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Le parti d’extrême gauche Podemos a réclamé, cette semaine, de satisfaire les «droits politiques» des immigrés qui ne disposent pas actuellement d’un droit de vote reconnu en Espagne, comme c’est le cas des Marocains. A la Commission constitutionnelle du Congrès espagnol, le parti a qualifié de «justes et urgentes», les mesures visant à «reconnaître les droits politiques aux étrangers ou aux migrants qui vivent» en Espagne et «qui soutiennent l’économie» du pays avec leur travail.

Selon Podemos, «les droits politiques, y compris le droit de vote, sont essentiels pour rompre avec les logiques paternalistes qui ne voient que des victimes migrantes, et non des sujets autonomes et dignes prêts à se lever pour changer leur destin». La formation politique, faisant partie de la coalition gouvernementale en Espagne, a également exigé la régularisation d’un demi-million de migrants en situation irrégulière, écrit OK Diario.

Une demande pour leur rendre «justice» et qui a été jusqu’à présent rejetée par ses partenaires au PSOE, rappelle la même source. En effet, en pleine pandémie de la Covid-19, Podemos a déjà présenté une proposition parlementaire dans laquelle elle appelle à régulariser la situation de tous ceux qui se trouvaient dans une situation irrégulière sur le territoire espagnol jusqu’à la déclaration de l’état d’alerte.

Le débat de cette semaine au sein de ladite commission a révélé la division entre les partenaires de la coalition, puisque le PSOE a bien insisté sur la nécessité d’avoir la réciprocité pour autoriser le vote. La porte-parole de la Commission, Susana Sumelzo a accepté de promouvoir de nouveaux accords, mais  a réclamé, dans le cas du Maroc ou du Venezuela, «une étude préalable de la législation de ces pays».

Pour OK Diario, Podemos, qui cumule des résultats négatifs aux sondages politiques récents, «tente de redynamiser ses attentes électorales dans un terrain de vote convoité : celui de l’immigration».

yabiladi


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