits“, qui “s’installe, par pragmatisme diraient certains, par glissement ou faiblesse, moi je dirais plutôt“, quand “on va accompagner progressivement un mouvement de normalisation de l’extrême droite parce que ça arrange de faire des accords. Moi je crois que ce n’est pas bon“.

Il faut être intraitable dans cette matière mais intraitable en tirant les conséquences pour nous -mêmes (…) en terme d’efficacité politique, de revitalisation du champ politique, démocratique, et républicain. Et donc en revigorant notre capacité à faire, sur le plan national et européen”, a-t-il plaidé.

Face aux “peurs” suscitées par les “transitions“, notamment énergétique, “il nous faut, nous démocrates progressistes (…) savoir apporter des réponses qui permettent de proposer un avenir possible et qui rassurent“, a-t-il énuméré.

Il nous faut retrouver de la capacité à protéger mieux, sur le plan sécuritaire, sur le plan économique, industriel, sans doute les classes populaires et les classes moyennes, a-t-il insisté. “C’est parfois quand nous n’arrivons pas à avoir des résultats suffisamment vite et forts et à convaincre qu’on a nos compatriotes qui se tournent vers l’extrême droite“.

Enfin “nous ne devons pas oublier de défendre la démocratie et l’État de droit” qui restent “fragiles” et ne sont pas “un acquis“, a-t-il conclu.

bfmtv


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